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Actualités politique et histoire

EPHESE en Turquie : la maison de la Vierge Marie

 

 

   

Le mot d’ Harmony

« Je souhaitais visiter Istanbul et Ephèse, pas vraiment au même endroit!!!

Mon amour pour la mer a tranché, je suis allée dans un hôtel près de Bodrum

et de là j’ai pu circuler dans différents endroits, dont bien évidemment Ephèse. » 

 

 

 au nord l’église de la Vierge, elle aurait été la dernière demeure de la Vierge Marie,

 qui y vécu et y mouru.

source pour la maison : le guide des voyages entre autres..

 

Dans la Bible, Jésus sur la Croix confia sa mère à saint Jean l’Evangéliste.

Vers l’an 37, ce dernier a amené la Vierge Marie à Ephèse après la mort du Christ,

  afin de fuir la persécution à Jérusalem.

 Elle y a vécu jusqu’à la fin de ses jours dans une petite maison (Meryemana evi )

 construite pour elle sur le Bulbul Dagi (Koressos, Mont Rossignol)

  avec vue sur le port, la mer et les îles à environ 7 kms d’Ephèse.

Elle y demeura jusqu’à sa bienheureuse Assomption, ou dormition selon les orthodoxes.

L’emplacement de la maison fut révélé par une vision d’une mystique allemande.

Elle aurait eu une vision de Marie dans sa maison sans jamais avoir visité le lieu.

Un prêtre nommé Gouyet découvrit l’endroit décrit,

 envoya un rapport à Paris et à Rome, mais ne fut pas pris au sérieux.

Dix ans plus tard, en 1891, H. Jung trouva à son tour

 les ruines d’ une « chapelle » qui correspondait aux descriptions faites:

c’ était un petit lieu de culte dont le toit s’était écroulé, aux murs en ruine,

 et là se trouvait une statue, aux mains cassées, de la Vierge Marie.

Des fouilles et des restaurations furent faites jusqu’en 1894.

En 1950-51, au cours de fouilles pratiquées en vue de la construction d’une église,

 une source sacrée aux eaux légèrement salées et aux propriétés curatives,

 fut découverte.

 

 

 

Cet endroit fut officiellement déclaré reliquaire par l’Eglise Catholique Romaine en 1896.

Il fut sanctifié par Paul VI en 1967,

 après que le Vatican ait confirmé que la Vierge Marie

avait bien passé les dernières années de sa vie içi.

Depuis la visite de Jean Paul II en 1979, l’endroit est devenu un lieu de pélerinage

 très frequenté, et chaque année, au 15 août, une cérémonie est célèbrée

afin de commémorer l’Assomption de la Vierge.

Benoît XVI a aussi visité la maison de la Vierge le 29 novembre 2006.

La messe est célébrée chaque matin à 07:30 et le dimanche matin à 10:30.

 

Elle fait l’objet d’un véritable culte, y compris chez les turcs musulmans.

 

L’édifice en question est en réalité une petite église byzantine,

datant probablement d’après le plan et la technique de construction, du XIIIe siècle,

Bien qu’elle ait été construite au-dessus des vestiges d’un bâtiment plus ancien,

 il n’existe aucune preuve archéologique qu’il ait pu remonter aux temps apostoliques. 

 

 

 JE VOUS SALUE MARIE

 

pleine de Grâce

 

le Seigneur est avec vous

 

Vous êtes bénie entre toutes les femmes

 

Et Jésus, le fruit de vos entrailles, est béni.

 

Sainte Marie, Mère de Dieu,

 

priez pour nous pauvres pécheurs

 

maintenant et à l’heure de notre mort.

 

Amen !

 

    http://www.tresors.ca/chapelle-index.htm

 

 

 

 

 

 

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Que du bonheur pour vous

 

 

 

 

Désolée d’être si peu présente,

je ne vous oublie pas,

que ce muguet vous porte chance.

 

 

 

Dali j’ai encore perdu le cadre en route…

mais pas le style d’écriture..

 

 

 


Devenez mécène de Versailles en adoptant………….

 

Devenez mécène du château de Versailles

 

Adoptez une statue, un arbre…

Les statues

 

La campagne de restauration des statues, lancée en 2005 a rencontré un vif succès

 et se poursuit chaque année

 

à ce jour, plus d’une centaine de statues ont pu être restaurées

grâce à des donateurs de tous horizons :

 français ou étrangers, PME, grands groupes, particuliers, fondations, associations et collectivités

 

dont les noms figurent sur des plaques au pied de chaque statues.

