La critique est aisée mais l'Art est difficile

Archéologie – Antiquité

Hommage à la Grèce et aux Grecs

TRAGEDIE GRECQUE
« Vous savez combien j’aime ce pays, racine de ma famille paternelle,
 mais aussi trésor archéologique.
 Mes pensées vont aujourd’hui pour le peuple Grec.
 40 000 hectares en feu, des dizaines de feu en même temps,
 pas assez de moyens terrestres, au moins 63 morts en trois jours.
Un drame humain et historique, si les sites sont atteints.
J’ai fait de nombreux billets sur mon voyage en Grèce, hélas je n’ai pas visité Olympie,
 qui est le site le plus en danger, c’est pourquoi je l’ai choisi aujourd’hui. »

 

Le site antique d’Olympie

   

Dans le bois sacré d’Olympie, appelé Altis,

la vie apparaît dès l’aube des temps préhistoriques (2300-2100 av. J.-C.).

De monumentales habitations voûtées aux fondations de pierre se dressent à côté de tombes,

dont l’une –celle de Pélops – devient un centre de culte.

Puis, peu à peu, du VIIIe siècle à la fin de l’époque romaine,

le sanctuaire boisé d’Olympie voit s’organiser le complexe d’installations sportives

 et de lieux de culte le plus significatif du monde antique.

Il ne reste actuellement des innombrables ex-voto qui ornementaient le site qu’une quantité réduite,

exposée dans le Musée archéologique d’Olympie, sur le terrain même,

quelques restaurations seulement ont été tentées pour des monuments de grande taille,

comme le temple d’Héra, la palestre et le passage couvert menant au stade.

Il n’en reste pas moins que le visiteur est encore aujourd’hui saisi de respect devant la beauté,

la richesse et la splendeur du paysage et des bâtisses qui l’agrémentaient.

L’Altis était entouré d’une enceinte,

qui séparait les temples et les édifices religieux des bâtiments à usage profane.

L’Altis était orné de nombreux temples, autels et statues,

 et en son centre s’élevait le plus important d’entre eux, le temple de Zeus.

 Il avait été construit par l’architecte éléen Libon,

grâce au butin fait par les Éléens dans leurs guerres contre Pisa et la Triphylie.

 C’est un temple périptère, de style dorique, long de 64,12 mètres, large de 27,68 mètres,

 avec six colonnes en façade, treize sur les longs côtés, et un plan tripartite parfaitement classique.

 Le bâtiment, accessible à l’est par une rampe,

était en calcaire coquillier local et recouvert de stuc blanc, hormis les métopes,

 les frontons et les sculptures, qui sont en marbre.

 Dans chaque fronton se logeait un ensemble de statues en marbre d’une exceptionnelle qualité

 qui sont en grande partie conservées.

 Il devait sa renommée à la statue chryséléphantine du dieu qui siégeait à l’intérieur,

 sur un trône, situé au fond de la nef centrale de la cella, haute de 12 mètres,

 l’une sept merveilles du monde, réalisée en huit ans par le grand sculpteur Phidias,

celui qui avait réalisé la statue gigantesque d’Athéna qui ornait l’Acropole d’Athènes.

 La statue de Zeus rutilait d’or et d’ivoire ce qui fit dire à un certain Philo de Byzantium

 (il s’agit de la colonie grecque où, par la suite, fut fondée Constantinople)

 que si la nature avait crée les éléphants ce n’était que pour permettre à Phidias de réaliser cette statue. 

 

L’atelier de Phidias, où fut sculptée la statue chryséléphantine ( c’est-à-dire en ivoire).

A l’époque paléochrétienne, une basilique fut dressée sur le même emplacement.

 

 

En dehors du temple de Zeus Olympien, un autre temple important de l’Altis,

 le temple d’Héra, était celui consacré à la femme du dieu, Héra, construit dès 650 av. J.-C..

 Le temple, également périptère, de style dorique,

avait primitivement un soubassement et des orthostates (c’est-à-dire les bases des murs) en calcaire,

 la partie supérieure des murs en brique crue, l’entablement et les colonnes en bois, le toit en tuile,

les acrotères en terre cuite;

selon Pausanias les colonnes en bois seront remplacées peu à peu par des colonnes en pierre.

