La critique est aisée mais l'Art est difficile

Jean-Sébastien Bach : une influence majeure et durable avec une vidéo de Rostropovich

 

   

 

YouTube – Rostropovich plays the Prelude from Bach’s Cello Suite No. 1

 

 

Rostropovitch en 1978

 

Mstislav Rostropovich plays the Prelude from Bach’s Cello Suite No. 1 in G major, BWV 1007.

 Filmed at the Basilique Sainte Madeleine, Vézelay, Yvonne, France in 1991.

     

 

Johann Sebastian Bach en 1715

 

Johann Sebastian Bach

21 mars 1685-1750

  Jean-Sébastien Bach

 est un compositeur et organiste allemand de l’époque baroque dont il symbolise et personnifie l’apogée.

Il eut une influence majeure et durable; les plus grands compositeurs, tels que Mozart et Beethoven,

 reconnurent en lui un maître insurpassable.

Son œuvre est remarquable en tous points :

 par sa rigueur et sa richesse harmonique, mélodique ou contrapuntique, sa perfection formelle,

 sa maîtrise technique, sa pédagogie, la hauteur de son inspiration et le nombre de ses composition.

Il fut un musicien complet qui maîtrisait la facture des instruments tout autant que la technique instrumentale,

la composition comme l’improvisation, la pédagogie comme la gestion d’une institution musicale.

Reconnu de son vivant comme organiste et improvisateur,

 il fut toutefois vite oublié après son décès, passé de mode et son œuvre manuscrite,

 à de rares exceptions près, jamais publiée, dispersée et en partie perdue,

 fut redécouverte et étudiée par les romantiques.

Il est souvent considéré comme le plus grand compositeur de tous les temps et comme le père de la musique occidentale.

 

Johann Ambrosius Bach, le père de J.S Bach   

La date du 21 mars est celle du calendrier Julien alors en usage à Eisenach,

 la date selon le calendrier grégorien serait le 31 mars.

 Il est le dernier des huit enfants de Johann Ambrosius Bach, musicien de ville et trompettiste de cour,

et de son épouse Elisabeth née Lämmerhirt.  Il est baptisé dans la confession luthérienne.

Son enfance se passe à Eisenach; il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent.

 Il est né dans une famille de musiciens (dont il est le huitième enfant) exerçant depuis des générations comme musiciens de cour, 

 de ville ou d’église dans la région de Thuringe (Allemagne).

Il se situe à la cinquième génération depuis le premier ancêtre connu, 

qui serait venu au XVIe siècle de Hongrie, meunier et musicien amateur.

A sa naissance, les Bach qui pratiquent la musique sont plusieurs dizaines ;

 il s’agit de la plus importante famille de musiciens connue dans toute l’histoire de la musique, 

 initié à la musique religieuse  et à l’orgue par un cousin de son père, il fréquente, à partir de ses huit ans, l’école de latin des dominicains.

 Son enfance se passe à Eisenach ;   il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent. 

 Sa famille exerçe depuis des générations comme musiciens de cour,  de ville ou d’église dans la région de Thuringe (Allemagne). 

Bach  fréquente, à partir de ses huit ans, l’école de latin des dominicains.

       

Sa mère meurt le 3 mai 1694.

 Le 27 novembre suivant, son père se remarie, mais il meurt quelques semaines plus tard.

 A l’âge de dix ans, orphelin de mère et de père,

il est recueilli par son frère aîné qui a alors vingt-quatre ans, Johann Christoph.

 Dans cette ville, Johann Sebastian fréquente le lycée, acquérant une culture plus approfondie que ses aïeux.

Johann Christoph poursuit son éducation musicale et le forme aux instruments à clavier.

Johann Sebastian se montre très doué pour la musique (possédant l’oreille absolue)

et participe aux revenus de la famille en tant que choriste.

 Il aime à recopier et étudier les œuvres des compositeurs auxquelles il peut accéder,

 parfois même contre la volonté de son aîné.

La passion d’apprendre restera un de ses traits de caractère

et en fera un connaisseur érudit de toutes les cultures musicales européennes.

 

Le 19 janvier 1700,

 son ami Erdmann quitte Ohrdruf pour Lunebourg ;  Johann Sebastian Bach le rejoint,

 à pied (plus de 300 km), dès le 15 mars suivant :

 le désir de le retrouver et d’alléger la charge de son entretien par l’aîné,

qui est marié et père de famille, le décident probablement à ce changement décisif.

