La critique est aisée mais l'Art est difficile

Histoire des spectacles et Lieux où ils se déroulent dans l’Antiquité AMPHITHEATRE et CIRQUE

 

 

 

Les gladiateurs, chez les Etrusques, auraient remplaçés,
 lors des funérailles de personnages importants, les sacrifices de prisonniers de guerre.
Bien qu’horribles, ces combats ont représentés un progrès puisqu’ils se sont substitués,
à l’origine, aux sacrifices humains.
   
  

 
 
 

 
 
 
C’est entre 300 et 25O av. J.C, que ces combats sanglants,
auraient été introduits à Rome. Dès la fin du second siècle av. J.C, ils deviennent un spectacle.  
Puis ils servent les ambitions des hommes politiques, qui y engloutissent des sommes énormes,
 pour satisfaire un public de plus en plus exigeant. Le spectacle devient de plus en plus grandiose. 
  
 
A l’origine, c’est sur le Forum que se déroulaient les combats,
les spectateurs ne disposaient pas de places assises.
 Au premier siècle av. J.C. furent construits les premiers amphithéatres, en bois démontables.
 

 
 
Le Colisée : 
 
Sa construction commença sous le règne de Vespasien aux alentours de l’an 70
et fut terminée par son fils Titus, en 80.
 Il a été construit sur un site, prés de la Domus Auréa, palais de Néron.
 
 
 
 
 
 
 
Il pouvait acceuillir de 45 000 à 50 000 spectateurs.
De forme elliptique, sa circonférence est de 527 m pour 188 m de long et 156 m de large.
 De nos jours, les quatre étages culminent à 48,5 m.
 L’arène mesure 86 m x 54 m. L’édifice est constitué de blocs de travertin,
 liés par des crampons métalliques. Le Colisée présente les différents ordres architecturaux antiques :
 dorique, ionique et corinthien sur ses trois étages d’arcades.
Il pouvait recevoir des jeux spectaculaires, comme les "venationes", combats entre animaux,
 et des "munera", combats de gladiateurs.
On pouvait y organiser des "naumachies", combats navals, car l’arène,
 composée d’un plancher de bois, recouvert de sable, était située au-dessus d’une vaste machinerie,
pouvant inonder l’ensemble.
 
 

       
 
 
L’empereur Titus, lors de l’inauguration  donna des jeux qui durèrent 100 jours,
 2000 gladiateurs y moururent, ainsi que 9 000 animaux.
 
La conception ingénieuse du Colisée inspira de nombreux architectes
pour la construction de salles de spectacle ou de stade.
  
 
 

 

 

 

   
– 1er niveau, le "podium": réservé aux sénateurs romains ou se trouvait aussi la loge impériale.
– 2éme niveau, le "moenianum primum", réservé aux aristocrates qui ne faisaient pas partie du Sénat.
– 3éme niveau, le "moenianum secundum " se divisaient en trois sections.
Dans la partie inférieure, le "immum" se trouvaient les riches citoyens,
alors que les pauvres avaient la partie supérieure le "summum".
 
 
Domitien fit ajouter une nouvelle section le "maenianum secundum in lignis",
faite d’une structure en bois, situé tout en haut du bâtiment.
 Elle était destinée aux femmes de basse classe et l’on y trouvait que des places debout.
 
Le velum, toile mobile,protège les spectateurs.
 
   
 
Les gladiateurs: 
 
 pour la grande majorité,  sont recrutés parmi les prisonniers de guerre, les criminels, esclaves…,
 ils sont formés dans des écoles spéciales :
 les casernes, et  ont beaucoup de succès auprès de la gente féminine romaine.
 
"A une extrémité du grand axe s’ouvre une porte par laquelle entrent les gladiateurs,
au cours d’un défilé pompeux qui précède le combat, à l’opposé la porte Libitinaire,
 par laquelle on évacue les morts (la déesse Libitina préside aux funérailles).
Les ouvertures, d’où sortent les fauves, le plus souvent en hésitant
parce que le passage brusque de l’ombre à la lumière, l’espace,
 les rumeurs de la foule les effraient (dans ce cas des employés les poussent dehors
 avec des torches allumées), les dispositifs ingénieux qui protègent le public et le personnel
(par exemple celui-ci trouve refuge dans de petites cabanes quand les fauves se retournent contre lui,
 comme dans les corridas), font partie des aménagements visibles.
Ce que le public ne voit pas, ce sont les installations intérieures, en particulier,
 les souterrains où on parque, dans des cages dont on s’est servi pour les transporter,
les bêtes avant le spectacle. Des monte-charge les amèneront au niveau de l’arène
dans des loges ouvrant sur celle-ci."
 
