La critique est aisée mais l'Art est difficile

Molière

 
 
 
 
 

Jean-Baptiste Poquelin

 dit Molière

 

 

par Nicolas Mignard 

 

Auteur et un acteur français de théâtre du XVIIe siècle,

 baptisé le 15 janvier 1622 (date de naissance indéterminée)

 mort le 17 février 1673.

Considéré comme le « patron » de la Comédie-Française.

 

 

 

 

 Il en est toujours l’auteur le plus joué.

 Impitoyable pour le pédantisme des faux savants, le mensonge des médecins ignorants,

 la prétention des bourgeois enrichis, Molière aime la jeunesse qu’il veut libérer

des contraintes absurdes.

 Très loin des rigueurs de la dévotion ou de l’ascétisme, son rôle de moraliste s’arrête là où il l’a défini :

« Je ne sais s’il n’est pas mieux de travailler à rectifier et à adoucir les passions des hommes

 que de vouloir les retrancher entièrement »,

et son but a d’abord été de

« faire rire les honnêtes gens ».

 Il fait donc sienne cette devise qui apparaît sur les tréteaux italiens

dès les années 1620 en France, au sujet de la comédie :

Castigat ridendo mores = Elle corrige les mœurs par le rire.

 

    

 

La jeunesse de Molière

 

 

Fils d’un tapissier établi sur Saint-Honoré, à Paris, Jean-Baptiste Poquelin est baptisé

vraisemblablement le même jour ou la veille de sa naissance.

Son grand-père l’emmène souvent voir des représentations théâtrales,

éveillant en lui le goût pour la comédie.

 Sa mère meurt en 1632, alors qu’il n’a que dix ans.

   L’année suivante, il entre au collège de Clermont.

 Selon certaines sources,

 il aurait eu pour condisciple le prince de Conti, qui deviendra l’un de ses protecteur.

Il étudie probablement le droit. 

 

  

En 1637, il prête serment de tapissier royal, reprenant la charge de son père.

On ne sait pas si il l’exerca ou non,

car à cette époque il fait la connaissance d’une famille de comédiens,

 les Béjart.

 Il fonde avec eux, en 1643

l’Illustre Théâtre

 qui ouvrira au jeu de Paume des Métiers, en 1644. 

 

 

Des débuts difficiles 

 

Peint en Horace par Nicolas Mignard 

 

  

L’Illustre Théâtre a pour directrice Madeleine Béjart,

dont Molière s’éprend.

En 1644, Jean-Baptiste lui succède sous le pseudonyme de

« Molière ».

 Sur le choix de ce nom de scène, Grimarest, son premier biographe, écrit :

 « jamais il n’en a voulu dire la raison, même à ses meilleurs amis ».

 

  Sgnanarelle 

 

Les débuts de l’Illustre Théâtre sont désastreux. Après plusieurs échecs,

les dettes s’accumulent et au printemps 1645, la troupe l’Illustre-Théâtre fait faillite.

 Molière est emprisonné au Châtelet pour dettes pendant quelques jours.

 Il quitte Paris et devient comédien de province avec Madeleine Béjart pendant onze ans.

 Entre janvier 1646 et mars 1657, il joue à Nantes, Albi, Toulouse,

 Carcassonne, Poitiers, Vienne, Narbonne, Agen, Pézenas

 Lorsque le Prince de Conti cesse de la soutenir et lui devient même hostile,

 la troupe va à Rouen puis à Paris en 1658.

 

 

 

De 1645 à 1659, Molière se forme au métier d’acteur et de dramaturge :

il écrit des canevas de farces ainsi que deux premières comédies :

 L’Étourdi (1655) et Le Dépit amoureux (1656) mettant en scène le personnage de Mascarille.

 Ces deux œuvres montrent une forte influence de la

 commedia dell’arte italienne. 

 

 

 

Le début de la gloire

 

 

Molière retourne à Paris, où il loue le jeu de paume du Marais.

 Protégé par Monsieur, frère du roi, il joue alors devant Louis XIV une tragédie,

qui ennuie, et une farce, qui amuse.

 Molière dispose d’un grand talent comique : sa voix et ses mimiques déclenchent l’hilarité.

 La troupe de Molière jouit bientôt d’une réputation inégalée dans le comique,

et le roi l’installe au Petit-Bourbon,

où elle joue en alternance avec la troupe italienne de Scaramouche.

