La critique est aisée mais l'Art est difficile

Jardin d’Amour

 

 

 

 

JARDIN D’ AMOUR

 

Une installation de Yinka Shonibare  

  

Né en Angleterre en 1962 

 

 

Exposition au musée du quai Branly, du 3 avril au 15 juillet 2007

   

Dans quelle catégorie classer ce "doux dingue"?

 Expression que j’emploie "affectueusement" pour qualifier une personne 

que j’apprécie et qui, par un petit brin de "folie",

ne rentre pas dans le sacro saint carcan de la "normalité". 

Je dois avoir une cinquantaine de billets qui attendent, pour certains,

depuis des mois,

 mais je n’arrive pas a me détacher de mes recherches pour celui ci.

 Je crois que cet artiste ne peut laisser indifférent,

on déteste ou on adore et vous avez compris quelle est mon opinion." 

 

 

Né en Angleterre en 1962, Yinka Shonibare a été élevé au Nigeria. Il a étudié au Goldsmith College à Londres.

Il vit et travaille à Londres. Il pratique aussi bien la sculpture,

 la peinture et la photographie qu’il réalise des installations.

Dans son œuvre pleine d’humour,

il mélange les genres dans le but d’apporter

 un questionnement autour des relations sociales et raciales.

 

Des photographies ont été présentées ans le métro londonien en 1998,

 il a reconstitué des tableaux de salons Anglais du 18ème siècle directement inspirés

 

 

 des oeuvres de Hogarth.

Les tableaux de Hogarth sont des peintures de genre qui présentent des « conversation pieces ».

On tient conversation dans ces salons : le tableau est comme une pièce de théâtre.

 

 

 Shonibate fait poser ses modèles dans un tel décor.

Mais quand chez Hogarth le domestique est noir et l’ensemble des maîtres et invités est blanc,

Shonibare dans ses photos se met lui-même en scène dans le rôle du maître de maison,

 alors que les domestiques sont blancs.

 

   

Victorian Philanthropist’s Parlour, 1996 – 1997
(Le salon du philanthrope victorien)
Installation technique mixte
Dimensions variables
Collection Eileen Harris Norton et Peter Norton, Santa Monica, Californie

Yinka Shonibare reproduit, ici, à l’identique, un salon de l’époque victorienne.

 Seuls les tissus recouvrant murs et mobiliers font référence à l’identité africaine de cet artiste

 Anglais d’origine nigériane.

 Ce tissu « wax », dont les motifs imprimés sont des footballeurs noirs,

 est lui-même remis en question dans son authenticité.

 Car il est le produit des colons européens qui l’ont introduit sur le marché africain au 18e siècle.

Jouant des symboles prétendument identitaires,

 l’artiste met en valeur le métissage des cultures et rappelle

 la réalité coloniale

sur laquelle s’est construite la bourgeoisie anglaise.

 

 

 "Lady on Unicycle", 2005

 

  Présentation de l’installation 

    

 

 
 

La création présente trois groupes de figures de taille humaine, mannequins sans tête,

 habillés à la mode du XVIIIe siècle français mais avec des tissus "wax"

 chers aux Africains d’aujourd’hui.

 

  

 Cette compagnie galante s’égaille dans un décor de jardins –

 labyrinthe, frondaisons, fontaines et bosquets

– où le public surprendra débats et ébats amoureux.

 Shonibare perçoit son installation comme un lieu de divertissement

 sur fond de drame :

cette joie de vivre se fonde sur les revenus des "terres lointaines",

en particulier grâce à l’esclavage,

 et elle aboutira à la Révolution et à ses décapitations…

 

 

"Tableau vivant" 

Jardin d’amour s’inspire des jardins à la française et convie le public à

 s’engager dans un surprenant voyage

au cours duquel il rencontrera des couples d’amants inspirés de peintures réalisées

 

"Les heureux hasards de l’escarpolette" 

 par Fragonard pour Madame du Barry,

 dans une ambiance plaisante, ludique et onirique.

 

The Swing, 2001,
 
les mises en scène empruntées aux tableaux de Fragonard
sont présentées dans un labyrinthe.
 

 

L’amant couronné, La poursuite et Les lettres d’amour

 donnent une trame pour réunir deux univers apparemment séparés.

Le premier appartenant à la culture européenne (le marivaudage des Lumières)

et le second est celui de l’esclavage

 utilisation du tissu Wax produit de l’industrie occidentale et vendu dans toute l’Afrique).

La société aristocratique qui se présente sous la forme de mannequins à la tête coupée

va connaître une partie de son essor économique avec l’esclavage

et les produits de terres lointaines.

 L’artiste pointe les contradictions de sociétés étroitement mêlées qui rêvent de liberté

 et de jouissance selon les clichés que nous avons tendance à généraliser

lorsqu’il s’agit des Lumières. Mais ces mêmes Lumières ont inventé le concept du mal.

 Entre Sade, Rousseau et Fragonard,

Shonibare se sert-il des généralités appliquées à cette période pour pointer

la complexité de cette même époque?

