La critique est aisée mais l'Art est difficile

Watteau « le sage » : peintre des fêtes galantes

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

et chez Harmony 

 

Jean Antoine Watteau
 
ou
 
Wateau
 
Valenciennes, octobre 1684-Nogent-sur-Marne, juillet 1721
 
 
 
 
 
Portrait par Rosalba Carriera, 1721
 
 
 
 
Ce peintre français naît dans une famille pauvre, son père est couvreur,
 
Jean-Antoine grandit sans tendresse, le père est si violent
 
qu’il devra rendre des comptes à la justice.
 

Watteau tient certainement de là son tempérament solitaire et mélancolique

Valenciennes est une ville française depuis peu, 

sa formation se fait donc entre peinture française et peinture flamande.

 

          Sa vie 

 

Est une énigme, instable, inquiet, bohême (il vit chez les autres) poéte,

on ne lui connait pas de liaison féminines. Il fuit le luxe de ses mécènes. 

 Cependant,Watteau est le créateur d’un nouveau genre avec

 

"Les fêtes galantes"

    

    Caractéristiques

 

 

 

" Plaisir d’Amour " 61 x 75 cm, Gemaldegalerie, Dresde

De ses Flandres natales, Watteau garde un amour inné pour la nature, les bois, 

 les clairières, le ciel et le plein air, il apporte un sang neuf,

 bien qu’un "peu décor d’opérette", qu’il oppose à l’Antique, 

la mythologie, les scènes de genre simples, raffinées mais jamais triviales. 

Il apporte des lumières caressantes, une harmonie de couleurs,

 un vestiaire très inspiré de la comédie italienne :

 Petits marquis, jeunes coquettes, bergers, une vie qui sourit,

 tout en finesse et légèreté. Il court les théâtres et fuit la société.

Watteau est un excellent dessinateur,

 il sait reproduire d’un trait de crayon la délicatesse d’un geste

ou d’une expression de tendresse.

 Il accumule une masse de dessins dont il se sert pour composer ses toiles.  

  

Son époque 

  

"Voulez vous triompher des belles ?"

 

Le XVIII ème siècle laisse dans les esprits une image de frivolité

 alors qu’il fut ponctué de guerre et se termina par la Révolution.

(voir le billet et l’album photo Fragonard)

Le Régent, puis Louis XV sont des adeptes du plaisir,

 ce qui peut expliquer que l’Art en soit influençé.

Seul Marivaux, son contemporain, et ses piéces

ou il étudie les sentiments amoureux,

avec beaucoup de spiritualité, peut lui être comparé.

D’ailleurs les "Fêtes galantes" pourraient aussi bien se nommer "Marivaudages".   

 

 

"Le Faux pas" 40 x 31.5 cm, Musée du Louvre, Paris

 

Louis XIV vient de mourir,   

son règne s’achève dans les invasions, la famine et les épidémies.

 Les nobles fuient la cour de Versailles pour se réfugier dans les salons parisiens.

Ces privilégiés se montrent amateurs de peintures décoratives

pour garnir les boiseries de leurs salons et de leurs boudoirs.

 (voir billet sur les arts décoratifs)

Tout un petit monde d’artistes et de marchands se met à leur service.

 Ces marchands, le nom de l’époque est merciers pour tous les fournisseurs

d’objets à la mode ou qu’ils mettent à la mode, vont prendre Watteau,

 dont le talent s’affirme, sous leur protection, Gersaint, l’un d’entre eux, en particulier.

 Le lendemain de la mort de Louis XIV, Philippe d’Orléans, son neveu, devient régent.

 

 

"L’Indifférent" huile sur toile 26x19cm, 1917, musée du Louvre.

 

 Après le long règne du roi, c’est la jeunesse, l’intelligence, le bonheur au pouvoir.

 Une époque brillante commence, de plus c’est la paix partout en Europe.

 

 On demande à Watteau d’incarner l’esprit de la Régence, son allégresse…

 Mais Watteau refuse, il ne veut ni devenir un peintre officiel,

ni même se rendre "plus visible", comme on le lui demande avec insistance.

 Ombrageux, indépendant, avançant en aveugle dans son art,

il ne s’estime pas prêt. Dans l’embellie d’une époque qui bascule,

 il se préoccupe d’abord de ses propres bouleversements,

car il est en train de s’inventer lui-même.  

 

     

Watteau appartient à l’académie depuis 1712, il a obtenu le second prix avec

 

 

"L’Enseigne de Gersaint" 1720, 163 x 308 cm, Charlottenburg Palace, Berlin

  

cette dernière lui réclame "un morceau de réception", depuis 5ans,

 normalement le sujet est imposé, mais là, fait exceptionnel,

 le choix est laissé à l’artiste.

Watteau présentera une oeuvre nommée de diverses façons :

"L’embarquement pour Cythère"

ou "Retour de Cythère"

 (ce qu’a toujours privilégié mon professeur de fac et qui semble,

en étudiant le tableau, le plus logique.) 

Cette oeuvre de réception à l’Académie royale de peinture s’appelait

"Pélerinage à l’île de Cythère".  

 Les couples représentés sont sur le point de quitter le royaume de Vénus,

 déesse de l’amour. Ils s’éloignent de la statue parée de roses

à laquelle ils sont venus rendre hommage.