 

Les précieuses ridicules 

Première des grandes comédies de Molière,

 Les Précieuses ridicules (1659)

 remportent un succès éclatant et confirment la faveur du roi.

 Mais les vieilles précieuses raillées par Molière, outrées, font détruire le théâtre.

 Le roi installe alors Molière dans un théâtre désaffecté, celui du Palais-Royal.

 

 

En 1662, Molière épouse Armande Béjart (fille ou sœur de Madeleine),

 de vingt ans sa cadette, avec qui il aura un fils Louis, mort à huit mois et demi,

 une fille Esprit-Madeleine, et un autre fils Pierre à un mois.

 L’année de son mariage, il s’attaque à un sujet peu courant à l’époque :

la condition féminine,

 L’École des femmes est un triomphe.

 Mais les dévots, considérant Molière comme un libertin et craignant son influence sur le roi,

 condamnent L’École des femmes comme une pièce obscène et irréligieuse.

 

 

Par ailleurs, la protection du roi suscite des jalousies de la part de troupes de comédiens.

Molière réplique en ridiculisant ses adversaires dans

 La Critique de l’école des femmes

 et

 L’Impromptu de Versailles.

En 1664,

Molière est nommé responsable des divertissements de la cour et anime les

 Plaisirs de l’Île enchantée :

 il y donne

 La Princesse d’Élide

 qui mêle texte, musique et danse, et recourt à des machines sophistiquées.

 

 Tartuffe,   

Cette même année, Molière crée le Tartuffe, qui dénonce l’hypocrisie religieuse.

 Le scandale soulevé parmi les dévots est tel que le roi se voit contraint de l’interdire pendant cinq ans.

 Molière en donnera toutefois quelques représentations privées.

 Cet épisode est demeuré célèbre sous le nom de « cabale des dévots ». 

 

     

En 1665, on joue seulement quinze représentations du désormais célèbre

 Dom Juan.

 La troupe, soutenue par le roi,

devient la Troupe du Roi

 

 

 

Les dernières œuvres

 

 

Pendant les deux années qui suivent, Molière est malade.

 Il joue irrégulièrement mais continue à écrire,

 notamment Le Misanthrope,

où il y exprime son amertume après sa séparation d’avec Armande,

 et Le Médecin malgré lui.

 Il tente alors de jouer à nouveau Tartuffe sous un titre différent,

 mais la pièce est interdite le lendemain.

 Molière collabora aussi avec Lully dans la production d’une nouvelle comédie-ballet,

 Monsieur de Pourceaugnac

 En 1668, il crée deux pièces à machines :

 Amphitryon et George Dandin, ainsi que L’Avare dans un autre style.

 L’interdiction de représenter le Tartuffe est levée en 1669.

 La pièce remporte alors un succès considérable.

 Il écrit aussi Les Fourberies de Scapin en 1671.

Sa dernière pièce est Le Malade imaginaire.

 

 

 

 

La mort de Molière

 

 

 

Pris de convulsions au cours de la quatrième représentation du Malade imaginaire,

 Molière expire quelques heures plus tard d’une congestion pulmonaire, le 17 février 1673,

 chez lui et non pas en jouant cette pièce, comme le veut la tradition,

 sans avoir abjuré la profession de comédien, considérée comme immorale par l’Église.

 

Dans le registre qu’il tient scrupuleusement, La Grange écrit ce jour :

« Ce mesme jour après la Comédie sur les 10 heures du soir Monsieur de Molière mourust

dans sa maison Rue de Richelieu, ayant joué le rosle dudit malade imaginaire fort incommodé

d’un rhume de fluction sur la poitrine qui luy causoit une grande toux de sorte que

dans les grans efforts qu’il fist pour cracher il se rompit une veyne dans le corps et ne vescut pas

demye heure ou trois quarts d’heure depuis ladite veyne rompue.

Son corps est enterré à Saint Joseph, ayde de la paroisse Saint Eustache

 Il y a une tombe eslevée d’un pied hors de terre ».

 

 

 

Trente-deux ans plus tard, Grimarest, le premier biographe de Molière,

détaille les circonstances de sa mort, sans y avoir toutefois assisté

 (il avait 15 ans lors du décès de Molière) :

 

 

 

« Les Comédiens tinrent les lustres allumez, et la toile levée, précisément à quatre heures.

