La critique est aisée mais l'Art est difficile

La Vente du Siècle et visite de l’appartement d’Yves Saint Laurent

 
 
 
 
 
 
 
 
"Les obsèques d’ Yves Saint Laurent, ont eu lieu le jeudi 5 juin 2008 en l’église Saint Roch à Paris.
 Un millier d’anonymes et de nombreuses personnalités étaient venus rendre un dernier hommage au couturier…
le plus touchant fut celui rendu par Pierre Bergé, l’homme qui partagea la vie d’Yves Saint Laurent pendant 50 ans…
 Un hommage magnifique et émouvant, une déclaration d’amour d’un homme à un autre dans une église…"
que vous pourrez suivre dans son intégralité en cliquant sur ce lien :
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

Visite d’un appartement d’exception,

 celui d’Yves Saint Laurent

et de Pierre Bergé

 

 La vente du siècle chez Chrystie’s Paris

 

"Oui, à Paris, dit Pierre Bergé. C’est en France que nous avons fait notre carrière,

c’est en France que nous avons gagné notre argent. C’est donc à Paris qu’aura lieu la vente."  

 

 

Une collection unique, sublime, inoubliable, remarquable … les qualificatifs fusent

de la bouche des nombreux experts mobilisés, qui ne savent plus à quel superlatif se vouer !

Incontestablement, cette collection de 700 pièces,

 "modèle français de la qualité et du goût"

est exemplaire.

 D’abord, parce qu’elle a été constituée avec passion

et exigence par deux des plus grands esthètes du XXème siècle.

Ensuite, parce qu’il est rarissime qu’une collection privée contienne autant de chefs d’oeuvres,

couvrant aussi bien l’Art Moderne, l’Art Déco, que le mobilier et les objets d’Art Européen,

 les antiquités, les tableaux et les dessins anciens et du XIX ème siècle.

  

"Nous avons voulu, Pierre Bergé et moi, que notre choix soit le reflet de nos coups de cœur

 

et que notre collection évolue avec eux, la qualité est le seul critère qui nous a guidés".

 

Yves Saint Laurent

 

"Ces tableaux, ces objets, même quand ils seront partis ne me quitteront pas." 

Pierre Bergé

 

En 1972, Yves et Pierre quittent leur appartement de la place Vauban pour s’installer rue de Babylone.

C’est là que nous nous rendons pour une visite tout à fait exceptionnelle.

 

 Entrée

 

  

C’est par une discrète porte noire que l’on pénètre dans cette cathédrale consacrée à l’Art.

L’entrée, aux courbes gracieuses, laquée  d’un rouge opium et couronnée d’une voûte dorée à la feuille,

 sert d’écrin au grand torse romain de marbre blanc qui vous accueille par un subtil contraposto.

 Rome, Ier-IIème siècle ap J.C. 

 

 Grand salon 

 

Les panneaux de chêne sont tapissés de tableaux, les œuvres sont signées Théodore Géricault,

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Fernand Léger, Paul Klee, Henri Matisse,

Paul Cézanne, Pablo Picasso, Juan Gris, Edward Munch…

Quant au mobilier, il  regorge de surprises, notamment Art Déco, 

 

 

  

avec notamment un "fauteuil aux dragrons", d’ Eileen Gray, vers 1920-1922.

  

 

  Salon de musique

 aux murs, un ensemble de 15 miroirs aux branchages, 1974-1975, de Claude Lalanne,

 réalisé spécialement pour le lieu. 

"Ce qui m’a séduite dès le premier abord chez Yves, c’est la grande tendresse que nous avons partagée.

Elle m’a accompagnée tout au long de ces années et m’a permis d’aboutir à la folle réalisation

de la chambre aux miroirs qui reste mon plus précieux souvenir." Claude Lalanne

 

 

C’est à la suite d’un voyage en Bavière et en Autriche que l’idée de ce décor est née dans l’esprit d’Yves.

Les salons de miroirs de ces châteaux baroques, où se reflètent à l’infini dans une féerie chatoyante,

 les objets et les personnes, sont à la source de l’inspiration de ce décor.

 

Détail 

 

 

Les artistes couvrirent les murs d’une quinzaine de miroirs en bronze à décor végétal

et branches de lumière. Lorsque le soir, les branches équipées de bougies

projetaient leur reflet dans les miroirs, le résultat était spectaculaire

et les miroirs sublimés par cette mise en scène féérique… 

 

 Cabinet des curiosités

 

L’escalier qui mène à l’étage inférieur, aboutit à un palier d’où surgit

comme le gardien du Temple un couvercle de sarcophage égyptien.