 

5 bustes, 7 vases et 17 statues sont encore à adopter

et 8 attendent le bienfaiteur qui permettra de réaliser leur copie

afin que l’œuvre originale soit mise à l’abri à l’intérieur du Château.

Les bancs

 

Cette campagne s’est enrichie d’une nouvelle possibilité :

 associer son nom à la restauration d’un ou plusieurs bancs anciens, en pierre ou en marbre,

parmi les 170 que compte le Jardin de Versailles.

 

30 bancs actuellement démontés et déposés dans les réserves du Château,

 seront remis en place, après restauration, en différents emplacements des Jardins.

 

Plus d’une cinquantaine de bancs ont été adoptés.

Une plaque au pied de chaque banc rappelle la générosité de son donateur.

Aujourd’hui, près d’une trentaine de bancs attendent le bienfaiteur

qui permettra de leur redonner leur éclat d’antan.

Budget avant réduction d’impôt : 3 800€

 


Les oeufs de Fabergé pour les tsars et des pensées pour ma Douce

 

 

 

 

 

 

                  

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Bonjour ma Douce,

Pâques, ce fut ton dernier billet, sur ce fond,

 après tu nous a quitté alors que tu n’avais que 30 ans

 et un petit garçon,

pour un ailleurs où tes souffrances ont cessées.

Ton blog est resté ouvert un moment,

 je m’y rendais comme si tu étais encore parmi nous,

puis il a été fermé. 

L’an dernier je n’ai pas pu parler de toi, que je n’oublie pas,

puisque j’étais hospitalisée, mais cette année,

 en choisissant ce fond,

c’est un peu de toi qui revient dans la blogosphère."

 

   

 
  

  Je me permets de republier le billet qui suit (très peu rémanié) et qui n’avait été vu que par 4 amis,
c’est peu pour d’aussi belles pièces!!
 

 

 

 

Pierre-Karl Fabergé

 

  30 mai 1846 Saint-Pétersbourg1920  Lausanne

 

 

 

 

Il était issu d’une famille protestante picarde émigrée en Allemagne, puis en Russie,

 

 à la suite de la Révocation de l’Édit de Nantes, en 1685 et prendra le nom de Karl Fabergé.

 

A la suite de son père, Gustav, il prend en main les destinées de la maison Fabergé en 1870

et devient un célèbre joaillier russe.

 

 

 

  Alexandre III, tsar de Russie, lui accorde en 1884

le privilège d’être le fournisseur de la cour des Romanov.

 Il le restera sous Nicolas II. Il fut également reconnu auprès de la cour d’Angleterre,

 

 de Thaïlande, de Suède et de Norvège.

 

Il est connu pour ses créations d’objets décoratifs raffinés :

 

œufs, fleurs, bijoux, figurines, cadres, pendules, boîtes, etc.

 

 

Ses matériaux favoris étaient les pierres semi-précieuses de l’Oural

 

               dont les plus caractéristiques sont la néphrite (sorte de jade vert),

 

la bowenite (pierre vert clair à blanc), la rhodonite (rouge marbré de noir),

 

mais aussi entre autres le cristal de roche et l’agate,

 

 les émaux souvent guillochés de façon remarquable et les métaux nobles,

 

 dont l’or de quatre couleurs (jaune, blanc, rose et vert).

 

 

 

 

Il diversifie ses styles, beaucoup de « néo » : Rococo, Louis XVI, Empire,

 

 Renaissance, un peu d’art nouveau (l’œuf au muguet, quelques vases et plats)

 

et dans la succursale de Moscou énormément de style panslavique.

 

 Certaines pièces préfigurent de façon troublante l’art déco, voire le modernisme.

 

 Ses objets évoquent l’art de vivre de la dynastie des Romanov juste avant sa chute.

 

 

 

              

          L’Oeuf au Mémoire d’Azov, conservé au Musée du Kremlin à Moscou 

 

 

Un œuf de Fabergé est un œuf de Pâques en joaillerie produit par Pierre-Karl Fabergé.

Une série, de cinquante-deux ou cinquante-six selon les sources,

 fut produite jusqu’en 1917 pour le compte des tsars Alexandre III et Nicolas II,

 qui les offraient à leurs épouses respectives, Maria Fedorovna et Alexandra Fedorovna.

