La critique est aisée mais l'Art est difficile

Hommage un peu particulier aux « poilus », « l’art » des tranchées

 

 

 

 

 Lundi 11 novembre 1918, 11 heures

 

Dans toute la France, les cloches sonnent à la volée.

 Au front, les clairons bondissent sur les parapets et sonnent le

 «Cessez-le-Feu», «Levez-vous», «Au Drapeau».

La «Marseillaise» jaillit à pleins poumons des tranchées.

Même soulagement en face, dans le camp allemand.

 Pour la première fois depuis quatre ans, 

Français et Allemands peuvent se regarder sans s’entretuer.

 Un armistice a été conclu le matin entre les Alliés et l’Allemagne, 

dernière des Puissances Centrales à rendre les armes.

Il laisse derrière lui huit millions de morts et six millions de mutilés.

 Les survivants ont perdu la foi dans les valeurs morales

et spirituelles qui ont fait la grandeur et l’unité de l’Europe.

 Mais ils veulent croire que cette guerre qui s’achève restera la dernière de l’Histoire,

la «der des der»

 

 

 

Origine du surnom "poilu"

 

 

Il serait né du fait de leurs conditions de vie dans les tranchées.

 Ils laissaient pousser barbe et moustache et, de retour à l’arrière,paraissaient tous « poilus ».

Cependant, cette origine est controversée,

 le mot « poilu » désignant aussi à l’époque, dans le langage familier quelqu’un de courageux.

Une autre interprétation de l’origine du mot Poilu qui, par l’intérêt de son histoire,

 mérite qu’on s’y arrête un instant:

Dans un ouvrage du linguiste Alfred Dauzat, datant de 1918,

reposant sur une enquête que l’auteur, mobilisé en 1914,

 réalisa dans les tranchées, on trouve une histoire du mot Poilu tout à fait intéressante :

Avant d’être le soldat de la Marne, le poilu est le grognard d’Austerlitz,

ce n’est pas l’homme inculte et qui n’a pas le temps de se raser, ce serait trop pittoresque,

 c’est beaucoup mieux :

 c’est l’homme qui a du poil au bon endroit, pas dans la main ! symbole de virilité.

Le mot Poilu, terme militaire datant de plus d’un siècle avant 1a Grande Guerre

« désignait dans les casernes où il prédominait, l’élément parisien et faubourien,

 soit l’homme d’attaque qui n’a pas froid aux yeux, soit l’homme tout court .

 A l’armée les soldats s’appellent officiellement « les hommes ».

 M. Cohen, linguiste lui aussi mobilisé et participant à l’enquête,

 précisa qu’en langage militaire le mot Poilu signifiait individu.

Mais depuis 1914, dit Albert Dauzat qui étudiait l’étymologie et l’histoire des mots,

 le terme Poilu désigne pour le civil

 « le soldat combattant, par opposition à « l’embusqué », qui défend notre sol.

Le mot « fit irruption du faubourg, de la caserne, dans la bourgeoisie, dans les campagnes plus tard,

 par la parole, et surtout par le journal, avec une rapidité foudroyante » .

  

 

 

 

"A ma Nénain, qui m’a élevée et si souvent raconté les deux guerres,

 mais surtout, celle de 14-18, dont ses deux frères n’étaitent pas revenus.

Elle avait un carton rempli de photos, couleur sépia,

 représentant des gens que je ne connaissais pas et qu’elle me nommait en me racontant leur vie.

Il y avait des photos de mariage, des militaires, ses frères, sa fille Hélène que l’on avait photographiée morte,

oui cela se faisait et elle m’apprit pourquoi ma maman se nommait Hélène,

 en mémoire de cette enfant morte en bas âge.

 J’entrais dans un autre monde en ouvrant cette boîte, remplie de son passé.

Lorsque Nénain nous a quittée j’aurais aimé pouvoir garder ce carton "magique",

 je n’étais que son arrière petite fille et cela ne m’a pas été permis.

 Pendant les 18 années que j’ai passée auprès d’elle,

 j’ai vu sur son buffet des obus, "travaillés" par les poilus.

L’horreur de la guerre donnant lieu à un "art" des tranchées,

 et c’est de cette façon que je vais rendre hommage aux poilus."

 

 

 

 

 

 
  Façonnés à partir de matériaux improvisés qui tombaient sous la main : étain, laiton d’obus, aluminium, ces objets grossièrement artisanaux étaient conçus soit pour une utilisation quotidienne, soit en tant que cadeaux a envoyer chez eux, ou encore juste pour parrer à l’ennui de la vie des tranchées. Les cuillères à absinthe ont été fabriquées uniquement pendant les premiers mois de la guerre, par la suite, la boisson fut interdite. Elles sont généralement rustiques, souvent en aluminium, plus souple et donc plus facile à découper.
 