Molière représenta avec beaucoup de difficulté ;

 et la moitié des spectateurs s’aperçurent qu’en prononçant Juro,

 dans la cérémonie du Malade Imaginaire, il lui prit une convulsion.

 Aïant remarqué lui-même que l’on s’en étoit aperçu, il se fit un effort,

 et cacha par un ris forcé ce qui venoit de lui arriver.

 Quand la pièce fut finie il prit sa robe de chambre, et fut dans la loge de Baron,

 et lui demanda ce que l’on disoit de sa pièce. Mr Baron lui répondit que ses ouvrages avoient toujours une heureuse réussite à les examiner de près, et que plus on les représentoit,

 plus on les goûtoit. Mais, ajouta-t-il,

 

“vous me paroissez plus mal que tantôt”.

 

 “Cela est vrai”, lui répondit Molière, “j’ai un froid qui me tue”.

 

 Baron après lui avoir touché les mains, qu’il trouva glacées,

 les lui mit dans son manchon, pour les réchauffer ;

 il envoya chercher ses porteurs pour le porter promptement chez lui; 

 et il ne quitta point sa chaise, de peur qu’il ne lui arrivât quelque accident

du Palais Royal dans la rue de Richelieu, où il logeoit.

Un instant après il lui prit une toux extrémement forte, et après avoir craché il demanda de la lumière. Baron aïant vu le sang qu’il venoit de rendre, s’écria avec frayeur.

 

 “Ne vous épouvantez point”,

 

lui dit Molière,

 

 “vous m’en avez vu rendre bien davantage. Cependant”,

 

 ajouta-t-il,

 

“allez dire à ma femme qu’elle monte”.

 

Il resta assisté de deux sœurs religieuses, de celles qui viennent ordinairement à Paris

 quêter pendant le Carême, et auxquelles il donnoit l’hospitalité.

 Elles lui donnèrent à ce dernier moment de sa vie tout le secours édifiant

que l’on pouvoit attendre de leur charité,

 et il fit paroître tous les sentimens d’un bon Chrétien,

et toute la résignation qu’il devoit à la volonté du Seigneur.

 Enfin il rendit l’esprit entre les bras de ces deux bonnes sœurs ;

le sang qui sortoit par sa bouche en abondance l’étouffa.

 Ainsi quand sa femme et Baron remontèrent, ils le trouvèrent mort.

 J’ai cru que je devois entrer dans le détail de la mort de Molière,

pour désabuser le public de plusieurs histoires que l’on a faites à cette occasion ».

 

 

 

« Aussi-tôt que Molière fut mort,

Baron fut à Saint Germain en informer le Roi ; Sa Majesté en fut touchée, et daigna le témoigner.

 

 Tout le monde sait les difficultez que l’on eut à faire enterrer Molière,

comme un Chrétien Catholique; et comment on obtint en considération de son mérite

et de la droiture de ses sentimens, dont on fit des informations, qu’il fût inhumé à Saint Joseph.

 Le jour qu’on le porta en terre il s’amassa une foule incroyable de peuple devant sa porte.

 Le convoi se fit tranquillement à la clarté de près de cent flambeaux,

le mardi vingt un de février ».

 

 

 

 

Le lendemain du décès de Molière,

 sa femme supplie Louis XIV et l’archevêque de Paris d’autoriser un enterrement en terre sacrée.

 Molière sera enterré la nuit, quatre jours plus tard,

au cimetière Saint-Joseph de la paroisse Saint-Eustache,

sans cérémonie mais en présence de huit prêtres et huit cents personnes venues y assister.

 

 

 

 

En 1817, sa dépouille a été transférée au cimetière du Père Lachaise,

 en même temps que celle de La Fontaine.

 

  

 

 

Citations

 

 

 

 "Il faut manger pour vivre et non pas vivre pour manger » L’Avare 

« Qui veut noyer son chien l’accuse de la rage » Les Femmes savantes.

