La critique est aisée mais l'Art est difficile

LES DEMEURES D’ETERNITE- 5ème partie

 

– 5ème partie LES TOMBES DE LA DYNASTIE DES MOCHICAS

 

Développée sur la côte nord du Pérou, la culture Mochica ou moche se situe,

chronologiquement dans la première période de notre ère, environ 200 à 600.

Cette société semble avoir été fortement hiérarchisée

et la religion a dû contribuer au contrôle économique et social.

Les Moche ont construit plusieurs centres cérémoniels;

l’un des plus renommés, est situé dans la vallée

et se compose des pyramides du soleil et de la lune.

Au XVIème siècle, lorsqu’ils débarquent,

les chroniqueurs qui accompagnent les conquistadores espagnols témoignent

de l’étonnement qu’ils éprouvent devant cette organisation politique et sociale

 ainsi que de cette pensée magique-religieuse,

 complexe et capable de s’opposer au christianisme.

Les dépouilles des empereurs Incas font l’objet d’un culte particulier,

 comme si leur pouvoir se perpétuait au-delà de la mort.

 Terres, palais, offrandes, etc… leurs sont consacrés.

En 1987,

 une équipe d’archéologues a eu la chance d’exhumer une tombe encore intacte,

 appartenant à un notable mochica.

 La tombe de cet illustre défunt se situe dans le secteur central d’une pyramide étagée,

 haute de douze mètres et qui contient des objets d’une rare beauté,

fruit d’un travail d’orfèvrerie très élaboré, et les effets du Seigneur de Sipan,

mort depuis 1600 ans.

La poursuite des fouilles, à l’intérieur de la plate-forme a permis de découvrir

 un ensemble de douze autres tombes de diverses époques.

 Il s’agit certainement d’un mausolée destiné à la plus haute noblesse et à son entourage.

Dans la sépulture d’un prêtre, on mis au jour des parures

 et des ornements étroitement liés à son activité religieuse.

Une tombe dite du « Vieux Seigneur », recelait une miniature en or,

argent et turquoise représentant un souverain Mochica avec ses armes

 et son diadème en forme de hibou, aux ailes déployées.

Dans cette tombe on découvrit également une divinité féline, anthropomorphe,

 en cuivre doré avec des incrustations de coquillages et de turquoise.

Au Mexique, la turquoise, en aztèque : xihuitl, faisait partie des pierres les plus appréciées,

 dont la valeur n’était surpassée que par le jade.

Des turquoises ornaient le diadème des rois ainsi que leur bouclier de parade.

Le Dieu du feu Xiuhtecultli se nommait : le Maître de la turquoise.

La turquoise bleu ciel symbolisait l’unité du feu céleste et du feu terrestre.

 Dans les ouvrages illustrés du Mexique ancien,

 le turquoise et l’eau étaient rendus par un bleu-vert-clair.

Cette turquoise, cet azur, sont dans la pensée Aztèque la couleur du soleil,

qu’ils appelaient : Prince de Turquoise.

Il symbolisait l’incendie, la sécheresse, la famine et la mort.

 Mais cette pierre orne également la robe de la déesse du renouveau.

Lorsqu’un prince Aztèque mourait, on mettait à la place de son cœur,

 une de ces pierres avant de l’incinérer.

 On raconte que seul le roi Aztèque avait le droit de porter la turquoise de son vivant.

Fixée à son nez,, elle était l’insigne de son pouvoir.

La cérémonie de la perforation de la narine a d’ailleurs, semble-t-il, tenue de sacre.

Dans la tombe du Seigneur de Sipan, outre les offrandes votives et les restes du Seigneur,

 presque en poussière, on remarque les emblèmes du commandement, les plus significatifs :

les orejeras d’or et de turquoise et les nargueras (pour les oreilles et le nez).

 

 

 
 
 
 
 
 
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