La critique est aisée mais l'Art est difficile

Geisha : un Art vivant

   

Sayuri – Memoire d’une Geisha.

 
 

Le mot d’Harmony « Il existe un aspect de la réalité japonaise difficile a cerner, celui de l’authentique Geisha. Lidée reçue penche pour la prostituée de luxe et leur mauvaise réputation vient des hôtesses, dites makura geisha, littéralement « dame d’oreiller », engagées lors des réunions pour messieurs seuls qui ont lieu à l’hôtel.  Elles se vêtent du kimono traditionnel, sans arborer le maquillage consacré, chantent et dansent le même répertoire que les geisha,  servent du whisky ou du saké au lieu de thé, avant de former des couples avec les invités.   La véritable geisha, pratique les « Arts Elevés « et jouit au Japon d’autant de prestige et d’admiration qu’il en est accordé aux sumos. Je vous propose d’entrer dans l’univers secret des femmes les plus raffinées du Japon. »  GEISHA  Le mot geisha se compose des idéogrammes  gei qui signifie « art », et  sha qui signifie  « personne »  ou « pratiquant ».  Une geisha est donc une « personne qui pratique les arts ».  Les geisha appartiennent au « monde des fleurs et des saules ».   « une geisha doit avoir la délicatesse d’une fleur ainsi que la force et la souplesse d’un saule ».   C’est une profession à part entière, la geisha doit savoir animer une réunion ou un dîner pour plusieurs invités et elle participe activement aux moments de plaisir que sont les banquets en apportant les éléments artistiques et esthétiques les plus raffinés. Elle fait partie de l’univers culturel nippon.      En 794, l’empereur Kamnu, un grand admirateur de la civilisation chinoise,  fait édifier une nouvelle capitale : Kyoto, sur le modèle de la capitale de Chine. A cette époque, les filles qui dansaient sur des prières bouddhistes étaient aussi les maîtresses des guerriers et des nobles,de ce mélange : traditions, esthétique et plaisir  allait naître peu à peu l’art des geisha.  Leur rôle se précise : d’abord danseuses et musiciennes, elles eurent ensuite à verser le saké pour les convives des banquets.Les Geisha furent rapidement appréciées par leur éducation,  leur raffinement dans l’art de converser et leur élégance.   Au 18ème siècle, les geisha étaient considérées comme exerçant une profession définie, bien distincte de celle des courtisanes.  Elles ne devaient pas vendre leurs charmes, ni porter de tenues voyantes. L’ouverture des maisons de thé  dans les quartiers de plaisirs en 1712 marque le début du métier de geisha. Les premiers geisha étaient des hommes, dont le travail était principalement de divertir,  par des chants et de la musique, les clients des maisons de thé. Au début de leur intégration aux geisha, dans les années 1750, les femmes étaient appelées onna geisha. Elles devinrent rapidement plus nombreuses que les hommes, qui prirent le nom d’otoko geisha (homme geisha) pour se différencier des femmes. A partir de 1800, toutes les geisha étaient des femmes. En 1779, le gouvernement japonais officialisa le métier de geisha et créa un bureau d’enregistrement, destiné à recenser les geisha et à faire respecter la loi.   L’APRENTISSAGE   L ‘Okiya (maison des geisha) , accueille les apprenties geisha.  En général, la profession s’exerçe de mères en filles mais on trouve aussi beaucoup de filles pauvres, parfois vendues par leur famille, qui était assurée que leur fille recevrait ainsi une éducation correcte.   

De nos jours, la loi exige qu’elles soient allées à l’école jusqu’à 15 ans   

 Dès son plus jeune âge, la petite fille quitte donc sa maison familiale  pour rejoindre l’Okiya,  basée selon le modèle hiérarchique familial. A sa tête une mère (Mama San) qui gère toute la maison. La hiérarchie est basée sur l’ancienneté des filles, l’apprentissage est difficile et long.  
 La hiérachie
Au début de leur formation les jeunes filles sont astreintes à de lourdes tâches ménagères.  Elles sont au service des Geisha. Cette phase est supposée briser et former l’ apprentie Geisha. Cette étape, autrefois assez longue, existe encore mais n’excède pas quelques mois.

