La critique est aisée mais l'Art est difficile

LES DEMEURES D’ETERNITE

 

 

 

LES DEMEURES D’ETERNITE

 

Ce billet sera l’occasion de parler également de la couleur bleue que l’on a cru longtemps, à tord,

 non utilisée sous l’Antiquité.

– 1ére partie :

EGYPTE :

Trois mille ans avant J.C., au début de l’histoire de l’Egypte, bâtisseurs, sculpteurs, orfèvres,

dessinateurs et peintres, éternisaient la silhouette de l’homme, les mille formes de la nature et de la vie,

 en une surabondance d’objets et d’images que cinq millénaires plus tard,

nous ne nous lassons pas d’admirer.

Son milieu géographique semblait prédestiner l’Egypte aux travaux des artisans,

tant était grande sa richesse en matériaux variés.

Les pierres précieuses, à profusion : malachite, turquoise… venaient des mines orientales;

 cornaline, jaspe des territoires de Nubie; le lapis lazulite était le tribut de l’Asie.

Pourquoi cette surabondance de monuments, d’objets, d’images?

C’est la pensée religieuse qui générait la création d’un art.

Statues et bas-reliefs étaient peints, aux franches couleurs de la vie, à partir d’un dessin initial.

La peinture pure (sur enduit sec, la technique de la fresque n’existait pas en Egypte) n’est présente ,

 sous l’Ancien Empire, que dans un très petit nombre d’œuvres :

 « Les Oies de Meïdoum .»

 

 

 

 

Ce chef d’œuvre de la peinture (sur stuc) en Égypte a été obtenu grâce

 aux pigments d’origine minérale ou végétale, dont se sont servi les peintres,

 ils les mélangeaient à du blanc d’œuf et à de l’eau.

des composés à base de cuivre pour : bleu et vert

– de calcaire pour : blanc

– de charbon de bois : noir

La peinture est la dernière étape de la décoration,

 elle est étroitement liée au travail du bas-relief, qu’elle vient compléter.

Lorsque la pierre est de mauvaise qualité, on l’enduit pour obtenir une surface plane,

 qui est parfois gravée, mais le plus souvent peinte.

Les tons bleus, dans la peinture funéraire égyptienne,

sont variés mais servent essentiellement de couleur de fond.

Ils offrent de belles surfaces, évoquant l’eau du Nil.  

 

Pour les égyptiens, comme pour d’autres peuple du Proche et Moyen Orient,

 le bleu est la couleur bénéfique qui éloigne les forces du mal,

 il est tout naturellement associé aux rituels funéraires et à la mort, pour protéger le défunt dans l’au-delà.

Le bleu est aussi la couleur du ciel et en Egypte il est associé au Dieu du ciel AMUN.

Dans le symbolisme du bleu, on peut entrevoir de la profondeur, une gravité solennelle supra-terrestre.

Cette gravité appelle l’idée de la mort : les murs des nécropoles égyptiennes,

 sur lesquels se détachaient en ocre rouge les scènes du jugement des âmes,

étaient généralement recouverts d’un enduit bleu clair.

On dit aussi que les égyptiens considéraient le bleu comme la couleur de la vérité.

La vérité, la mort et les dieux vont ensemble,

c’est pourquoi le bleu céleste est aussi le seuil qui sépare l’homme de l’au-delà.

 

 

 

 

 

LA VALLEE DES ROIS ET LE TRESOR DE TOUTANKHAMON

 

Telle la « caverne d’Ali-Baba », la nouvelle sépulture livra, après d’interminables travaux,

des objets d’une valeur et d’une variété inimaginables, toutes les pièces d’un fabuleux trésor, inviolé.

L’anglais, Carter découvrit un sarcophage en quartzite rose,

 puis un autre anthropoïde et encore un autre similaire où le jeune roi est montré sous les traits d’Osiris,

 en bois doré, incrusté de pâte de verre polychrome, bleu, rouge et vert, composant une sorte de plumage,

le plus bel exemple connu de cette technique particulière appelée : cloisonné égyptien.

Cette technique consistait à insérer des éléments de pâte de verre

 dans des compartiments formés de filament d’or soudés,

 procédé qui requérait une maîtrise et une précision parfaites.

Vous en aurez deux exemples avec « l’œil sacré » et un « pendentif en forme de faucon. »

 

 

 

Le sarcophage intermédiaire en renfermait un troisième, en or massif, ou gisait la momie royale,

 recouverte d’un splendide masque en or.

Son corps, entouré de bandelettes de lin, était protégé par cent quarante amulettes dont :

une partie d’un pectoral en forme d’œil oudjat (c’est à dire qui représente l’œil d’Osiris,

 blessé par Seth et guéri par Thot.

( On trouva également sur la momie un pendentif en forme de faucon, évocation du dieu (Ré-Horakhty).

 

 

 

 

 

 

 

Masque funéraire du jeune pharaon, de face et de dos.

 

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2 Réponses

  1. ᷀…ƤȶᶖҬɛ ᶲ ƑȱᶙῘɳɛ…᷁

    Très interessant ton blog, bonne continuation…

    17 janvier 2007 à 12:42

  2. ghislaine

    et bien ton blog est en or je n\’avais pas vu ton com hier
    là je passe vite fait entre deux clients
    JE BOSSE
    je n\’ai pas le temps de lire je reviendrais
    Bises
    Ghis 

    20 avril 2006 à 14:25

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