Il est admis, avec son ami, dans la manécanterie de la Michaelisschule

 qui accueille les jeunes garçons pauvres ayant une belle voix.

Outre la musique, il y apprend la rhétorique, le latin, le grec et le français.

Il fait la connaissance de Georg Böhm, qui l’initie au style musical de l’Allemagne du nord.

Il côtoie aussi à Lunebourg ou à la cour ducale de Cella des musiciens français émigrés,

 notamment Thomas de la Selle, élève de Lully : c’est l’approche d’une autre tradition musicale ;  

 il entame peut-être une correspondance avec François Couperin.

 Après la mue de sa voix, il se tourne vers la pratique instrumentale (orgue, clavecin, violon).

Il peut fréquenter la bibliothèque municipale de Lunebourg

 et les archives de la Johanniskirche qui recèlent de nombreuses partitions  des plus grands musiciens de l’époque.

 En 1701,

 il se rend à Hambourg et y rencontre Johann Adam Reinken et Vincent Lübeck,

deux grands virtuoses titulaires des plus belles orgues de l’Allemagne du nord.

 

 

Eglise saint Boniface d’ Arnstadt

En janvier 1703,

 fraichement diplômé, Bach prend un poste de musicien de cour dans la chapelle du duc Jean-Ernet de Weimar.

Son rôle y est peu clair, mais semble avoir inclus des fonctions serviles et non-musicales.

 Toujours est-il que, durant sa tenure de sept mois à Weimar,  il se forge une solide réputation d’organiste.

 Il est invité à inspecter et inaugurer le nouvel orgue d’une église, au sud-ouest de Weimar.

 En août 1703, il accepte le poste d’organiste de cette église,

qui lui assure des fonctions légères, un salaire relativement généreux, et l’accès à un orgue neuf et moderne.

La famille de Bach avait toujours entretenu des relations étroites dans cette ville.

Mais cette période n’est pas sans tensions :

il n’était apparemment pas satisfait du chœur ; des conflits éclatent (il en vient aux mains avec un bassoniste) ;

 il désire sans doute s’éloigner de l’influence familiale ;

de plus, son absence non autorisée d’Arnstadt pendant plusieurs mois en 1705-06, lui est reprochée :

il avait rendu visite à Buxtehude et Abendmusik dans la ville de Lübeck, marchant 400 kilomètres pour s’y rendre.

La durée de sa visite suggère qu’il devait accorder une grande valeur à ses contacts avec le vieil homme,

et que celui-ci dut avoir une grande influence sur son art.

C’est à cette époque que Bach achève d’élaborer son art du contrepoint et sa maitrise des constructions monumentales.

Ajoutons que le jeune homme agrémentait  ses accompagnements du service religieux de démonstrations de virtuosité,

 ce qu’on lui reprochait ;  qu’on l’accusait de profiter des sermons pour s’éclipser et rejoindre la cave à vin ;

et qu’on lui reprochait de jouer de la musique avec une "demoiselle étrangère" (Maria Barbara ?) dans l’église.  

Le 1707 à 1708, il est organiste à Mühlhausen.

Il y écrit sa première cantate, prélude à une œuvre liturgique monumentale

à laquelle se rajoutera l’œuvre pour orgue, témoins les plus révélateurs de son génie, et de la profondeur de son inspiration.

Il composera sa vie durant des cantates pour cinq années complètes de cycle liturgique, soit plus de trois cents.

Plusieurs dizaines de ses compositions sont perdues, dont une grande partie date de cette période.

Mühlhausen est alors une petite ville de Thuringe,

 récemment dévastée par le feu et Bach peine à trouver à se loger à un prix convenable.

Le 17 octobre 1707 il épouse, sa cousine Maria Barbara dont il admirait le timbre de soprano.

Il doit se battre pour constituer une dot convenable (aidé par l’héritage modeste de son oncle)

 et pour donner à sa femme une place dans les représentations

 (les femmes n’étant pas admises à la tribune d’honneur jusqu’au XIXe siècle).

 Ils auront sept enfants dont quatre atteindront l’âge adulte.

Bach se met vite au travail pour organiser une vie musicale ; il rassemble une bibliothèque de musique allemande,

il fait travailler le chœur et le nouvel orchestre et récolte les fruits de son travail lorsque la cantate 

  écrite pour l’inauguration du nouveau conseil, en 1708, est donnée dans la Marienkirche.