 L’autel d’Héra se trouvait à l’est du temple.

C’est dans la cella de ce temple qu’a été découverte, en 1877, la fameuse statue de l’Hermès de Praxitèle.

 

 

Le temple d’Héra est l’un des plus anciens exemples 

de ce type de construction en Grèce

A part ces édifices, le bois sacré contenait en outre les bâtiments suivants :

Le Mètrôon,

est élevé au pied de la terrasse des trésors,

temple dorique périptère (6 x 11 colonnes; 10,62 mètres x 20,67 mètres)

 datant du début du Ive siècle av. J.-C.. Le Métrôon est consacré à Cybèle, mère des dieux,

avant d’être affecté, plus tard, au culte de Rome et d’Auguste.

Au nord-ouest de ce dernier,

 

Le Prytanée des Eléens

Résidence des magistrats, construit en plusieurs étapes à partir du VIe siècle av. J.-C.

 En son centre, se dressait l’autel de la déesse Hestia, où brûlait un feu perpétuel,

 et dans la tour à colonnade située à l’ouest, s’ouvraient des salles réservées aux officiels.

Il renfermerait l’Hestiatorion où était célébré le banquet offert aux vainqueurs des Jeux

Le Philippeion

 était un magnifique édifice circulaire en marbre, entouré de colonnes ioniques et couvert d’un toit conique

 qui se terminait par un grand acrotère à palmette.

Sa construction fut entamée par Philippe II de Macédoine, après sa victoire à Chéronée, en 338 av. J.-C.,

 en souvenir de ses victoires tant militaires que sportives.

Il avait déjà remporté à l’époque plusieurs courses de chars.

 Il est probable que son fils Alexandre le Grand a supervisé l’achèvement de ce monument

qui était décoré de statues représentant les membres de la famille royale de Macédoine.

 Le mur de l’Altis a été dessiné de sorte que le Philippeion soit intégré dans les limites du site sacré,

 ce qui souligne l’évidence, pour les Macédoniens, d’appartenir au monde grec.

Sur une terrasse située au nord, au pied du mont Kronion,

 s’alignait une rangée de petits édifices votifs en forme de temple consacrés par des Etats-cités

ou de riches fidèles et désignés traditionnellement sous le nom de Trésors.

De l’est vers l’ouest, trésors de Géla, de Mégare, de Métaponte, de Sélinonte,

 d’une cité non identifiée, de Cyrène, de Sybaris et d’Epidamne, auxquels s’ajouteront au Ve siècle,

ceux de Byzance, de Syracuse et de Sicyone. Comme on peut le constater,

 ce sont surtout des villes coloniales qui ont dédié ces trésors, particulièrement soucieuses, sans doute,

de manifester ainsi leur fidélité à l’hellénisme et aussi leur prospérité. 

Les ruines des Trésors qui ont été mises au jour ont révélé une façade de style dorique.

 

 

 

La Palestre (IIIe siècle av. J.-C.) comprenait une cour centrale carrée, cernée de colonnades doriques. Elle était entourée de bains, vestiaires, parloirs destinés aux athlètes et à leurs entraîneurs.

Les  autres édifices que l’on trouve en dehors de l’enceinte de l’Altis sont :

La palestre

(IIIe siècle av. J.-C.), bâtiment à peu près carré (66,35 x 66,75 mètres)

 dont les pièces couvertes s’articulaient autour d’une cour péristyle,

 il comprenait aussi des installations de bain.

 Les lutteurs, les pugilistes et pancracistes s’entraînaient dans ce bâtiment situé à côté de Thermès,

sur le fleuve Kladéos.

Au nord, la palestre était reliée au Gymnase, (environ 120x 220 mètres) espace découvert

 entouré de portiques sur ses quatre côtés.

 C’est là que se faisaient les entraînements sur piste, quand le temps le permettait.

 Il fut aménagé au IIe siècle av. J.-C.,

mais la porte monumentale aux colonnes corinthiennes

qui le réunit à la palestre remonte plutôt à la fin de ce siècle.

 

Le Gymnase est un vaste espace en plein air, entouré de portiques,

 il acceuillait les athlètes qui s’entraînent à la course et au pentathlon. II e siècle av. J.-C. 