 

 

Oeuf du courronement fermé

 

 

 

 ouvert

 

 

   

 Si le motif extérieur était souvent demandé par le commanditaire,

 l’intérieur recelait toujours un secret qui n’était révélé que lors de la livraison.

 

 

 

 

 

Fabergé s’inspirait de l’art byzantin.

 D’autres oeufs furent ajoutés à la collection et commémoraient certaines dates importantes

 comme le couronnement du Tzar Nicholas II,

 l’avènement du chemin de fer jusqu’en Sibérie, certains anniversaires.

 

  Oeuf du qinzième anniversaire

 

 

 

D’autres mirent en scène le yacht impérial, la cathédrale Uspensky,

            le palais Gatchina et, plus tard, durant la Guerre,

 les oeufs représentèrent la Croix rouge et les militaires.

La collection comporte 56 oeufs impériaux.

 

 

 

 

 

 

L’histoire débute en 1884 alors que Pierre Charles Fabergé fabriqua un œuf de Pâques

 commandé par le tsar Alexandre III pour son épouse, la tsarine Maria Feodorovna.

Cet œuf devint légendaire et le tsar nomma Fabergé fournisseur impérial.

 Pour honorer sa charge, il devait créer un nouvel œuf chaque année.

 Pendant onze ans, la tsarine reçut un œuf, symbole de vie et de résurrection.

 

Oeuf de la Résurrection 

 

 

 

 

 

 

 

 

A la mort d’Alexandre,

son fils Nicolas II poursuivit la tradition en commandant chaque année

 deux œufs à l’entreprise Fabergé. A Pâques,

Fabergé en personne devait présenter un œuf à la douairière Maria Feodorovna

 pendant que son assistant devait présenter le deuxième à Alexandra Feodorvna,

 la femme de Nicolas. En tout, cinquante six œufs furent produits entre 1885 et 1917.

L’oeuf devait toujours contenir une surprise qui était tenue secrète,

 même des membres de la famille et ce, jusqu’au jour de Pâques.

 

 

Oeuf de la Resurrection 

 

 

 

Oeuf à l’horloge et au coq 

 

 

            Quand le Tsar, curieux, demandait à Fabergé de dévoiler le secret

 ou au moins de lui donner un indice,

 Fabergé répondait irrévocablement et à chaque fois:

"Votre majesté sera satisfaite!".

 

 

 

 

             La Maison Fabergé en Allemagne perpétue la tradition

 

 avec son maître-artisan et joaillier Victor Mayer.  

 

C’est en Russie que la célébration de Pâques atteint son plus grand éclat.

 

 Pâques est la plus grande fête du calendrier orthodoxe russe.

 

           Tolstoï, Gogol, Dostoïevski ne choisissent-ils pas la nuit de Pâques

 

pour faire renaître leurs personnages après des drames et des bouleversements.

 

          Ici, Pâques est célébrée par un échange d’oeuf et trois baisers accolades.

 

            Le type d’oeuf offert dépend de la fortune de chacun

 

mais l’oeuf de poule peint est, sans conteste, le plus populaire.

 

Vient ensuite l’oeuf de verre, de porcelaine, de bois, d’argent jusqu’à l’oeuf précieux en or

 

Oeuf saint Georges 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Oeuf au muguet 

 

 

 

 

 

 envers

 

 

 

 

 

 

Oeuf triptyque 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Il est bien évident que le petit peuple ne pouvait s’offrir de tels oeufs.

 

         Pour la Pâque, il était de coutume d’offrir des oeufs naturels,

 

en bois ou en pierre, peints de vives couleurs.

 

Ceci vaut pour tous les orthodoxes.


 

 

 

 

Même et surtout en ces jours de fêtes je vous prie de tout mon coeur,

 de vous arrêter sur le flash qui suit, il concerne une petite fille

 qui se nomme Shanna et une demande de Martine sa maman.

Merci et

 

 

 

 

 

 

 

Mon nom est Guy Môquet, j’ai 17 ans

 


 

 

   

 

 

 

 
 
 
 
 
  
 
 
Mon nom est Môquet, Guy,
 
 je suis né à Paris le 26 avril 1924 et j’ai 17 ans.
 