 

Trois Maiko posant sour une véranda par Adolfo Farsari en 1885.  

Au terme de la courte formation de Minarai,elles deviennent des Maiko (apprentie Geisha).

Durant cette période « l’apprentie » est assignée à une Geisha  qui lui transmettra son savoir :

l’art de la conversation, de la danse, etc…

De nos jours,l’apprentissage est largement plus court qu’au début du siècle.

GEISHA : ART VIVANT

 

La geisha doit maîtriser l’art de la toilette et de la coiffure comme celui du rituel du thé.

Elle possède la science du chant et de la danse.

  

 

Geisha jouant de la flûte et du shamisen, estampe de Ukiyoo-e, 1800

 Elle joue aussi des instruments de musique traditionnels et connaît l’arrangement floral : ikebana,

la calligraphie, la comédie, la grâce sociale,la conversation et sait donc également entretenir une conversation plaisante,

 nourrie de réparties intelligentes.


En dehors des banquets et des maisons de thés, les geisha donnent aussi

des spectacles publics pour célébrer certains évènements.

 

de soie, les couleurs du kimono se choisissent selon la saison, mais aussi selon l’âge de la porteuse :

les jeunes femmes portent des couleurs vivestandis que les geisha de plus de trente ans

choisissent des couleurs plus discrètes.Le kimono est plus ou moins épais selon la saison :

 le kimono d’été est en simple gaze de soie ;le kimono d’automne est en soie non doublée.

 Enfin, le kimono d’hiver, est doublé de crêpe.

 

   

Le kimono est noué dans le dos par une large ceinture de soie, nommée obi .

Cet obi se noue différemment selon l’âge de la geisha :

 les femmes mûres le portent en « nœud de tambour », 

mais les maiko le portent « en traîne »,  avec un nœud qui remonte jusqu’aux omoplates,

 le bout de l’obi traînant presque par terre.Un tel nœud nécessite un obi de plusieurs mètres de long,

Enfiler un kimono et nouer un obi est une opération complexe,d’autant que, les kimonos sont tous de la même longueur

quelle que soit la taille de la porteuse, il est généralement nécessaire de replier le tissu du kimono sous l’obi,

 sauf pour une geisha très grande.Les kimonos sont fabriqués et peints à la main,

 

 

 ce qui les rend très chers : entre 5000 et 6000 euros pour un bon kimono.  

En guise de sous-vêtements, les geisha portent une simple bande de tissu fin

enroulée autour des hanches, puis une combinaison Cette combinaison doit être en harmonie avec les couleurs du kimono,

 car elle apparaît en deux endroits :au niveau des chevilles quand la geisha relève son kimono pour marcher,

 et au niveau du col, qui est traditionnellement cousu chaque matinà la combinaison choisie par la geisha, puis décousu le soir pour être lavé.

 

 chaussures en bois, pointues, assez hautes, avec des lanieres laquées.

 

Les geisha portent aux pieds des chaussettes « tabi »

qui se boutonnent sur le côté de la cheville

pour en épouser parfaitement la forme. 

  

    

 Le visage est entièrement fardé de blanc, par-dessus une couche d’huile.

 

Un bâtonnet de paulownia séché sert à dessiner les sourcils et le contour des yeux  

Une creme jaune pâle (à base de déjections de rossignol)

est utilisée comme creme pour le visage.

Un morceau de cire est malaxé, puis appliqué sur le visage, le cou et la poitrine.

Des bâtonnets de pigments sont employés pour appliquer du rouge sur les joues.  

La décoration de la nuque est très importante,  

au Japon, un cou dénudé est très érotique.

 le Japonais regarde d’abord leur gorge et leur nuque,

 raison pour laquelle les geishas portent des kimonos décolletés dans le dos.  

On voit l’arete de leurs premieres vertebres dorsales.

