La critique est aisée mais l'Art est difficile

Photos, expositions

« The » kiss

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 Je reviens à mon cher blog, trop délaissé au profit de F.B ou j’aime l’instantané des réactions,

mais ou des heures voire des semaines de travail se perdent.

Par contre depuis que my space est devenu wordpress, je gère très mal les fonctionnalités,

c’est aussi la première raison qui m’a fait le délaisser.

Donc je ne puis présenter le même travail qu’avant, point de vue écriture, mise en page, album photos…

alors je vais me contenter de ce que j’ai fait, car j’y reviens chaque jour, sans vraiment d’amélioration.

Merci de votre compréhension, notamment pour l’organisation des photos.

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Le photographe   : Alfred Wertheimer

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Il est né en Allemagne en 1929, et a dès l’enfance émigré en Amérique où il s’est installé à Brooklyn.

Ses photographies, qui ont attiré l’attention du grand public aux Etats-Unis après la mort d’Elvis Presley,

ont immortalisé la métamorphose de la musique pop et la transformation culturelle de l’Amérique.

 1956

Alors qu’il est photographe indépendant  Wertheimer est embauché pour voyager avec

un jeune chanteur régional.

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Voilà ce que répondit le photographe quand, début 1956, un agent publicitaire de RCA Victor

lui demanda d’aller tirer le portrait d’un crooner débutant de Memphis.

Wertheimer est loin de se douter qu’il vient de décrocher le cachet de sa carrière :

tout juste âgé de 21 ans, Elvis est sur le point de devenir la légende que nous connaissons aujourd’hui.

Wertheimer, qui a carte blanche, le suit comme son ombre,

y compris lorsqu’il charme de jolies jeunes femmes dans des couloirs sombres.

Elvis ne lui cache rien. Cette année-là, Wertheimer prend près de 3.000 photos du chanteur,

qui composent un portrait touchant d’un homme perché au bord du gouffre qu’est la gloire.

Extraordinairement intime et complet, le puzzle assemblé par Wertheimer

immortalise un jeune homme en train de façonner l’histoire de la musique.

(à peine un mois après avoir photographié Elvis pendant l’enregistrement de

« Don’t Be Cruel »/ »Hound Dog, »

le 45 tours occupait la première place des trois classements américains des meilleures ventes.)

Quelle était votre relation avec Elvis ? et comment expliquez vous qu’il vous ait permis

de prendre des photos durant tant d’années?

 

Je pense que la plupart du temps Elvis ne savait même pas que je prenais des photos.

 Je n’ai pas utiliser de flash, sauf dans les rares occasions où il faisait vraiment noire.

Autre chose, je pense, qu’il savait qu’il allait devenir très célèbre.

Pour devenir célèbre, il faut avoir quelqu’un enregistrant vos actions au moment où vous les faites .

Et quelle meilleure façon de le faire que de permettre à un photographe,

qui est très discret lui-même, de lui permettre d’être proche de vous,

de sorte que lorsque vous faites des choses, elles sont enregistrées pour la postérité.

Que pensez vous  ​​des photos que vous avez prises à l’âge de 26 ans, si tôt dans votre carrière?

Toutes les images que j’ai prises sont vraiment de l’authentique Elvis,

il ne pose, il vit sa vie.

J’étais timide, mais il était timide aussi et je n’attendais pas autre chose de lui, que d’être lui-même.

Comment avez-vous tourné le « Kiss »?

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J’étais dans la salle des hommes à l’étage au-dessus de la zone de la scène

du Théâtre Mosquée de Richmond, en Virginie, le 30 Juin 1956.

J’ai  dit: « Où est Elvis? »

Elvis avait disparu.

Je descends les escaliers du théâtre, 3000 jeunes, surtout des filles, sont là,

pour voir le « Elvis Presley », sauf qu’il n’y a pas d’Elvis Presley .