Le gouvernement de Mühlhausen était tout à fait satisfait du musicien:

il ne fit aucune difficulté lorsqu’il s’agit de rénover à grand frais l’orgue de l’église St Blasius

 et lui confie la supervision des travaux ; il édita à ses frais la cantate (la seule œuvre de Bach qui fut éditée de son vivant) ;

et par deux fois il réinvita le compositeur pour la diriger.

Cependant, une controverse naît au sein de la ville :

 les luthériens orthodoxes, amoureux de musique, s’opposent aux piétistes, plus puritains, qui s’opposent aux arts.

 Bach, dont le supérieur direct est un piétiste, sent que la situation ira en se dégradant,

et accepte une meilleure position à Weimar. 

 

De 1708 à 1717, organiste et premier violon solo à la chapelle du duc de Weimar,

 il disposait de l’orgue mais aussi de l’ensemble instrumental et vocal du duc.

 Cette période vit la création de la plupart de ses œuvres pour orgue

(dont la plus connue, la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur) de ses cantates,

 de ses pièces pour clavecin inspirées des grands maîtres italiens et français.

Bach avait la compétence technique et la confiance pour construire des structures de grande échelle,

et synthétiser les influences de l’étranger, italiennes ou françaises.

De la musique des Italiens tels que Vivaldi, Corelli…

il a appris l’écriture d’ouvertures dramatiques et en a adopté les développements ensoleillés,

les motifs rythmiques dynamiques et les arrangements harmoniques décisifs.

 Bach a adopté ces aspects stylistiques selon sa méthode habituelle de travail :

la transcription pour le clavecin et l’orgue, des concertos de Vivaldi en l’occurrence.

Il est en particulier attiré par la structure italienne de solo-tutti,

 dans laquelle un ou plusieurs instruments solos alternent avec l’orchestre dans tout un mouvement.  

Mais il voulait quitter cette ville où il s’ennuyait.

 Justement, le prince Léopold, beau-frère du Duc de Weimar, qui avait été très impressionné

par la musique écrite par Bach pour le mariage de sa sœur au co-regent de Weimar,

 lui proposa le poste de Kapellmeister (le plus élevé des postes de musiciens).

 Bach, qui avait déjà refusé un poste à Dresde (le Duc avait doublé ses appointements pour le garder)

saute sur l’occasion. Le duc apprit la nouvelle et l’emprisonna durant un mois.

De 1717 à 1723,

 il est maître de chapelle (Kapellmeister) à la cour du prince Léopold, beau-frère du duc de Weimar.

Le prince, calviniste, est brillant musicien  (il joue avec talent du clavecin, du violon et de la viole de gambe).

Son Grand Tour de (17101713) le met en contact avec la musique profane italienne

 et le convainc de la nécessité de développer la musique profane allemande,

d’autant que ses convictions religieuses lui interdisent la musique d’église.

Une opportunité se présente à lui :

Frédéric-Guillaume Ier de Prusse qui vient d’accéder au pouvoir ne montre aucun intérêt pour les art;

 

Palais et jardins de Cöthen d’après une gravure de Matthäus Merian  de 1650

le prince Leopold peut attirer des musiciens de la cour de Berlin vers celle de Cöthen,

 qui dispose rapidement de 18 instrumentistes d’excellent niveau.

La musique engloutit dès lors le quart du budget pourtant limité de la principauté de Anhalt-Cöthen

 qui devient un important centre musical.

L’ambiance y est informelle :

 le prince traite ses musiciens comme ses égaux,

 les emmène même à Carlsbad (maintenant Karlovy Vary en République Tchèque)

 "prendre les bains"

et joue souvent avec eux, parfois même chez Bach lorsque sa mère Gisela Agnes

s’irrite de la présence perpétuelle de l’orchestre au palais.

 Son poste offre à Bach tout le confort pécuniaire et amical désiré,

 le prince Léopold est d’ailleurs le parrain de Leopold Augustus Bach, le dernier enfant de Maria Barbara.

Cette période heureuse de la maturité

 est propice à l’écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales pour luth,

 flûteviolon, clavecin violoncelle, et les Six concertos brandebourgeois.

Mais un évènement va faire basculer la vie de Bach : la mort de sa femme Maria Barbara.

Il en est d’autant plus bouleversé qu’il n’apprend la mort  et l’enterrement de Maria Barbara qu’à son retour de Dresde.

 Cet évènement le marque si profondément qu’il attend un an et demi

avant de se remarier avec Anna Magdalena, fille d’un grand musicien et choriste de la cour de Coethen.