Sur la nuque, on dessine un motif appelé  » sansbon-ashi  » trois jambes . 

Le maquillage est une opération délicate, les « nouvelles » se font souvent aider,

 par la suite, elles doivent apprendre à faire leur maquillage elles-mêmes.

 Au fur et à mesure de leur carrière, elles diminuent la quantité de maquillage;

les geisha de plus de 30 ans ne portent quasiment plus de maquillage.

 

 

  

   

Les coiffures sont des chignons traditionnels japonais.

Elles sont faites chez un coiffeur spécialisé et doivent tenir une semaine.

 Afin de ne pas aplatir leur coiffure,

les geisha doivent dormir sur un « repose-nuque ». 

 

La coiffure typique des maiko est dite en  « pêche fendue » ;

il s’agit d’un chignon divisé en deux

et au milieu duquel apparaît une étoffe de soie rouge.

 Les chignons sont ornés de peignes, ainsi que d’épingles à cheveux.

Quelques sources : Click Japan, Wikipédia, Niahon Zen

avec un cadeau de mon ami Sergio, je vous dis

Sayônara

 


 

 

 

8 Réponses

  1. Minou

    coucou Nicoleil y a longtemps que je n\’étais pas venue te rendre visite … et je suis heureuse d\’être ici… super documenté ce billet mais je n\’arrive pas à adhérer à cet art à part entière mais qui utilise la femme… c\’est sans doute cela qui m\’ennuie !!! enfin on pourrait en discuter longtemps… je ne vois pas le temps passé !!! les semaines défilent à grande vitesse… ouhhhh si on pouvait arrêter le tempsgros bisous à toi et à bientôt

    3 juin 2010 à 20:54

  2. Cricri

    Bisous mon amie.A très vite j\’espère, voici encore un +5

    3 juin 2010 à 20:09

  3. Harmony

    ★ ✿✿✿ .Betty .Boop✿✿✿ ★ . a écrit :coucoua bientotbetty boop 15 avril 16:48 -stOrm. ★░░ஐ─╬╬╬─░░ † . a écrit :ok miss🙂 bon voyage à toi et profite bien de ton séjour au soleil …moi je pars fin avril au mexique pour me marié en mai … byeee harmonie ,bisous 21 mars 11:44

    2 juin 2010 à 07:31

  4. Cricri

    Bonjour ma tite NicoleJe te souhaite une belle fête des mamans, j\’espère que tu passe un merveilleux séjour????Encore un +5 car je pense à toiGros bisous et reviens vite

    31 mai 2010 à 09:24

  5. Cricri

    Me revoici, kikou ma tite NicoleEncore un +5 car je pense à toiGros bisous mon amie

    29 avril 2010 à 19:44

  6. Cricri

    Kikou ma tite Nicole,J\’espère que tu passes un bon séjour et que les Pâques se sont bien passée aussi?Je te fais de très gros bisous et te donne un + 5Tu le mérites vraimentA bientôt

    8 avril 2010 à 16:31

  7. Cricri

    ha! ha! ha! Coucou ma tite NicoleMoi je sais que tu es pas là mais je t\’envois de gros bisous et un +5

    25 mars 2010 à 21:37

  8. ♫♪ ∂αℓιℓα

    je crois ke c\’est demain ke tu pars alors je tenais à te souhaiter bon voyage mais kome je sais ke tu seras pas là, je ne passerai plus juska ton retour! profite bien ! a bientôt biz♥

    20 mars 2010 à 11:42

Laisser un commentaire

Entrez vos coordonnées ci-dessous ou cliquez sur une icône pour vous connecter:

Logo WordPress.com

Vous commentez à l'aide de votre compte WordPress.com. Déconnexion / Changer )

Image Twitter

Vous commentez à l'aide de votre compte Twitter. Déconnexion / Changer )

Photo Facebook

Vous commentez à l'aide de votre compte Facebook. Déconnexion / Changer )

Photo Google+

Vous commentez à l'aide de votre compte Google+. Déconnexion / Changer )

Connexion à %s