Ou est-ce qu’il veut simplement dénoncer le colonialisme

 qui cherche à maîtriser la nature par l’art des jardins

comme il a tenté de civiliser “le bon sauvage”? Adeline BESSON

 

Le trouble vient du fait que les personnages sont vêtus de costumes aristocratiques d’époque,

 réalisés dans des tissus africains très colorés.

 Les figures sont décapitées (en référence à la Révolution française)

apportant ainsi une note d’ironie et de critique sociale.

 D’un point de vue conceptuel, cette installation établit un lien entre, d’un côté,

 l’opulence et la liberté d’esprit de l’aristocratie française d’alors et, de l’autre,

la traite qui donna les moyens de cette grandeur.

 Cette œuvre montre en effet que le loisir, la richesse,

 le plaisir et l’excès sont intrinsèquement liés à l’exploitation et au travail.

 Les textes d’Erik de Jong et Françoise Vergès

 donnent un contrepoint historique à cette installation.

 
 Avec cette création, Yinka Shonibare, MBE poursuit sa réflexion sur l’identité et l’histoire
 
 mêlant de façon indissociable ses deux cultures d’appartenance. 
 
L’anachronisme est d’autant plus troublant qu’il s’avère immuable. Yinka Shonibare,
 
 MBE le manipule avec esprit, sans agressivité, mais son œuvre a, insidieusement,
 
 la violence d’un froid réquisitoire. Yinka Shonibar est, qu’il le veuille ou non, ici et là-bas ;
 
 il a connu l’aisance de la haute société yorouba, et aussi la souffrance physique,
 
 et la difficulté de s’affirmer comme artiste britannique et international tout en étant noir,
 
 c’est-à-dire, pour les blancs, irrémédiablement autre,
 
Le voici paradoxalement mais réellement MBE !
 
 L’artiste a reçu récemment une haute distinction britannique et a rajouté à son nom
le sigle MBE ( Member of British Empire),
 une nouvelle manière de pointer les contradictions de l’Histoire.
 
 
 
Boy and Girl, représente le mélange Afrique et Angleterre
 
Irrémédiablement ? Le monde change, en effet,
 
 qui s’uniformise tout en recherchant ses sources vives.
 
 Les mannes de la richesse intellectuelle et financière ne sont plus seulement d’un seul bord.
 
 
 
 
 
 
 

Les Trois Graces : Helene, Olivia, Lucia 

 
 
 
 
 
"I due dandies Hendrik Christian Andersen e Henry James"  
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bird cage 
 
 
 
 
"Odile et Odette" 2005 
 
 
 
 
"Gay Victorian" 
 
 
 
 
 
 
L’atelier de Shonibare 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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4 Réponses

  1. tony

    BONJOURS
    NICOLE
     JE PASSE AVEC PAS MAL DE RETARD CHER TOI
     JE SAIT QUE TU ET PASSER CHER MOI
    ET QUE TU NE PEU
    DEPOSER DE COM GRRR
     ALORS JE VAIS SUPRIMER CE BLOG JENS AI REFAIS UN AUTRES ET JAIMERAIS TAND QUE TU PASSE  MEFAIRE UN PTIT COUCOU
    ENFIN DE NE PAS OUBLIER MA PETITE FAMILLE DE LA BLOGGOFERE
     VOICI LE LIENS
    langedelarcenciel@hotmail.fr
    BISOUS
    TONY

    6 octobre 2007 à 14:30

  2. ghis

    coucou harmony je viens de visiter les jardins d\’amour c\’est très beau mais ce qui me frappe c\’est le manques de têtes sur ces oeuvres ,,?? MA QUESTION est peut être bête mais sa fait drôle , sa évoque beaucoup de souffrance !! je ne savais pas pour le net mais maintenant que tu me l\’écris … quand reviendras tu,, dit au moins le sait tu ?? (sa te rappelle sûrement une chanson … ) pour jean Claude Brialy il as rejoint tous ces monstres sacrés du cinéma !! il y as sa place super beau billet moi je n\’est pas eu le temps d\’en faire un , mon h c\’est inscrit au jeu de poker en ligne (merci à ma soeur de lui avoir fais voir !! heureusement pas de l\’argent réel !!) et mon ados et sont forum! enfin bref j\’ais du mal à faire mes coms et je privilégie le peu de billet que j\’arrive à faire !! gros bisous et merci pour kaina salut douce harmony des coeurs à +++ghis!!!!!

    31 mai 2007 à 15:20

  3. Frederique

    bonjour harmony je te souhaite de passer uen bonne journee et espere que ta semaine se deroule bien gros bisous a demain illyria http://www.hiboox.com/image.php?img=byywimdw.gif

    31 mai 2007 à 08:21

  4. christian

    Coucou,je passe voir comment tu va et j\’espere que tu va bien,moi bas en ce moment je suis vraiment trop occupé toute la journée  toute la semaine (sauf le week end quoi que defois…)  =)
    Donc désolé si je passe pas trop souvent en ce moment et que je laisse pas beaucoup de message. =(
    Bas je te souhaite une trés bonne soirée et puis a bientot.
    Bye   CRICRI

    30 mai 2007 à 18:21

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