La critique est aisée mais l'Art est difficile

Claude François vedette du Festival européen de la photo de nu !!!

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Plus de trente-cinq ans après sa mort,

le chanteur sera la vedette du Festival européen de la photo de nu qui se tiendra en mai à Arles.

Les clichés, qu’il signait du pseudonyme de François Dumoulin,

étaient pris au moulin ou dans son appartement parisien.

Le 21 mai 1974, Claude fonde le magazine « Absolu », publié par les éditions Du Moulin

et ne laisse à personne d’autre la responsabilité de sélectionner les photos qui illustrent ce périodique de charme.

Admiratif de l’œuvre de David Hamilton qu’il a rencontré en 1972

et à qui il a pris le « truc « de mettre de la vaseline sur l’objectif pour donner un côté sucré et flou aux clichés

et passionné des jeux de lumière sur les peaux nacrées,

Cloclo devient à son tour metteur en scène et photographe à l’occasion.

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Pour préserver un certain mystère, il travaille sous le pseudonyme de François Dumoulin qui sera vite éventé.

En tout, il dirigera une quarantaine de séances photos, toujours accompagné par Gilbert Moreau,

le photographe du magazine « Podium » que détenait Cloclo,

qui se chargeait de la lumière et du cadrage.

Essentiellement avec des femmes. Mais aussi quatre ou cinq hommes.

« Claude François avait un souci de l’esthétique et s’était toujours intéressé à la lumière

lorsqu’on le prenait en photo durant sa carrière de chanteur.

C’est donc logiquement qu’il est passé derrière l’objectif.

 Depuis 12 ans, il posait pour des photographes.

Après, comme il aimait les femmes, ce n’est pas un hasard s’il s’est essayé au nu.

Mais sans jamais verser dans le vulgaire. »

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Le moulin de Dannemois est le théâtre de la plupart de ses séances.

Parfois il allait aussi dans son appartement à Paris ou dans l’hôtel de la porte de Sèvres,

qui avait un ascenseur bulle en extérieur.

Il y a eu aussi quelques photos prises dans la maison en Normandie de son ami Gilbert Moreau.

C’est d’ailleurs avec son ami photographe que Claude François met en scène ses ambiances particulières,

dans sa chambre, au bord de la piscine et sur son lit.

La plupart des mannequins qu’il recrutait par agences étaient étrangères, Suédoises, Danoises, Anglaises…

Cela lui permettait de tomber sur des modèles qui ne le connaissaient pas ou pas trop. Donc de faciliter son travail.

Les séances duraient en moyenne une après-midi entière.

Rien que pour régler la lumière, Claude François prenait parfois jusqu’à deux heures.

« Les reportages s’étalaient de 15 heures à 22 heures, reprend Fabien Lecœuvre, qui a vécu cette période.

Il ne couchait pas chaque fois avec les filles. Mais cela est arrivé. Certaines me l’ont confirmé.

Mais c’était après le travail. Le shooting excitait les deux parties et ça se finissait au lit. »

Mais très vite ces photos sensuelles nuisent à l’image du chanteur populaire à midinettes.

« Le ministère de l’Intérieur l’a d’abord obligé à vendre le magazine sous sachet,

pour que ses fans ne le feuillettent pas dans les librairies, assure Fabien Lecœuvre.

Claude François a été convoqué au commissariat pour ça. »

Les parents de fans se plaignent.

La polémique enfle. Le président de la République Valéry Giscard d’Estaing lui-même s’en mêle.

« Sa femme Anne-Aymone était fan de Cloclo,

VGE a donc demandé à son gouvernement de le laisser tranquille. »

En remerciement de ce coup de main, Claude François est venu chanter à l’arbre de Noël de l’Elysée.


Mais les ennuis ont continué, Cloclo a reçu des pressions.

Les paroliers ne voulaient plus collaborer, il a senti que cela pouvait mettre en danger sa carrière de chanteur,

alors il a immédiatement tout stoppé,

indique Julien Lescure, le gérant du moulin-musée de Dannemois, qui dispose de notes de services

et de courriers de la star.

Claude François doit se résoudre à céder totalement son journal érotique le 31 mars 1976.

Quatre ans après ce cliché, c’est dans cette salle de bains qu’il décède.


Les visiteurs de cette exposition auront droit à une pépite,

un cliché que personne n’a jamais vu et qui devrait susciter l’émotion 

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une photo d’une jeune femme qui pose dans la salle de bains de l’appartement parisien de l’artiste,

situé au 46, boulevard Exelmans (XVIe).

Cette photo a été prise en mars 1974, dans le miroir, on aperçoit une applique, que personne n’avait jamais vue.

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Toutes les photos avec des murs aux pierres apparentes ont été prises dans sa chambre au Moulin.

Le moulin était un ancien relais de poste du XVIIe.

Quand ils y allaient, ils s’enfermaient pour trois jours.

Ils y ont réalisé des clichés avec notamment un canapé assez rococo.

Cloclo avait racheté tout le mobilier du célèbre bordel parisien One Two Two quand il a fermé.


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Une Réponse

  1. Tu m’en apprends des choses !!!
    J’ai entendu à la radio le décès de Claude en revenant de faire des courses, c’était la première belle journée de soleil que nous avions cette année là.
    Pour l’applique c’était bien une idée de cette époque d’aller mettre quelque-chose qui conduit l’électricité au-dessus d’une baignoire.
    Bises et bon dimache.

    2 février 2014 à 11:16

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