« On ne meurt qu’une fois, et c’est pour si longtemps ! » Le Dépit amoureux

« Il n’y a point de pire sourds que ceux qui ne veulent pas entendre»

   

 

 

 

 

 

  Harmony, le 3 mai 2007, source principale pour le texte : Wikipédia

  

 

 

 

 

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3 Réponses

  1. fAb'Créa

    Kikou Harmony
    Ha Molière j\’adore !!!!!!!!!!!!!
    Que de bons souvenirs quand nous
    jouions ses pièces au lycée, un régal !!
    Douce soirée et prends bien soin de ta
    santé.
    Je vais mettre ta rose de l\’amitié sur mon blog
    ce qui signifiera que je ne t\’oublie pas.
    Gros bisous fAb

    4 novembre 2007 à 18:47

  2. audrey

    bonjour ma douce harmony
    je souhaite que tu souffre moin mon amie
    superbe billet comme toujours la magie opère !
    je te souhaite un dimanche de douceur et de calme !
    je t\’embrasse a tres vite kissssssss audrey

    4 novembre 2007 à 12:45

  3. IlLyRiA L'AnGeLuS

    …………."IMMIMMIMm::IM:::::IM""==mm.,mIM"….__……,mIM::::::MIM:::::::IM::::mIMIM".,mMIMIMIIMIMM::::::::mM::::::::IMIMIMIMMM"IMM:::::::::IMM::::::M::::::::IIM:::::::MM,."IMM::::::::::MM:::M:::::::IM:::::::::::IM,…."IMm::::::::IMMM:::::::IM:::::::::::::IM,……"Mm:::::::::IM::::::MM::::::::::::::::IM,…….IM:::::::::IM::::::MM::::::::::::::::::IM,……..MM::::::::IM:::::::IM::::::::::::::::::IM…….."IM::::::::IM:::::::IM:::::::::::::::::IM;………."IM::::::::MM::::::::IM::::::::::mmmIMMMMMMMm,…………IM::::::::IM:::::::IM::::mIMIMM""""….."IMMMM……….."IM::::::::IM::::::mIMIMM""………..,mM"…"M…………IMm:::::::IM::::IIMM"………….,mMM"…………"IMMIMIMMIMM::IMM"…….._.,mMMMMM"………….,IM"….."IMIM"…….,mMMMMMMMM"………..,IM……..,IMM"……,mMMMMMMMMM"……….IM…….,mIIMM,……mMMMMMMMMMM"………,M"..,mIMMIMMIMMIMmmmMMMMMMMMMMMM"………IM.,IMI"""……..""IIMMMMMMMMMMM……..;IMIM"………………""IMMMMMMM……..""……………………."IMMMMM………………………………."IMMM……………………………….."IMM,…………………………………"IMM…………………………………."MM,…………………………………….IMM,…………..______…__……………………______……….."IMM__………mIMMIMMIMMIMMIMM,………………..,mIMMIMMIMM,.,mIMM,…IMM"""…..,mIM"…….."IM,..M,……………..,IMMM\’……."IMM.."M,..IMM……,IM"………/.:;IM..M,…………….mIM\’……../..:"IM..MM.."MM,….,M"……./..;mIMIMIM,.M…………..,IM\’……./….:;,IMIMIMMM..IMM…,M"…../..:mIM"\’…"IM,:M………….,IM\’……/….:;,mIM"..`"IMM.IMM…IM…../..mM"………"IMI…………,IM……/….:;,mIM"……"IMMMMM…MM,…/.,mM…………"M\’…………IM\’…../….;,mIM"………."IIMMM.,IMIM,.,IM"…………IM…../….,mIM"…………..IMMMMMMM\’."""…………`IM,…/.;,mIM"……………..IIMMM…………."IMI,./,mIM"……………..__IMMM……………"IMMMM"………………."""IMM……………….""…………………….IMM……………………………………..IMM__……………………………………..IMM"""……………………………………..IMM……………………………………..IMM……………………………………__IMM………………………………….."""IMM……………………………………..IMM..Si tu recoit cela,c\’est que tu
    compte vraiment pour moi.mais c\’est mieux de me le renvoyer!!!dix roses pour toi :une pour l\’amitiéune pour l\’amourune pour l\’argentune pour le bonheurune pour la popularitèune pour la connaissanceune pour la beautéune pour la familleune pour l\’honnètetéet une pour une longue vie
    je te le renvoi avec plaisir je te souhaite de passer un ebelle soiree gros bisous et superbe billet un grand artiste ce moliere de superbes personnages et de super theatre bisous illyria http://img225.imageshack.us/img225/7380/hellophoenixnc3.gif

    3 novembre 2007 à 19:59

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