Je regarde ce long passage étroit, la lumière au bout du tunnel.

Il y a deux personnes à l’autre bout, et je dis:

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« Oh oui, il y a Elvis, avec une fille. » vais-je les interrompre?

Dois-je rester à distance ou dois-je aller plus près de?

Eh bien, vous commencez a devenir un trépied humain,

parce que vous ne voulez pas commencer à utiliser le flash et qu’il fait vraiment très sombre.

Alors vous vous dîtes : si je me rapproche et qu’Elvis s’énerve,

il pourrait dire: « Allez, sors d’ici ».

 Mais, si je ne photographie pas,  je ne peux pas vraiment me considérer comme un journaliste.

Après tout, je suis venu ici pour faire l’histoire, et cela fait partie de l’histoire.

Il y a une main courante sur le côté gauche.

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Je m’approche jusqu’à environ cinq pieds, et ils sont occupés,

ils sont intensément impliqués avec eux-mêmes.

Alors je grimpe sur la main courante, et j’ eroule mes jambes autour des tubes métalliques,

et je photographie son épaule, son visage, des gros plans..

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Personne ne prête attention à moi parce que quand les gens font des choses qui sont plus importantes

que d’avoir à se faire prendre en photo, vous obtenez généralement de bonnes images.

C’est une formule simple.

Mais je ne suis pas satisfait de l’éclairage et la seule façon d’obtenir un meilleur éclairage

est d’aller au-delà de où ils sont.

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Alors j’ai dit : « Excusez-moi, je passe. »

Encore une fois, ils ne font pas attention à moi, parce qu’ils sont comme hypnotisés l’un par l’autre.

Je suis maintenant sur le palier face à eux, c’est une position tout à fait correct,

et je suis en attente de ???

Elle lui dit: « Elvis, je vais betcha ne peut pas m’embrasser»,

et elle tire la langue juste un tout petit peu.

Et il dit: « Je parie que je peux », dans un très masculin, vraiment cool.

Et il se rapproche alors, il a sa langue collée sur un tout petit peu, et il aller trop loin.

Je ne savais pas que jusqu’à ce que je développé mon film plus tard.

Il baissa le nez, voyez-vous, une vue très romantique.

Alors maintenant, il recule froidement, et tente une seconde fois,

arrive pour un atterrissage parfait, et c’est la fin.

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Ce dixième de seconde est devenue histoire.

Vous étiez un jeune pigiste au moment que vous avez pris ces photos.

 La plupart des choses d’intérêt vraiment arriver à huis clos et c’est le plus diffile

Ensuite, vous pouvez tranquillement rester à l’écart. Ne pas lancer le mobilier plus.

Ne pas heurter n’importe quel microphone est si vous êtes dans un studio d’enregistrement.

Et être curieux. J’étais dans le réalisme mais je ne dérangeais jamais.

La jeune femme du baiser a été retrouvée


Le magazine américain Vanity Fair a retrouvé la jeune femme qui figure

sur une des photos les plus célèbres de l’histoire du rock,

The Kiss, d’Al Wertheimer: on y voit, en juin 1956,

dans l’escalier d’une salle de spectacles de Richmond (Virginie),

le jeune Elvis Presley et une jeune femme blonde toutes langues dehors.

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Celle-ci, qui s’appelle Barbara Gray et travaille dans l’immobilier en Caroline du Sud,

a décidé de révéler son identité, cinquante-cinq ans après,

après avoir contemplé pendant des années son image dans des livres,

des magazines ou sur des produits dérivés:

«Ma petite-fille est allée un jour à Graceland et à ramené une tasse à café, un petit panier à déjeuner et une horloge,

toutes avec cette photo dessus.»

Mariée à quatorze ans, divorcée à dix-sept,

la jeune femme travaillait à l’époque comme vendeuse dans un magasin de chaussures

et était danseuse dans un club.