 C’est le passage obligé pour découvrir le cabinet de curiosités:

 petite pièce tapissée de vitrines à l’image des Schatzkammer des Princes Electeurs allemands.

 Elle a été conçue dans les années 80 par le décorateur Jacques Grange

pour mettre en valeur la collection de camées, d’émaux, de bijoux,

 de coupes et de croix en agate, calcédoine, jaspe, ivoire, nacre,

lapis lazuli et cristal de roche collectionnés avec passion.

 

 

 Egypte, Epoque Ptolémaïque, IVe siècle av. J.- C.

 Couvercle de sarcophage anthropomorphique. Bois et incrustations de verre (yeux), hauteur 205 cm  

 

 

C’est un apaisant bouddha en bois laqué or et rouge de la dynastie Ming en position de dhyanasana, 

qui préside avec sérénité et grâce les lieux. 

 

Bibliothèque

 

Une fois de plus, dans cette pièce lumineuse qui donne sur le jardin,

Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont apporté leur goût commun.

Une série de paravents de toutes tailles, en marqueterie de paille, bois ou parchemin,

 accompagnée de tables basses en placage d’ivoire.

   

 

 

Au premier plan, le bar YSL, 1965, de François-Xavier Lalanne.

On ne peut être qu’impressionné devant les trois huiles emblématiques de Piet Mondrian

 et pensé à la collection hommage que le couturier de génie, lui a rendu.

 

 

 

 Composition with Grid 2 (Composition no. 15), signé des initiales et daté ‘PM 1915’ (en bas à gauche).

 Huile sur toile, 97 x 62.3 cm. Peint en 1915 (En 1942 Mondrian a nettoyé et tourné le tableau 180°) 

 

 

   

 

 

 

Composition avec bleu, rouge, jaune et noir, signé du monogramme ‘PM’ (en bas à droite).

Huile sur toile, 79.6 x 49.8 cm.

   

Le regard se pose sur une gouache découpé de Matisse 

qui fait face à la tapisserie d’Edward BurneJones "L’Adoration des Mages", pièce unique..

 

 

   

 

 "Le Danseur", signé des initiales ‘HM.’ (en bas à droite).

 Papier collé et gouache sur papier marouflé sur toile, 74 x 62 cm. Exécuté en 1937-38.

 

Les lampes et les lampadaires de Giacomettin et de J.M Franck, les marbres antiques,

les bronzes du XVII et XVIIIème siècle, un petit paysage du Douanier Rousseau

 accroché aux côtés d’un portrait de Jean Cocteau par Modigliani,

 enveloppent de leure présence le visiteur ému.

 

 Salle à manger

  

 

possède une suite de 18 chaises italiennes datant du mlieu du 18ème siècle

et provenant du Palazzo Carrega-Cataldi à Gênes.

 

 Jardin

 

 

 
 
Placé au centre du jardin un minotaure, monstre fabuleux à corps d’homme et tête de taureau.
 
ROME, Ier – IIe siècle ap. J.- C.,  marbre, hauteur : 107 cm

 

 
 

A la fin des années 80, Pierre Bergé s’installe rue Bonaparte 

 Pour conclure ce billet, juste quelques photos de l’endroit ou repose

Monsieur Yves saint Laurent, l’homme du beau.  

 

 

Ceux qui le souhaitent peuvent se reporter aux billets déjà consacré  à Yves Saint Laurent

et à la villa Majorelle de Marrakech.

  

 

 

sources texte et photos très nombreuses car l’on a beaucoup publié sur cette vente du siècle  

Le Monde du 25 février 2009 

"Par millions, les euros ont continué à s’accumuler au deuxième jour de la vente aux enchères à Paris de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, avec un nouveau record du monde établi mardi 24 février pour une vente d’art décoratif, à 59,1 millions d’euros.

La deuxième journée de la "vente du siècle" se solde par un total de quelque 101 millions d’euros, après la vente de tableaux anciens (22,2 millions) et d’orfèvrerie (19,8 millions) qui s’ajoutent aux 206 millions d’euros de la veille, déjà un record mondial pour une collection privée. Ce total de 307 millions d’euros a d’ores et déjà dépassé les estimations pour l’ensemble de la collection, alors qu’il reste une journée d’enchères.