Prosper Môquet, mon père, est un cheminot, syndicaliste,
député communiste du 17e arrondissement. Son frère, mon oncle Henri,
est concierge au siège du parti. Quant à ma tante, Rosalie, également militante,
elle est bien insérée au coeur du parti communiste.
 
Je suis au lycée Carnot et fervent militant des jeunesses communistes.
 Pierre-Louis Basse me présente comme un « titi »,
 volontiers gouailleur tout en ne dédaignant pas d’écrire des poèmes,
 plaisant aux filles et doué dans les disciplines sportives.
 Au sprint, mon seul rival est Charles Éboué, fils de Félix Éboué. 
 
 
 Edouard Daldier ayant dissous le Parti communiste en septembre 1939,
 mon père a été déchu de son mandat de député en février 1940
et  arrêté le 10 octobre de la même année.
L’URSS ayant signé un pacte de non-agression avec les nazis,
les communistes français s’opposent à la guerre
 (considérée comme une guerre impérialiste contre les intérêts de la classe ouvrière).
 De nombreux militants sont donc arrêtés par le gouvernement français
 sous l’accusation de sabotage, démoralisation de l’armée,
bref, pour avoir affaibli les arrières.
 
 
 
La maison ou je suis né, 34 rue Baron, dans le XVIIe arrondissement de Paris
 
  
 
Pour ma part je distribue des tracts, dans ces tracts, c’est surtout la misère qui est épinglée :
 
 « Des magnats d’industrie (Schneider, De Wendel, Michelin, Mercier, tous, qu’ils soient juifs, catholiques, protestants ou francs-maçons, par esprit de lucre,
 par haine de la classe ouvrière,
ont trahi notre pays et l’ont contraint à subir l’occupation étrangère.
 De l’ouvrier de la zone, avenue de Saint-Ouen, à l’employé du quartier de l’Étoile,
en passant par le fonctionnaire des Batignolles, les jeunes, les vieux,
les veuves sont tous d’accord pour lutter contre la misère… ».
 
 Ils réclament également la libération des prisonniers communistes
incarcérés depuis l’automne 1939.
 

A l’âge de seize ans,

 je suis arrêté le 15 octobre 1940 au métro Gare de l’Est par trois policiers français,

 dans le cadre du décret-loi Daladier du 26 septembre 1939

interdisant la propagande communiste.

Passé à tabac pour que je révèle les noms des amis de son père, et emprisonné à Fresnes,

puis à Clairvaux, je suis par la suite transféré, malgré mon acquittement,

 au camp de Châteaubriant (Loire-Atlantique),

où étaient détenus d’autres militants communistes généralement arrêtés entre

septembre 1939 et octobre 1940. On me met dans la baraque 10, 

 la baraque des jeunes, où je mes lie d’amitié avec Roger Sémat et Rino Scolari.

Ce dernier, un peu plus âgé que moi.

 

Le 20 octobre 1941,

Karl Hotz,  commandant des troupes d’occupation de la Loire-Inférieure,

est exécuté à Nantes par trois jeunes communistes.

Le ministre de l’Intérieur du gouvernement de collaboration de Pétain, Pierre Pucheu,

sélectionne des otages communistes, dont je fais partie, 

« pour éviter de laisser fusiller cinquante bons Français »

  dix-huit emprisonnés à Nantes, vingt-sept à Châteaubriant

et cinq Nantais emprisonnés à Paris.

 Le jour de mon arrestation, on a saisi sur moi un poème contenait le quatrain suivant :

« Les traîtres de notre pays

Ces agents du capitalisme

Nous les chasserons hors d’ici

Pour instaurer le socialisme. »

   

Butte aux fusillés

 

Deux jours plus tard,

neuf poteaux sont dressés à la Sablière, vaste carrière à la sortie de Châteaubriant.

 Nous sommes vingt-sept otages, répartis en trois groupes, à nous y appuyer,

refusant qu’on nous bande les yeux et criant:

 « Vive la France ! »

 devant le peloton d’exécution. Je suis le plus jeune,

j’ai un  évanouissement mais l’on m’a fusillé dans cet état.

Il est 16 heures, ce 22 octobre 1941.

Avant j’ avais écrit une lettre à mes parents.

 

Tout au long de ma détention j’ai écrit des lettres à ma famille proche.