Il songe ainsi à quitter cet endroit empli de souvenirs

d’autant qu’il ne pouvait composer de musique sacrée dans une cour calviniste, ce qui peut-être lui manquait.

De plus la deuxième femme du Duc, épousée en 1721,

semble être,selon les dires de Bach, c’est-à-dire peu sensible aux arts en général, et en détourne son mari.

 Il faut noter que parallèlement, le prince doit contribuer toujours plus aux dépenses militaires prussiennes.

Bach cherche un poste :

 il se donne en un concert très remarqué à la Jacobikirche de Hamburg et se voit presque proposer un poste.

 Il rassemble, de plus, un recueil de ses meilleures œuvres concertantes et les envoie au margrave de brandebourg

 qui lui avait marqué un certain intérêt deux ans auparavant. Enfin, il postule à Leipzig, où le poste de Cantor est vacant

et lui permet une plus grande renommée en Saint Empire mais aussi en Pologne et en France.

Il obtient le poste de Cantor de Leipzig  et compose la Passion selon Saint Jean.

 

Leipzig, photographie de l’extérieur de l’appartement de Bach à l’extrémité de l’école de st Thomas,

prise avant sa démolition en 1902. Trois marchent mènent à la porte.

 

De 1723 à 1750,

soit plus de vingt-cinq ans à Leipzig, Bach succède à Johann Kuhnaucomme cantor de l’église luthérienne saint Thomas.

Le poste ayant été précédemment refusé, le conseil tente de débaucher d’autres compositeurs. 

Le Docteur Platz, membre du conseil, révèle dans sa correspondance les raisons du choix qu’ils se résolurent a faire :

Pour des raisons importantes, la situation est délicate et puisque l’on ne peut avoir les meilleurs,

il faut donc prendre les médiocres(…..) et Bach est choisi le 22 avril 1723.

Il s’y installe avec sa deuxième femme. Il enseigne la musique,

 le catéchisme et le latin dans les deux écoles ecclésiastiques de la ville :

 Saint Thomas pour les "pauvres" et Saint Nicolas pour les "riches",

mais doit aussi fournir de très nombreuses partitions pour les églises,

 une cantate pour chaque dimanche et jour de fête. Il n’y a qu’une seule répétition pour les Cantates,

 mais le Cantor bénéficie de solistes instrumentaux brillants (les trompettistes) ou d’excellent niveau,

 solistes de passage et étudiants du Collegium Musicum.

 Les chœurs, dont on ne connaît pas l’effectif exact, sont apparemment capables de chanter

 des parties difficiles après la formation que lui réserve Bach.

 

 

Bach se heurte souvent à la jalousie de ses confrères  qui forcent notamment les élèves à boycotter ses leçons de musique.

Il mène une vie riche en connaissances, constituant une bibliothèque spécialisée en bibliologie, théologie et mystique.

 Sa femme l’aide beaucoup dans sa fonction en recopiant toutes ses partitions.

Sa fonction lui permet d’assister à des réunions musicales organisées au Café Zimmermann

 pour des bourgeois amateurs de musique et de participer aux débats à l’Université.

Il ne manque pas une occasion d’aller à l’opéra de Dresde où son fils est organiste.

 C’est à Leipzig qu’il compose la majorité de ses œuvres sacrées.

 Il écrit plus de 200 cantates à ce poste, dont 126 nous sont parvenues.

 

Leipzig en 1736

A Leipzig, il écrit également les chefs-d’œuvre que sont la Klavier-Uebung, 

 l’Offrande Musicale, l’Art de la Fugue, laissé légèrement inachevé, un colossal corpus pour orgue,

mais également 4 Passions, un Magnificat, 3 oratorios, et son Testament musical, écrit de 1723 à 1749:

la Grande Messe en si mineur.

Il commence à perdre la vue en 1745 et bientôt ne peut plus travailler.

En hiver 1749-50, il confie par deux fois ses yeux à John Taylor, "ophtamiatre" réputé

(celui là même qui fera perdre la vue à Haendel, dix ans plus tard) sans autre résultat que de perdre complètement la vue.

 Affaibli par ces opérations de la cataracte, il ne survit pas plus d’un an.

 Le 18 juillet, il retrouve soudainement la vue, mais quelques heures plus tard il subit une attaque d’apoplexie.

 Il meurt le 28 juillet 1750.

 

    

 Anna Magdalena, elle, survit 10 ans,

 vivant de subsides et de mendicité à l’entrée de la cathédrale Saint Thomas.

 

Bach eut vingt enfants de ses deux mariages successifs.