Autre record, le mardi 24 février, la vente du "fauteuil aux dragons" d’Eileen Gray pour 21,9 millions d’euros, le deuxième prix le plus haut jamais atteint pour un meuble. "C’est le prix du désir", a déclaré la galeriste parisienne Cheska Vallois, qui a acheté le fauteuil de Gray pour un collectionneur privé."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Advertisements

9 Réponses

  1. Harmony

    Dernière réponse à Cassandra, car nous pourrions débattre des heures, voire des jours sans jamais tomber d\’accord, mais ce fut interessant. Les arguments de l\’historien Shlomo Sand dont tu parles sont très vivement critiqués par le professeur Eric Marty qui lui reproche de confondre les notions de race et de peuple, et écrit dans Le Monde : « En ne déconstruisant pas radicalement la notion d\’héritage génétique, en en faisant, au contraire, bénéficier le peuple palestinien, Sand révèle tout l\’impensé qui obscurément pourrit ce qu\’il tient pour être une entreprise libératrice. Il montre que la méthode substitutive qu\’il emploie est tout simplement mystificatrice, et ce d\’autant plus qu\’elle voudrait être au service de l\’entente entre les ennemis. » Sand répond d\’ailleurs : "Il est exact que je suis un historien de la France et de l\’Europe, et pas des temps plus anciens". Ce sera le mot de la fin, mais nous trouverons bien l\’occasion de débattre sur d\’autres sujets.Moi aussi sur ce je vais dormir. Au plaisir et en toute cordialité.

    14 juin 2009 à 23:09

  2. cassandra

    Bon à chacun ses livres d\’histoires, D’après l’historien Shlomo Sand, auteur du livre « Quand et comment le peuple juif a-t-il été inventé ? » (aux éditions Resling – en hébreu), la tribu de la reine (Dahia Al-Kahina qui dirigea les Berbères de l’Aurès, en Afrique du Nord. Bien qu’elle fût une fière juive, peu d’Israéliens ont entendu le nom de cette reine guerrière qui, au septième siècle de l’ère chrétienne, a unifié plusieurs tribus berbères et a même repoussé l’armée musulmane qui envahissait le nord de l’Afrique. La raison en est peut-être que Dahia Al-Kahina était née d’une tribu berbère convertie semble-t-il plusieurs générations avant sa naissance, vers le 6e siècle ). ainsi que d’autres tribus d’Afrique du Nord converties au judaïsme sont l’origine principale à partir de laquelle s’est développé le judaïsme séfarade. Cette affirmation, concernant les origines des Juifs d’Afrique du Nord à partir de tribus locales qui se seraient converties – et non à partir d’exilés de Jérusalem – n’est qu’une composante dans l’ample argumentation développée dans l\’ouvrage de Sand, professeur au département d’Histoire de l’Université de Tel Aviv.Dans ce livre, Sand essaie de démontrer que les Juifs qui vivent aujourd’hui en Israël et en d’autres endroits dans le monde, ne sont absolument pas les descendants du peuple ancien qui vivait dans le royaume de Judée à l’époque du premier et du second Temple. Ils tirent leur origine, selon lui, de peuples variés qui se sont convertis au cours de l’Histoire en divers lieux du bassin méditerranéen et régions voisines. Non seulement les Juifs d’Afrique du Nord descendraient pour la plupart de païens convertis, mais aussi les Juifs yéménites (vestiges du royaume Himyarite, dans la péninsule arabique, qui s’était converti au judaïsme au quatrième siècle) et les Juifs ashkénazes d’Europe de l’Est (des réfugiés du royaume khazar converti au huitième siècle).A la différence d’autres « nouveaux historiens » qui ont cherché à ébranler les conventions de l’historiographie sioniste, Shlomo Sand ne se contente pas de revenir sur 1948 ou sur les débuts du sionisme, mais remonte des milliers d’années en arrière. Il tente de prouver que le peuple juif n’a jamais existé comme « peuple-race » partageant une origine commune mais qu’il est une multitude bigarrée de groupes humains qui, à des moments différents de l’Histoire, ont adopté la religion juive. D’après Sand, chez certains penseurs sionistes, cette conception mythique des Juifs comme peuple ancien conduit à une pensée réellement raciste : « Il y a eu, en Europe, des périodes où, si quelqu’un avait déclaré que tous les Juifs appartenaient à un peuple d’origine non juive, il aurait été jugé antisémite séance tenante. Aujourd’hui, si quelqu’un ose suggérer que ceux qui sont considérés comme juifs, dans le monde (…) n’ont jamais constitué et ne sont toujours pas un peuple ni une nation, il est immédiatement dénoncé comme haïssant Israël » (p. 31).D’après Sand, la description des Juifs comme un peuple d’exilés, errant et se tenant à l’écart, qui « ont erré sur mers et sur terres, sont arrivés au bout du monde et qui, finalement, avec la venue du sionisme, ont fait demi-tour pour revenir en masse sur leur terre orpheline », cette description ne relève que d’une « mythologie nationale ». Tout comme d’autres mouvements nationaux en Europe, qui ont revisité un somptueux âge d’or pour ensuite, grâce à lui, fabriquer leur passé héroïque – par exemple, la Grèce classique ou les tribus teutonnes – afin de prouver qu’ils existaient depuis fort longtemps, « de même, les premiers bourgeons du nationalisme juif se sont tournés vers cette lumière intense dont la source était le royaume mythologique de David » (p. 81).Mais alors, quand le peuple juif a-t-il réellement été inventé, selon l’approche de Sand ? « Dans l’Allemagne du 19e siècle, à un certain moment, des intellectuels d’origine juive, influencés par le caractère ‘volkiste’ du nationalisme allemand, se sont donné pour mission de fabriquer un peuple "rétrospectivement", avec la soif de créer une nation juive moderne. A partir de l’historien Heinrich Graetz, des intellectuels juifs commencent à esquisser l’histoire du judaïsme comme l’histoire d’un peuple qui avait un caractère national, qui est devenu un peuple errant et qui a finalement fait demi-tour pour revenir dans sa patrie. »Shlomo Sand affirme que l’existence des diasporas de Méditerranée et d’Europe centrale est le résultat de conversions anciennes au judaïsme. Pour lui, l’exil du peuple juif est un mythe, né d’une reconstruction à postériori sans fondement historique. et puis Si les Juifs d’Europe de l’Est ne sont pas venus d’Allemagne, pourquoi parlaient-ils le yiddish, qui est une langue germanique ? etc. etc. j\’y vais demain boulot douce nuit