La veille de ma mort, j’ai écrit un billet à une jeune fille de dix-sept ans, Odette Lecland,

 que je  surnommait « Épinard » :

 

 

« Ma petite Odette,
Je vais mourir avec mes 26 camarades, nous sommes courageux.
 Ce que je regrette est de n’avoir pas eu ce que tu m’as promis.
Guy »
 
 

        et une lettre pour ma famille
 
"Ma petite maman chérie, mon tout petit frère adoré, mon petit papa aimé,
 

Je vais mourir !
 
Ce que je vous demande, toi, en particulier ma petite maman,
 
c’est d’être courageuse.
 
Je le suis et je veux l’être autant que ceux qui sont passés avant moi.
 
 Certes, j’aurais voulu vivre. Mais ce que je souhaite de tout mon cœur,
 
 c’est que ma mort serve à quelque chose.
 
Je n’ai pas eu le temps d’embrasser Jean.
 
J’ai embrassé mes deux frères Roger et Rino.
 
 Quant au véritable je ne peux le faire hélas !
 
J’espère que toutes mes affaires te seront renvoyées elles pourront servir à Serge,
 
qui je l’escompte sera fier de les porter un jour.
 
 A toi petit papa, si je t’ai fait ainsi qu’à ma petite maman, bien des peines,
 
 je te salue une dernière fois.
 
 Sache que j’ai fait de mon mieux pour suivre la voie que tu m’as tracée.
 
Un dernier adieu à tous mes amis, à mon frère que j’aime beaucoup.
 
 Qu’il étudie bien pour être plus tard un homme.
 
17 ans 1/2, ma vie a été courte, je n’ai aucun regret,
 
 si ce n’est de vous quitter tous.
 
Je vais mourir avec Tintin, Michels.
 
Maman, ce que je te demande, ce que je veux que tu me promettes,
 
 c’est d’être courageuse et de surmonter ta peine.
 
Je ne peux en mettre davantage.
 
 Je vous quitte tous, toutes, toi maman, Serge, papa,
 
 en vous embrassant de tout mon cœur d’enfant. Courage !
 
Votre Guy qui vous aime.
 
Guy

 

 
 L’original est présenté au musée de la Résistance Nationale
 de Champigny-sur-Marne :
 
 
 
 
  
 

Dernières pensées :
 
Vous tous qui restez, soyez dignes de nous, les 27 qui allons mourir !"
 
 
 

Pour les nazis,

 

l’exécution d’otages communistes est préférable pour convaincre les Français

que seuls les juifs et les communistes sont leurs ennemis.

La sélection d’un otage si jeune est également délibérée,

 pour montrer qu’ils seront impitoyables avec tous les distributeurs de tracts,

quel que soit leur âge.

 Mais l’exécution d’un otage si jeune a surtout pour effet de choquer la population française.

 

 

Un gendarme a remis le billet à Odette. Après avoir précisé :

« Guy était amoureux de moi et je ne le savais pas »,

 elle déclarera

« Là, il faut que j’explique :
 
 on était des jeunes militantes mais on n’était pas évoluées comme maintenant.
 
Guy m’avait dit un jour :

 

“ est-ce que tu serais d’accord pour me faire un patin ? ”

 

Et moi qui ne savais pas du tout ce que c’était, j’avais répondu :

 

“ Si tu veux. ” »

Arrêtée le 13 août 1941 avec un groupe de dix-sept jeunes dont elle était la seule fille,

 elle parvient à s’évader trois ans plus tard.

Actuellement, Madame Odette Nilès,

qui a caché ce petit mot pendant sa détention et l’a gardé jusqu’à ce jour,

est présidente de l’Amicale de Châteaubriant

 

 

Mémorial de Chateaubriand

 

Odette Lecland, devenue Odette Nilès dénonce 

 

Interviewée par Libe-Labo en octobre 2007,

elle déclare que la lecture de cette lettre tous azimuts, c’est

« dévaloriser la valeur de ce qu’était Guy Môquet »

et que celui-ci

« serait fou de voir tout ce que l’on peut faire en se servant de son nom. »

 

 

 
 
A toi petit père, certainement un des plus jeunes F.F.I

et a tous les jeunes qui ont été dans l’action.

 

Les Forces françaises de l’intérieur (FFI) est le nom donné en 1944 à l’ensemble des groupements militaires clandestins qui s’étaient constitués dans la France occupée (Armée secrète, Organisation de résistance de l’armée, Francs-tireurs et partisans, etc.)