La critique est aisée mais l'Art est difficile

Un musée orignal à Spa, celui de la lessive. La machine à laver le linge

 
 

 

 

 

 
MUSEE DE LA LESSIVE A SPA
 
 
 
 
 
 
 
 De tout temps, Spa a été une ville d’eaux très prisée.
 Beaucoup de femmes spadoises ont ainsi pu gagner leur vie en faisant la lessive pour les hôtels et les " curistes " en villégiature à Spa. 

 


 

 

 Les étapes de la lessive du " lundi " vers 1940.
 
 
" Le gamin a allumé le feu,nous allons pouvoir cuire le linge,
 pourvu qu’il fasse beau  que nous puissions mettre sécher le linge sur le pré". 
 
 
 
 
 
 

 Un moment privilégié (sauf en hiver !) :
on retrouve les voisines au lavoir public ou au bord du ruisseau. 
 
 
Alors chère voisine, rien de neuf ? 

 
 C’est avec des charrettes ou des brouettes en bois,

 que le linge était reporté au client.

" Quelle chance, aujourd’hui, mon mari m’a même aidée pour reporter le linge ". 

 

  

  "va et vient "

 Mais pourquoi donc fallait-il être deux pour l’actionner ?

 Tu crois que c’était facile, une fois que le tonneau était rempli d’eau et de linge ? "

 
 Pendant que nos lavandières frottaient,
 
les artisans avaient le temps d’imaginer
 
des mécanismes pour leur faciliter la tâche.
 
" Un mécanisme vraiment original ".

 

  
 
 " Qu’est-ce qu’on attend pour inventer le moteur électrique ?

 Il suffira d’y mettre une courroie et le tour sera joué ! Vive les loisirs ! "
 
 
 
  
" Oui, mais les moteurs sont chers, un même moteur pour plusieurs machines : voilà la solution ". 

 

 
 
 
  Faire la lessive, c’est du sérieux ! 
 

 Une machine unique et spadoise :
 
 " Entre sa voiture et sa machine à hacher le tabac,
 monsieur Remacle, horloger spadois,
a même trouvé le temps de penser à sa femme en construisant cette machine". 

 

 

 Vous avez dit, roue de vélo ?

C’est peut-être même celle d’une voiture.
 
(N’oublions pas qu’en 1910 les voitures avaient encore des roues à rayons !).
 
 C’est ce que l’on appellerait aujourd’hui du " recyclage ". 
 
 
 
 La buanderie du " vieux jeune homme ".
 
 Merci, André, de nous avoir si précieusement décrit et reconstitué ta buanderie.
 
 
 
  pinces à linge
 
" Dans le temps, il n’y avait pas encore la télé.
Alors les soirs d’hiver, au coin du feu, avec mon vieux canif,
je taillais des pinces à linge pour ma femme. "
 
 
 
 
 Des fers à repasser, en veux-tu en voilà !
 
 
 
 
 
 Dernièrement, un collectionneur a offert au musée de la lessive à Spa,
l’un de ses trois derniers " fers à repasser au gaz " Et les autres ? Ils ont explosé. 
 
 
 
 
 L’atelier de repassage des soeurs Sorté.
 
Ces lavandières spadoises ont fait de la lessive une " raison de vivre ".
 
 Certains " villégiateurs"
 
" étaient tellement contents de leur travail, qu’une fois rentrés chez eux,
 ils n’hésitaient pas à expédier leur linge jusqu’à Spa par chemin de fer."
  
 
Il n’y a pas si longtemps, repasser s’apprenait encore à l’école.

 
Alors que monsieur s’attarde plutôt sur un mécanisme ingénieux,
 
madame s’écrie :
 
" Oh, qu’il est beau votre linge ancien".
 
 Si l’expérience vous tente : 
 prenez un linge ancien et lavez-le avec une machine moderne.
Ensuite, prenez un linge identique et lavez-le à l’ancienne sans oublier
de le faire blanchir au pré .
 Vous verrez quelle méthode " lave plus blanc ". Vous serez surprise ! 

 L’ancêtre de la calandre électrique.
 Deux rouleaux en bois,

 une grande vis et un ressort

 pour permettre de régler l’écart entre les rouleaux selon l’épaisseur du linge.
 