 

 
 
Le Cirque :
 
 
 

 

                                     Circus Maximus
 
 
désigne l’espace construit dans lequel se déroulent les jeux dits du cirque.
Le plus important cirque de Rome est le "Circus Maximus".
 

 
 
Avant le spectacle, une procession, sous la conduite du préteur,
 part du champ de Mars et traverse la ville, on sacrifie des boeufs,
le spectacle dure une journée entière.
 
Selon les Anciens, le cirque était l’endroit consacré à la divinité, le cirque est à l’image du ciel.
"Les douzes portes d’où s’élancent les chars, représentent les douze mois
et les douze constellations que traverse dans sa course l’astre aux rayons d’or".
 
Dés l’Empire, les jeux du cirque où se déroulaient les courses de chars,
eurent la préférence des foules et déchainaient des passions.
"Déjà la victoire ou la défaite de tel ou tel cocher appartenant à telle ou telle faction,
prenait des proportions de triomphe national ou de catastrophe publique. 
 
 

 

 

 
 

 
 
 
Les cochers, recrutés principalement parmi les esclaves étaient des vedettes bien payées et adulées,
 ils espéraient de leur succés, l’affranchissement. Ils n’étaient pas contrairement et malgré leur origine,
 frappés d’infamie, comme les acteurs et les gladiateurs.
Les vainqueurs étaient récompensés par des palmes et des couronnes honorifiques
et d’importantes sommes d’argent.
Certains empereurs comme Néron, Caligula
ou Caracalla ne dédaignaient pas de participer comme auriges (cocher) à des courses de chars.  
 
 

 

 
 
Le Circus Maximus :
 
mesurait 670 m de long sur 215 m de large et pouvait contenir plus de 380 000 spectateurs.  
       
 

 
 
Sous l’Empire, il existait quatre factions principales, les blancs, les bleus,
 les verts et les rouges.Chaque classe sociale avait adopté une couleur,
le peuple était pour les verts, le Sénat et l’aristocratie plutôt pour les bleus.
 Mais l’on vit des empereurs, comme Néron soutenir les verts.
 
Suétone évoque l’engouement de Néron pour le cirque
"pour les chevaux il eut dès son plus jeune âge,
 une passion particuliièrement vive, et la plupart de ses conversations roulaient,
 quoiqu’on le lui défendit, sur les jeux du cirque;
un jour il s’apitoyait au milieu de ses condisciples sur un cocher
du parti vert traîné par ses chevaux…"
 
 

 

                           Mosaique représentant un quadrige.
  
 
 
Virgile, dans l’Enéide écrit :
 
"Les chevaux ne sont pas plus rapides accouplés dans la course des chars,
quand ils se précipitent hors des loges et qu’ils dévorent l’espace,
ni les cochers plus ardents quand, leurs attelages lancés,
ils secouent les rênes flottantes et se penchent tout le corps en avant pour les fouetter.
Les applaudissements, les cris des spectateurs,
 les voeux des partis enthousiastes se répercutent dans toute l’arène, roulent …"
 
 
 

 
 
 Déroulement de la course :
 
 
elle comprend sept tours (environ 7kms1/2),
en l’honneur des septs jours de la semaine et des septs planétes (connues à l’époque).
 A chaque tour, on ôte un des sept oeufs placés sur la spina
(petit mur qui sépare en deux parties le cirque, sur toute sa longueur),
 pour en faciliter la compréhension.
Dés que le magistrat chargé de présider les jeux  donne le signal,
 en jetant d’un balcon, la "mappa", une écharpe blanche, les chars s’élancent pour sept tours.
Pour remporter la palme, chaque aurige s’efforce de serrer au plus près, l’intérieur du parcours,
 mais il risque de heurter les bornes de la spina.
 Le dernier oeuf enlevé, le dernier tour donne lieu à une âpre rivalité
 et c’est alors que les passions se déchaînent pour soutenir les factions.
Les "naufrages", accidents, sont nombreux et généralement la chute d’un cocher en entraîne d’autres. 
 
 

 
 
 
 

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2 Réponses

  1. Otangerac

    j\’ai fait en fer de recuperation un char romain soi fiere quar grace a tes desin il es sur mon espace un clic sur mes sculptures merci comme qui l\’inspiration tapartient merci

    21 mai 2006 à 07:34

  2. JM.V

    Merci beaucoup pour ces quelques lignes, tu peux prendre toutes les images que tu veux, elles appartiennent à tous le monde.
     
    Si je trouve ton image, je te le ferai savoir au plus vite, bon week-end, très pluvieux pour un mois de mai.

    20 mai 2006 à 16:33

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