 

 

Le Bouleutérion

est construit au sud de l’altis, siège du conseil olympique, où les concurrents venaient prêter serment,

 avant les Jeux, de respecter les règlements en vigueur, sous peine de devoir verser une amende.

 Les parjures durent être assez nombreux,

car nous savons par Pausanias qu’il y avait au pied de la terrasse des trésors,

toute une série de statues en bronze, les Zanes,

qui avaient été sculptées grâce au produit des amendes infligées aux athlètes fraudeurs !

Il servait également d’Hôtel de Ville, c’est là qu’étaient conservées les archives.

Le fameux stade, qui s’étend à l’est des Trésors,

fut le plus grand de son temps avec ses 212,54 mètres de long et ses 28,50 mètres de large,

 et sa piste de 192,27 m (600 pieds d’Héraklès), il avait une capacité de 45 000 spectateurs,

des dalles rainurées (appelées cippes) marquaient la ligne de départ.

On accède au stade par un passage voûté doté d’un propylée hellénistique et datant de l’époque romaine.   

 

L’ancien stade d’Olympie.

vue côté départ. La borne de virage (terma), la ligne de départ (valvis)

et la place réservée aux Juges apparaissent au premier plan.

 

 

 

L’entrée, appelée Crypte, par où les athlètes pénétraient sur le stade.

 

Au sud du stade se trouvait l’hippodrome,

 il atteignait une longueur totale de quatre stades (soit environ 780 mètres);

 il n’a malheureusement guère laissé de traces car il a été emporté par les crues du fleuve Alphée.  

Il y avait encore la villa et l’arc de Nérion, et l’atelier de Phidias

qui fut transformé en basilique paléochrétienne au Ve siècle,

le Théokoléon,

résidence des prêtres, et le Léonidaion, construit vers 330 par un architecte et mécène naxien,

 Léonidas, hôtellerie destinée aux visiteurs de marque, comportait 80 chambres.

Monument à peu près carré (80,20 x 73,50 mètres) entouré d’une colonnade ionique,

il sera quelque peu retouché plus tard pour servir de résidence aux dignitaires romains. 

 

 

Cérémonie de la flamme Olympique

Devant les ruines du temple d’Héra, des actrices jouent le rôle de prêtresse

et procédent à l’allumage de la flamme.

La chorégraphie et les costumes des figurantes s’inspirent de l’Antiquité.

Le système d’allumage correspond à un procédé déjà connu des anciens :

 l’utilisation du Soleil et d’un récipient concave (un miroir parabolique), les rayons du Soleil,

réfléchis au centre du récipient dégagent une chaleur intense qui permet l’obtention d’une flamme.

La flamme olympique ne peut être allumée que de cette façon.

 

Les sources :

http://www.amb-grece.fr/olympisme/site.htm

et Wikipédia

 

d’Harmony à la Grèce et à tous les Grecs.

Mon coeur et mes pensées sont avec vous. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

Publicités

ATHENE ET L’ACROPOLE : 1ère partie

 
 
 
 
 ATHENES ET L’ACROPOLE : (première partie)
 
A moins de 100 kms de mon hôtel, situé à Corinthe, se trouve Athènes.
 Impossible de ne pas la visiter ainsi que ce lieu mythique qu’est l’Acropole…
Malheureusement la ville est extrêmement polluée, il y a quelques années, lorsque j’y suis allée en voyage,
 un système avait été instauré. Les voitures immatriculées avec un chiffre pair roulaient un jour sur deux,le lendemain était le jour des voitures immatriculées avec un chiffre impair.
Mais les athéniens qui avaient les moyens de s’acheter deux voitures "truandaient".
De plus la ville ressemblait à un "gruyère", à cause des percements faits pour le métro
et comme là bas lorsque l’on fait un trou des vestiges apparaissent, il fallait faire des fouilles d’urgence.
Le chantier s’arrêtait un moment, prenait du retard et l’archéologie y perdait beaucoup.
Le chauffeur de l’autocar avait un comboloï suspendu à son rétroviseur,
vous verrez ce petit chapelet que l’on "triture" pour passer le temps, dans toutes les mains des hommes.
Mon papou en possédait un avec de gros grains en ambre, cela vaudrait une fortune maintenant.
Toute mon enfance je l’ai vu rouler entre ses doigts les grains de son comboloÏ.
Mon père m’en a offert un en turquoise et argent, mais je préfère mon comboloï en bois d’olivier,
 doux et qui se réchauffe dans mes mains.
Je vais commencer par la visite de l’Acropole, avant qu’il ne fasse trop chaud et que la foule n’arrive.
 