 
 
  
 Une culotte fendue. Pourquoi faire ?
 
 
 
Demandez à la boteresse (femme qui porte la hotte),

 

 


elle se fera un plaisir de vous répondre : 


 " Dis-m’fi ! Je passe dix heures par jour à porter cette hotte sur mon dos.

Tu ne crois quand même pas que chaque fois que j’ai un besoin,
 je vais enlever mon panier et tirer tous mes jupons et culotte ? ". 
 
 

 

 
De tous temps, l’entretien du linge a été confié aux femmes.
 Ce sont elles qui durent, par leur travail, atteindre les objectifs de blancheur
 et de propreté fixés en particulier
 par un XIXème siècle qui découvrait la notion d’hygiène.
 Tâche extérieure et éreintante, symbolisée par l’utilisation du battoir,
la lessive fut aussi un moment de liberté et de sociabilité pour des femmes
 souvent confinées entre les murs de la demeure familiale.
Les années allaient rendre cette activité plus facile, mais aussi plus individuelle.
 A travers l’évolution de la lessive depuis cette époque,
 nous assistons aux transformations technologiques, économiques et sociales du pays,
 observées du lavoir, de la buanderie ou de la cusine…
 
 
 
La lessive à la cendre
 
 au XIXème siècle, la "grande lessive" était un événement.
 En effet, devant la pénibilité de la tâche,
 elle n’était pratiquée qu’une ou deux fois par an et durait plusieurs jours.
Lors des "grandes buées",
 La quantité de pièces à laver était énorme.
 
 

Les premières opérations se déroulaient dans la maison.

 
 Le tri permettait de séparer le linge blanc des lainages et du linge fin
qui n’étaient pas lavés dans la même lessive.Ensuite, venait l’essangeage.
 Le linge était dégraissé à l’eau froide avec du savon et une brosse.

Le lendemain, se déroulait le coulage, dans un grand cuvier.
 
 
 
 

 
Le troisième jour,

 les paniers à linge étaient transportés au bord de la rivière ou au lavoir,

pour la dernière opération de lavage.
 Venaient ensuite le rinçage à l’eau claire, puis le séchage,
à l’extérieur ou dans la buanderie.
 
 

Le développement des buanderies

 
 

 
Au début du XXème siècle,
 des nouveautés entraînèrent la disparition de la technique ancestrale
 de la lessive à la cendre. L’apparition de citernes près des maisons permit
 le développement de buanderies équipées d’un fourneau et
 
 
 
 
 
surtout de lessiveuses remplacant l’encombrant cuvier.
 Le travail fut désormais moins physique et plus rapide. Il devint aussi solitaire.
 
 
 
 
fourneau
 
 
 
 
 
Dans la cuisine
 
Après la première guerre mondiale,
 la démocratisation de certains progrès techniques profite aux femmes.
 Ainsi, l’arrivée de l’eau courante et de l’électricité dans les foyers
 rend possible l’apparition  de nouveaux appareils qui vont
 les "libérer" de certaines tâches ménagères.
 
 
 
cuisine dans les années 30
 
 
 
Dans l’Antiquité le linge était lavé en le foulant, comme le raisin.
 Au Moyen-Age on faisait une lessive par an. 
Puis elle se fit deux ou trois fois par an.
 
 
 
 
 
DE NOS JOURS
 
 Après des siècles de lavage à la rivière ou au lavoir,
 
(ils existent de très rares villages où le lavoir fonctionne toujours.
 Comme autrefois les laveuses ont leur petite attitrée
(attention à celle qui s’installerait à la place d’une autre).
 
 on voit apparaître au début du XIXe siècle la baratte à linge en bois,
 
 
 
 puis vers 1870 les lessiveuses à champignon en tôle galvanisée.
 
 Avec les années 1930 de nouvelles machines à laver le linge apparaissent,
 fruit de la mécanisation, fille de l’industrie lourde.
Les réticences françaises face à l’arrivée des « belles Américaines »
 en raison d’une culture du linge très forte, retardent les évolutions techniques. 
 Il faut réellement attendre les années 1960 pour connaître en France
 le premier lave-linge semi-automatique largement plébiscité par la génération 68.
Les années 1980-90 voient le développement des ordinateurs à laver…
 Et aujourd’hui  on élabore des lave-linge sans lessive à ultrasons,
 et on rêve de textiles autolavants?
 