De sa première épouse il eut sept enfants, puis il épouse en secondes noces,

 une chanteuse de cour, fille cadette d’un trompettiste, Anna Magdalena Wilcke dont il eut treize enfants.

Les fils qu’il a formés Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich,

 Johann Christian vont suivre des chemins différents que Bach avait déjà devinés en disant

 « Carl Philipp Emmanuel est comme le bleu de Prusse, il sera connu mais s’évaporera vite."

 Seul Wilhelm Friedeman réussira à percer durablement même s’il mettra du temps avant de réussir ».

Se basant sur l’excellente éducation musicale inculquée par leur père,

 les quatre fils se lanceront vite sur la voie du courant pré-classique  qui prend alors le pas sur le Baroque.

L’héritage musical

Avec Johann Sebastian, la musique baroque atteint à la fois son apogée et son aboutissement.

 Dès sa disparition, le musicien génial est quasiment oublié parce que passé de mode,

 comme le contrepoint qu’il a porté à une perfection inégalée.

Le corpus, très largement non publié, des œuvres de Bach passe à ses fils.

 La part d’héritage que Carl Phillip Emanuel recoit est conservée avec ferveur,

 et après sa mort passe à d’aussi illustres mains que celles d’Abraham Mendelssohn-Bartholdy,

Carl Friedrich Zelter, Georg Pölchau, la princesse Anne Amelia de Prusse.

 Celle de Wilhelm Friedemann est en revanche dispersée.

Bach est alors passé de mode.

De son vivant, il semble qu’il passait pour un virtuose du clavier  et comme un excellent autodidacte de l’écriture.

En tant que diplomate, le baron Gottfried van Swieten se rend à Berlin en 1770

et fréquente la cour de Frédéric II ; au travers de l’enseignement qu’il recoit de Marpurg et Kirnberger,

 il découvre et s’intéresse à Carl Phillip Emanuel.

« Entre autres choses, me parle de la musique et d’un grand organiste nommé Bach,

resté pendant un certain temps à Berlin. Cet artiste est doté d’immenses talents,

supérieurs à ce que je n’ai jamais entendu ou imaginé,

pour ce qui est de la profondeur de la connaissance de l’harmonie et de la puissance de l’interprétation.

Néanmoins, ceux qui ont connu son père pensent que son fils ne l’égale pas" ; le roi s’accorde avec ce jugement.  

Gottfried van Swieten Wolfgang Amadeus Mozart lui-même ne faisait pas exception,

 jusqu’en 1782 (il a alors 26 ans) où les rencontres musicales organisées

par le baron Gottfried van Swieten lui font découvrir une partie de l’œuvre de Bach et les oratorios de Haendel.

Mozart assimila cet immense héritage,  son écriture en fut changée, et les connaissances acquises se retrouvent dans son œuvre.

Ludwig van Beethoven connaissait très bien l’œuvre pour clavecin de Bach et,  jeune, il en jouait une grande partie par cœur.

Il a pris exemple sur les Variations Goldberg pour composer ses Variations Diabelli pour piano.

 Vers la fin de sa vie, Beethoven étudia aussi la grande Messe en si mineur du Cantor de Leipzig.

 Ainsi, Beethoven s’inspirera de l’art du contrepoint de Bach pour composer sa Missa Solemnis,

 œuvre dont il parlait comme étant « sa plus grande ».

Mendelssohn

 

Ce n’est qu’en 1829 que Mendelssohn l’un des successeurs de Bach à Saint Thomas de Leipzig,

 fit rejouer la Passion selon Saint Matthieu à l’église Saint Thomas.

Il permit ainsi de redécouvrir, au XIXe siècle, le génie du compositeur oublié.

 Les romantiques, d’abord allemands, ont alors repris cet héritage,

en l’adaptant aux goûts du XIXe siècle, et particulièrement Brahms à Vienne.

 

     

  Bach repose sous une plaque tombale en bronre  dans l’église-halle gothique de Saint-Thomas

 ou il  travailla en effet de 1723 à sa mort en 1750.

 

 

 

 

 

7 Réponses

  1. illyria

    bonjour ma douce harmony je te souhaite de passer une belle journee gros bisous ma belle .illyria

    22 octobre 2008 à 09:52

  2. Harmony

    (http://cid-238487f1642f6ab6.spaces.live.com/)

    Kikou madame Nicole…
    Il est superbe ton billet d\’halloween…
    Tu a fait du bon boulot…
    Je ne sais pas si tu vas la passer
    ou tout simplement repondre…
    Mais je t\’en souhaite une bonne…
    JOYEUSE HALLOWEEN!!!
     