Le terme Acropole signifie "ville haute", je dois encore "crapahuer"
pour atteindre la "citadelle d’une cité grecque".
Elle servait de refuge lors des attaques et était entourée de murailles massives.
Je n’ai pas autant souffert  qu’à Delphes,
l’escalade est beaucoup moins difficile et il y a de grandes dalles qui y ménent,
mais elles sont tellement patinées par les siècles et les pas des visiteurs qu’elles glissent beaucoup.
 
Le nom d’Athènes vient de la déesse Athéna.
Le roi Cecrops, venant de faire construire une ville dit
 que celui qui offrirait le plus beau présent à cette nouvelle ville en deviendrait le souverain
et qu’elle porterait son nom.
 
Athéna et Poséïdon s’affrontèrent.
 
Poséïdon frappa un rocher et il en jaillit un lac d’eau salée, Athéna offrit un olivier,
 symbole de paix et de prospérité.
Elle gagna et donna son nom à la ville, il lui fut construit un temple.
 
 Les Propylées :
 
 
 sont l’entrée monumentale du sanctuaire, le sommet du versant est abrupt,
 il est en marbre blanc du Pentélique.
L’architecte Mnésiklès, avait l’intention de donner une allure "théâtrale" à ses portes.
Une des ailes des Propylées est plus grande que l’autre et ses murs étaient ornées de compositions peintes, probablement des tableaux y étaient accrochés.
Il est difficile d’imaginer en voyant ces monuments blancs, qu’ils étaient peints et souvent de couleurs vives.
A droite des Propylées, un bastion ou a été édifié le petit temple d’Athéna Nikè.
 
Le temple d’Athéna Niké (la victorieuse):
 
 Calicratès réalisa les plans de cet édifice minuscule et d’une totale simplicité.
Le volume est parfaitement équilibré symétriquement.
Contrairement aux Propylées et au Parthénon il est de style dorique.
Personnellement il m’a beaucoup plu. Il posséde une frise continue sculptée,
certaines sculptures sont très mutilées, d’autres sont à Londres et remplacées par des moulages,
 les plus belles, celles du parapet sont visibles au musée de l’Acropole.
 
 Le Parthénon (local des vierges):
 
 l’incontournable, l’incroyable réalisation basée sur de savants calculs mathématiques alors que l’on ne connaissait pas encore pi.
Le premier temple consacré à la déesse Athéna (premier Parthénon), en marbre,
 construit environ 490 ans av. J-C sera détruit par les Perses, il n’avait que dix ans d’existence.
Le nouveau temple, l’actuel, repose sur les fondations de l’ancien et fut érigé de 447 av. J-C à 432 av. J-C.
Les architectes Ictinos et Callicratès en dessinèrent les plans, mais tout porte à croire que Phidias,
ami de Périclès et certainement le plus grand sculpteur de tous les temps,
 supervisa les travaux tout en exécutant le décor sculpté.
Afin de corriger les déformations qu’engendre l’oeil humain, une formidable technique fut mise au point :
 "Les artitectes adopteront des surfaces horizontales convexes et aminciront les colonnes à leur sommet,
tout en les inclinant légèrement vers le centre.
Ils adopteront avec le même souci, des colonnes de diamètre plus large aux angles".
Le Parthénon est de style "dorique" et comme le disait Plutarque, le biographe de Périclès,
"c’est une armée entière" qui s’attela à ce projet grandiose.
Les meilleurs artisans : peintres, sculpteurs, bronziers, orfèvres…
participèrent à l’édification de cet ouvrage, qui, aujourd’hui encore force l’admiration.
 
Non seulement dans le Parthénon trônait la statue en or et ivoire d’Athéna, sculptée par Phidias,
 mais dans une salle du fond, le trésor d’Athènes était conservé.
 
 
Le but de ce blog n’étant pas de faire un cours, mais de montrer et d’expliquer modestement les édifices, peintures, sculptures… tout ce qui peut-être considéré comme de l’Art,
 je vais passer à d’autres monuments de L’Acropole.