 Le lave-linge est certainement la machine la plus banale
 de notre arsenal d’appareils électroménagers:
plus de 95% des foyers en sont équipés.
 Faire sa lessive est aujourd’hui un geste facile qui revient aussi bien
 aux hommes qu’aux femmes.
 
 Chaque famille utilise 35 000 litres d’eau par an pour laver son linge.
 Aussi longtemps que laver, entretenir le linge n’a été qu’une tâche pénible,
 en tout cas peu valorisante, on ne s’est guère penché sur ce sujet.
 
 
 Mais aujourd’hui que nous devenons sans mère Denis?
 
 

“ C’est ben vrai, ça ! ”


La publicité a créé de toutes pièces la fameuse “ mère Denis ”,

cette lavandière (de son vrai nom Jeanne Le Calvé)

qui fit les beaux jours d’une marque de machine à laver,

avec sa bonne tête de grand-mère et son accent rocailleux du terroir.

 Une mère au sens d’autrefois : bonne femme active, fripée mais solide,

 aux bras musclés qui en auraient remontré à beaucoup d’hommes,

 une forte femme qui tenait sa maisonnée comme elle tenait

 son battoir au lavoir : solidement !

 
 laver notre linge sale ou presque propre en famille.
 
 il arrive que l’on ne trouve pas indigne de penser,
observer le pourquoi et surtout le comment d’une telle tâche,
 en y découvrant des aspects psychologiques, sociaux et même sociologiques…
 Trier, laver, essorer, sécher
 
  Bref laver son linge sale est certes une affaire de famille.
 
 
 
 
Le linge, c’est aussi et surtout une charge culturelle.


Quand on parle de  linge sale ,

 
 on pense tout de suite au sketch de Coluche sur le nouvel Omo,

 celui qui lave encore plus blanc que blanc :

 

   

 « J’avais l’ancien Omo, celui qui lave blanc, mais maintenant j’ai le nouvel Omo,

 qui lave encore plus blanc. Le seul problème, c’est qu’avec ce genre de lessive,

on n’ose pas  se changer parce qu’on a peur que cela devienne transparent »…

A travers l’histoire du lavage moderne, on décrypte la manière dont

les publicitaires se sont approprié les notions du Beau et du Propre.

C’est une réalité, les publicités sont le reflet de nos attentes,

 nos mythes, nos  peurs…

 Néanmoins trente ans se sont écoulés depuis le sketch de Coluche,

aujourd’hui, on ajoute des agents qui donnent une certaine clarté à la blancheur

du linge et on sait surtout laver mieux.

« Quelle avancée industrielle peut revendiquer avoir autant touché à la fois

 le bien être et la santé publique,

 l’économie mondiale et l’environnement si ce n’est

cette tâche du lavage du linge ?"

   

 
La lessive est une affaire simple, rapide,

 peu polluante et à la portée de toutes les bourses.

 Elle reste cependant très mal connue, pire, très dénigrée !

 Elle est pourtant l’un des domaines les plus exemplaires de réussite industrielle

 des enjeux planétaires de Développement Durable.

Mais les innovations du lavage touchent aussi les textiles.

Depuis une centaine d’années,  les tissus et leurs entretiens ont fortement évolué.

 En effet, composés exclusivement de fibres naturelles il y a cent ans,

les tissus sont maintenant réalisés à partir de microfibres synthétiques. 

L’histoire de la possession et de ses significations varient dans le temps,

ce qui se traduit dans l’usage que les hommes font du linge

et reflète la façon dont ils le produisent.

Sa conquête par tous témoigne d’une lente transformation

des modes de production et de consommation vers le bien-être.

 D’abord considéré comme un signe de richesse que l’on s’efforce de faire durer

 le plus longtemps possible  afin de le transmettre,

 le linge progressivement acquiert le statut de

 bien d’usage que l’on renouvelle rapidement.