Le carquois et les flèches symbolisent les armes toutes-puissantes de la passion.

La guirlande des personnages se déploie en diagonale dans un paysage vaporeux.

Avec Watteau, la mythologie prend pied dans la réalité quotidienne :

son décor et ses héros évoquent des lieux et des êtres familiers.

 

 

 

 "Pélerinage à l’île de Cythère" 1717, 128 x 193 cm, Musée du Louvre, Paris 

  

Son oeuvre est une invitation à l’amour et célèbre les fêtes et les plaisirs.

  

 

 

"Diane au bain" entre 1712 et 1717, peinture sur toile, 80 cm x 101 cm,

Paris, Musée du Louvre

 

 

 

"Les charmes de la vie", huile sur toile, Londres, Wallace Collection. 

 

 

 

 "La collation" Collection privée

  

  

 "Réunion en plein air"  60 x 75 cm, Gemaldegalerie, Dresde

 

 

 

 

"L’accord parfait" 1717-1718, Los Angeles, County Museum of Art 

 

 

Postérité 

  

Watteau n’enseigna pas, mais il a eu plusieurs disciples, 

cependant comme pour Fragonard, ses amateurs disparurent avec

les "règnes" de Voltaire et Diderot.

A la fin du XVIIIème siècle, à l’école des Beaux Arts,

les élèves de David se plaisaient à jeter des boulettes de papier sur

"Le retour de Cythère".

Ingres lui, prenait plaisir à copier les dessins de Watteau.

Watteau sera très apprécié par les romantiques,

ainsi que par Beaudelaire et Verlaine.

Les frères Goncourt parlent de lui comme

 "le plus grand poète du XVIII ème siècle".

Peu de peintres, furent aussi copiés que Watteau.

 

Anecdote

 

L’indifférence à l’égard de Watteau était telle, que "Le Gilles", 

 exposé en plein air et non vendu,

fut acheté par le premier conservateur du Louvre, pour lui-même.

 En 1845, il entra au Louvre et Watteau fut de nouveau reconnu.

 

 

 

"Pierrot" ou "Le Gilles", 1718-19, 184 x 149 cm, Musée du Louvre, Paris 
 

Cette toile était sans doute destinée à servir d’enseigne au Théâtre de la Foire,

troupe de comédiens qui jouaient des oeuvres dans la tradition de la

"Commedia dell’arte" Italienne.

Le personnage représenté est le type du serviteur naïf et toujours berné,

 Gilles, proche de Pierrot.

La scène fait peut-être allusion au titre de l’une des pièces dont il est le héros

"A laver la tête d’un âne, on perd sa lessive"!

En effet, derrière le jeune niais aux bras ballants,

apparaît le docteur Balanzone, monté sur un baudet.

Les protagonistes, qui semblent attendre pour jouer un mauvais tour à

Gilles, sont Léandre, l’amoureux à la coiffe en forme de crête,

Isabelle l’ingénue, et le maître de Gilles.

L’on a vu dans ce tableau qui contraste avec la gracieuse insouciance

de la plupart de ses oeuvres un aveu de la mélancolie de Watteau.

  

Sa mort  

Il décède à l’âge de 36 ans, miné par la tuberculose,

 après avoir peint dans son lit, un Christ en croix pour le curé de Nogent,

 parce qu’il trouvait le sien pitoyable et mal "accomodé".

Comme de coutume, et pour mieux assurer son salut,

le prêtre lui demanda de brûler ses tableaux de "nudité", 

 on ne sait pas si Watteau le fit..

 

 

  

     

  

 

 

 

                 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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6 Réponses

  1. Cricri

    Encore un +5 ma Nicole.Je te souhaite une très bonne soirée et une douce nuit.Gros bisous mon amie

    28 septembre 2010 à 19:53

  2. krikri

    quel plaisir de retrouver ton blogcomment vas tu ?bonne fin de week endgros gros bisous

    26 septembre 2010 à 15:21

  3. Cricri

    Kikou ma petite Nicole +5Je te souhaite une très bonne journéeGros bisous

    24 septembre 2010 à 08:02

  4. ♥●•٠·˙∂αℓιℓα˙·٠•●♥

    BONSOIR Harmony, je reviens de ton 1e billet ou faut pas laisser de com; moi non plus j\’aime pas automne, on rentre dans des journée moins ensoleillé, + frais, mais ya de belles couleurs automnales !!!bien sur ke j\’ai chanté colchique dans les près et encore maintenant, il m\’arrive de la fredonner !je te souhaite une bonne soirée♥ps: la rue de ma belle mère s\’appelle Watteau !

    23 septembre 2010 à 17:25

  5. mireille

    il ya quelques toiles que j\’aime bien,mais ce n\’est pas mon fort!!moi,les peintures comme cela!!!!mais tres bon peintre c\’est sur!!bon mardi et bisussssssssssss

    21 septembre 2010 à 13:21

  6. Claudie

    Je le connais moins que les impressionnistes mais ses toiles sont agréables. Dommage il est mort jeune, il aurait pu en faire encore beaucoup d\’autres. bon mardi.

    21 septembre 2010 à 11:29

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