 
 
  
 
 
 
 
 
 
 L’exemple ci-dessus, est un objet extrêmement rare, particulièrement habile et créé à partir de laiton pris sur les tubages d’obus. Le soldat a gravé ses initiales PB, sur le manche, et les trous perforés forment la date 1914. 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Bien que la plupart des cuillères à absinthe ne possèdent qu’une seule "prise", cette cuillère en a trois. L’encoche du manche et les deux pétales de fleur qui sont recourbés aux deux extrémités? Contrairement à une cuillère de bar qui était conçue pour des verres de différentes tailles, cette cuillère a clairement été taillée pour s’ajuster sur le propre récipient du soldat, probablement une tasse en étain comme celle de la carte postale ci-dessus.
 
 
 
 
 
.
 
 
 
coupe papier fabriqué par un soldat français, il est décoré avec une hache et il ressemble à un couteau.
 
Il est en cuivre et des initiales y sont gravées, A.M, certainement celles du soldat qui l’a fabriqué ?
 
 
 
 
 
 
Ceci n’est pas un vase, mais  une douille d’obus, décorée et sculptée.  Il y est écrit St Mihiel (ville meusienne), c’est sûrement dans les environs de cette ville qu’a été fabriqué cet objet.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Cette boîte en ferraille sert de tabatière, le poilou a gravé l’endroit ou il a combattu : bois d’Ailly, sur la boîte. Des fleurs de muguet y sont gravées, ces fleurs poussent en avril, donc on peut supposer qu’i a combattu au printemps??
 
 

 

 

 

 Douilles d’obus travaillées  "Verdun", "La Somme", "Le Chemin des Dames", "Ypres","Souvenir de la Guerre", "à mon amour"…sont très souvent les inscriptions qui reviennent.

 

 
 
 
 
 

                  

 

 

     Les poilus italiens aussi 

 

Coupe-papier portant l’inscription "Souvenir d’Italie – 1918" (collection privée)

Probablement réalisé dans un métal de récupération, cet objet a été réalisé par un poilu d’un régiment opérant dans la zone du Mont Tomba en 1918. Il s’agit problement d’un régiment de la 64ème Division, qui avait relevé le 8 janvier 1918 la 47ème Division du général Dilleman qui s’était emparée de cette montagne le 30 décembre 1917.

 

Revers du coupe-papier, avec l’inscription ‘Mont Tomba" (collection privée)

Le caractère malhabile des inscriptions et la présence de ce qui semble être des initiales fait penser qu’il s’agit d’un objet directement fabriqué par un poilu, et non une production locale achetée comme souvenir avant le retour en France d’un soldat.)

Un bel exemplaire de coupe-papier, réalisé à partir d’une fine plaque de métal, d’une balle de fusil et d’un bouton d’uniforme (collection de l’auteur)

Sur un côté est gravé le mot "Italie", de l’autre "1918".

Détail de la partie postérieure de la balle

 
 
 

voir l’album S.V.P, car mon problème de bras ne me permet pas de réduire ces documents, merci. 

   

 
 
 

 

 
 
 
 
 
"Je n’ai pas trouvé de résultats en français, et depuis la dernière mise à jour ils ont sans doute variés.
 
Le plus âgé des poilus, décédé le 24 janvier 2007 Emiliano Mercado del Toro  avait 115 ans,
 
le doyen serait Henry Allingham, né le 6 juin 1896, donc âgé de 111 ans. 
 
Il resterait dans le monde 22 vétérans dont  3 en France ."
 
 

  Cambefort, Raymond, né le 11 février 1900, combattant dans l’armée française

de Cazenave, Louis né le 16 octobre 1897, cpmbattant dans l’armée française  

Ponticelli, Lazarre né le 7 décembre 1897, combattant dans l’armée italienne

 

 

 

 

 

Hélas

ce ne fût pas la DER des DER…. 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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2 Réponses

  1. audrey

    La journée nationale du je t\’aime est lancée. Si tu reçois ce message, ça veut dire que tu es aimé .Envoi ce message à 10 amis même à moi si j\’en fais partie et demain sera laplus belle journée de ta vie._____*#########*__________________*##########*_______________*##############_____________################___________##################_________**####*__##################_____*##########__##################___*#############___#################*_###############*____#################################*______###############################_______#############################*________*##########################__________########################___________*####################*____________*##################_____________*###############_______________#############________________##########________________*#######*_________________######__________________####__________________###___________________#
    je passe te souhaitée un bon dimanche
    kisss audrey

    11 novembre 2007 à 10:50

  2. fAb'Créa

    Kikou ma douce Harmony
    Quel billet ! Merci de partager tout ça avec nous !
    Comme tu le dis " Hélas ce ne fut pas la Der des Der "
    Y aura t il un jour une Der dans le monde ? J\’aime
    y croire.
    Bon week end à toi.
    Gros Bisous fAb

    10 novembre 2007 à 16:05

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