    Bisous…Ton ami Martin xox 
     

    22 octobre 2008 à 08:41

  3. Flo

    Déjà plein de sorcières ici…bouhhh…j\’ai peur 😉
    Bisous
    Flo ;-)))

    21 octobre 2008 à 16:57

  4. illyria

    bonjour ma douce je te souhaite de passer une belle journee gros bisous ma douce .illyria

    21 octobre 2008 à 06:44

  5. illyria

    bonjour ma douce et oui elle s\’en est allée rejoindre celui qu\’elle a servit toute sa vie avec amour et joie meme si on le sait on n\’y est jamais pret je trouve passe une belle semaine ma douce et une belle journee .illyria

    20 octobre 2008 à 12:03

  6. maryse

    bonjour nicole , oui tu as  fait un remarquable exposé sur la vie et l \’oeuvre de bach et sur son influence musical en europe ,  ce fut un maitre incontesté et inégalé , il est le pendant de mozart en musique , l \’un bach etant plus rigoriste semblant dans ses compositions plus austères , peut etre du au luthériens , et l \’autre mozart plus libre en composition ett moins formaliste , un peu comme verlaine et rimbaud le sombre et le lumineux ,leur domaine est different aussi l \’un est plus un puritain l \’autre un libertin , deux modes de vies différents et  deux visions de la vie  diametralement  opposé , ce qui les unit la pasion de la musique , la curiosité de la vie , la culture , la richese d \’apprendre et une forme de perfection  absolue que ce soit mystique ou humaine…. et la vie de bach fut assez pénible , tout comme celle de mozart , peu de reconnaissance de leurtalent de leur vivanrt , et qui plus est quand le talent est visible pour les puristesx ou musiciens  de leur époques ,  leur genie suscite nonpas l \’admiration mais plutot la jalousie  et donc l \’indifference et meme un certain mepris….. ce sont bach et mozart tout l \’époques des lumière  artistiques , europenes , l \’apogée du siecle d \’or……. et tous artistes ecrivains penseurs chantaient les louanges et les bienfaits  …… bach est unmusicien que j \’aprecie beaucoup , mozart oui…… beethoven  moins , je trouve justement qu \’il az trop révolutionne la musique et a donne des mucisiens tels que wagner qui sont  peu etre des genies musicaux mais parlent peu à mon ame…….. je me reconnais pas chez eux……… l \’époque des lumires à ouvert les portes au romantisme ou innovateurs et à la liberté cezst engouffre dedans , pour combien de temp ….. bien peu …… de suite des dictateurs vinnent occuper les rangs , et la pauvre et belle liberté humaine devient une utopie a reconquérir , …… et nous courons toujours  depuis ennous éloignons encore polus d \’ele car nene voyons plus sa forme nison visage  , ni ses accents changeants à la sonorité unique , les accors sont trop forts et les accents trop disttants…… les femmes  sont toujours bafouées entout lieux , tout point , meme l \’orgue est mieux traité et le violoncelle mieux vénéré ,et le piano est comme sacré  et le clavecinons \’agenouille presquye devant et la femme elle est bafoué et humiliée parfois et abusée souvent …… c \’ets un objet qui pour tous utile et  c est tout puisque on reconnait aux instruments une ame et pas à la femme…. il faut attendre la seconde parie du 20eme siecle pour voir unbalbutiement bien pale , mais c est unprogres qui va en grandissant…….. poour moi la musique ouvre les frontiières et aporte la liberté…. ca soude ca  fédere , ca unit et ca enchante…… toute la periode baroque est  une constelation  qui a passer dans notre ciel et qui reviendra à  n \’enpoint douter ……… je te souhaite nicole unbonapres midi et j \’espère quetu va bien engironde et que l \’astre solaire brile d \’unpur éclat….. et l \’amérique bientot aura obama………  je te fais nicoles de tres gros bisous et pense à toi tres régulièrement …..  amitiés fidèles…… maryse

    19 octobre 2008 à 17:17

  7. illyria

    bonjour ma douce harmony felicitation pour ce billet je te souhaite de passer une belle fin de week end et oui j\’ai remarquer quand tu avais mis les photos de guillaume depardieu j\’en reviens toujours pas suis degoutée il commençait seulement a reprendre le dessus decidement cette vie me degoute pfff gros bisous ma douce .illyria

    19 octobre 2008 à 13:52

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