 

Le respect du linge parce que rare, beau, cher et donnant de la peine à coudre,

 broder, conserver en son plus bel état disparaît avec la facilité de lavage.

 La fréquence de suppression de repassage et le côté bon marché et

éventuellement possiblement jetable du linge interviennent là encore.
 

 

d’Harmony à toutes les mamies et

 kikou de Nicole à sa Nénain et sa Yaya, mamans de 7 enfants

 et quI jamais n’ont connu la machine à laver le linge.

 Je vous aime pour toujours.
 

 

 
 
 
 
 
 
  

   

   
   
 
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5 Réponses

  1. Sibille

    La maison de ma grand mère est actuellement en vente. Une machine a laver très ancienne avec laquelle elle a toujours fais sa lessive une fois par semaine, avec moteur électrique, est a votre disposition. En voyant votre site, je pense qu’elle y a toute sa place. En maison de retraite agée de 93 ans, elle pourra vous donner les détails de sa vie d’épouse de mineur et ses lessives du lundi. Cela me ferait très plaisir de savoir cette machine a laver chez vous. Cordialement. Philippe

    15 mai 2016 à 14:38

  2. Anita

    bonsoir, par hasard je suis passée sur votre blog….. très joli et instructif, je vous souhaite une bonne semaine, peut être en vacances ?

    La guerre des bisous a commencé, tu es touché(e) !!!!!!A ton tour de toucher tes ami(e)s !Tout ce que tu dois faire pour continuer cette guerrec\’est transmettre ces bisous à un max de personnes …_______________ZZZZZZZZ______________ZZZZZZZZZZZZ_______ZZZZ__ZZZZZZZZZZZZZZZZ______ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ_____ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ____ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ___ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ__ZZ___ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ_____ZZZZZ__ZZZZZZZZZZZZZZ__________ZZZZZZZZZZ_ZZZZZZZZZZZZZ_________ZZZZZZZZZZZZZ_ZZZZZZZZZZZZ_________ZZZZZZZZZZZZZZ_ZZZZZZZZZZZ_________ZZZZZZZZZZZZZZ_ZZZZZZZZZ_________ZZZZZZZZZZZZZZZ_ZZZZZZ___ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ___ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ___ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ__ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ_ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ__ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ___ZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZZ_______ZZZZZZZZZZZZZZZZ
     

    14 juillet 2007 à 18:50

  3. Martin

    KIKOU NICOLE!!!
     
    À TA DEMANDE SUR UN MAIL,JE SUIS LÀ(HIHI)!!!
    DISONS QUE JE NE FAIS PRATIQUEMENT PLUS DE VISITE À L\’EXCEPTION DES DEMANDES(HIHI)MAIS JE VAIS RECOMMENCER TRÈS BIENTÔT(HIHI)…
    CELA NOUS RAMÈNE ASSEZ LOIN MERCI(HIHI),MAGNIFIQUE TON BILLET MA CHÈRE AMIE…NE LÂCHE-PAS,TU AS UN MERVEILLEUX BLOG…
    GROS BISOUS…
    TON AMI MARTIN XOX

    9 mai 2007 à 09:45

  4. ghis

    coucou harmony suis passée booster , et te laisser un com ton  billet est très beau ma grand mère m\’avait fait voire un battoir pour le linge , elle habiter la savoie et elle m\’expliquer qu\’elle laver le linge dans le lavoir j\’étais toute petite mais l\’eau était si claire !!! sa m\’as rappelais toute les histoires quelle me raconter !!! bravo !! gros bisous à plus ghis!++++++

    8 mai 2007 à 20:18

  5. tony

    salut harmony
    tu a bien fais de faire un petit clic tu peut encore en faire des clic pas de probleme
     avec une bloggeuse comme toi
    ses un honneur pour moi
    ton blog et tellement lucratif
     tu et a toi seul une vrai chaine despoir
     et nous on te suit
    pour tes combats si tu a besoin dun petit coup de pousse
    compte sur moi  pour signer ou pour autres
    jai aprit pas mal sur la lessive et les calcons de nos grand mere
    aller bonne fin de journee a toi
    et
    encore un tres grand merci pour tout ce que tu fais bisou
    tony

    8 mai 2007 à 18:53

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