    14 juin 2009 à 21:19

  3. cassandra

    Kikou du soir, bouou que de luxe sur ces images; no comment.Voili chère Nicole, merci pour le joli bouquet de fleurs, oui mon week fut bon avec mon fils, ma chienne, mon cheval. Je souhaite de tout coeur que le votre fut une réelle réussite aussi – je vous ai répondu non contrariée au com. en com. sur le même billet. bonne soirée à plus harmony

    14 juin 2009 à 20:01

  4. krikri

    coucou ma chère Nicole, merci de tes passages en mon absence, ça m\’a fait un bien fou de voir tous vos coms quand j\’ai enfin récupéré mon internet, je ne pensais pas que ce serait aussi long, enfin je suis de retour et c\’est le principal, je vois que tu fais toujours d\’aussi agréables billets, celui ci est très agréable, c\’est vrai que ce fut un grand hommebon dimanche ma doucegros gros bisous de tite tortue

    14 juin 2009 à 15:03

  5. Minou

    bonjour Nicoletu vois …. heureusement qu\’il existe encore des hommes qui ont suffisamment d\’argent et de goût pour amasser de si beaux objets, tableaux, meubles et les assembler avec une telle harmonie….. et même s\’ils ne sont plus, on ne peut qu\’admirer ce qu\’ils ont su en faire……… je n\’avais pas suivi la vente ni les polémiques car cela m\’ennuyait mais je ne regrette pas ma visite chez toi…. c\’est superbe…. et toi aussi ne change rien… tant que tu prendras du plaisir à faire de si beaux billets, sur des sujets qui sortent vraiment de l\’ordinaire… même si tu as peu de visites, ça en vaudra la peine…. encore mercigros bisous à toi et bon week endMinou

    13 juin 2009 à 15:20

  6. Harmony

    ponpon et princesse un coup…(Hors ligne)a écrit : Kikou Nicole…Merci pour tes petits oiseaux…Ils sont mmagnifique et tres vrai que pour ns c\’est que du bonheur…Bisous et b–w–end de ne 2…Il y a 1 heure | Supprimer

    13 juin 2009 à 13:33

  7. illyria

    bonjour ma douce je te souhaite de passer uen belle journee ma puce gros bisous illyria http://www.casimages.com/img.php?i=090613055050327907.gif

    13 juin 2009 à 06:08

  8. Mezzarina

    je n\’en attendais pas moins du richissime Yves St Laurent !sa maison est un palais !je me suis toujours demandé quand on a trop d"argent qu\’est ce kon en fait ,he bien , on achète des pièces de collection il n\’y a pas de crise dans le luxe ( parait-il )

    12 juin 2009 à 21:33

  9. fAb'Créa

    Que dire de ce billet…qu\’il est magnifique !Je viens d\’apprécier cette balade chez M. St Laurent.Merci ma douce HarmonyJe te souhaite un bon week end tout ensoleilléGros bisousssssssssssssssssssfAb

    12 juin 2009 à 15:02

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s