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Un peu ivre, elle a appelé un soir Elvis à son hôtel pour obtenir un rendez-vous et a passé plusieurs heures avec lui.

Interviewée par la chaîne NBC, entretien dont le Guardian rapporte des extraits,

elle a raconté comme suit cette rencontre, que Vanity Fair décrit en détail:

«C’était un gamin vraiment drôle, très dingue,

nous courions dans tous les sens en nous pourchassant, nous étions jeunes.

Il m’a coincée dans un coin du hall en me demandant

si je voulais aller au Steven Allen Show avec lui et j’ai répondu:

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« Non, je suis en route pour Philadelphie pour voir mon petit ami. »

Il a pris cela comme un défi.»«Aussi mythique que Le Baiser de Doisneau»

La scène du baiser qui s’ensuit a été résumée en ces mots, en 1994,

par l’écrivain Peter Guralnick dans sa biographie de référence d’Elvis, Last Train to Memphis:

Le photographe les mitrailla.

A la fin, sur une photo destinée à devenir aussi mythique que Le Baiser de Robert Doisneau,

elle lui tira la langue et il lui répondit de la même façon, par jeu.

Leurs deux langues se touchèrent.

Lassée d’être seulement « la jeune femme inconnue dans les coulisses »,

Barbara Gray a fini par envoyer un message sur Facebook à Al Wertheimer l’an dernier:

DRIVING FROM THE JEFFERSON HOTEL TO THE MOSQUE THEATER Richmond, Va. June 30, 1956

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« Je suis la fille de The Kiss. »

Sceptique —plusieurs femmes avaient déjà affirmé être celle de la photo—,

le photographe ne lui a pas immédiatement répondu.

Avant d’être convaincu par des détails fournis par Vanity Fair,

que Barbara Gray avait entretemps contacté, comme des photos de l’époque.

Les deux ont fini par conclure un accord par lequel Barbara abandonnait ses droits commerciaux

sur la photo en échange de 2.000 dollars, d’une reconnaissance publique de son statut et de divers objets.

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Dans son interview à Vanity Fair, elle insiste sur le fait qu’elle n’est pas motivée par l’argent:

« Je ne me suis pas lancée dans cela parce que j’étais frustrée ou folle.

Je voulais juste avoir mon nom sur cette foutue photo. »

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Photo: Détail de «The Kiss» de Al Wertheimer (Vanity Fair)

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Pardonnez les fautes de français, mais les traductions toutes faites sont très mauvaises

et je corrige comme je peux les tournures de phrases.

Les sources viennent des livres du photographe et des confidences faites à Vanity fair par la « jeune fille au baiser »!!

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Armures de PRINCES (sur fond de Dalila)

 

 

 

 

SOUS L’EGIDE DE MARS

ARMURES DES PRINCES D’ EUROPE

 

http://www.connaissancedesarts.tv/video-sous-l-egide-de-mars.-armures-des-princes-d-europe-3623.html 

  

 

L’exposition proposée par le musée de l’Armée réunit, pour la première fois, aux Invalides, des pièces maîtresses des plus grandes collections d’armures européennes et américaines, réalisées dans la seconde moitié du XVIe siècle pour les souverains et princes d’Europe. 

Le musée accueille pour l’occasion de nombreux prêts exceptionnels, issus des plus grandes collections d’armures conservées à travers le monde (Dresde, Stockholm Vienne, Turin, Leeds,  New York), mais aussi  au musée du Louvre, au musée des Beaux-Arts de Lyon et au musée national de la Renaissance à Ecouen.

« C’est à un rendez-vous exceptionnel et inédit que le musée de l’Armée invite ses visiteurs qui y retrouveront, réunies pour la première fois, des pièces prestigieuses destinées à Henri II, Charles IX et Henri III de France, à Erik XIV de Suède, Christian II et Johann Georg Ier, électeurs de Saxe .», souligne le Général Baptiste, directeur du musée.

 Chaque année, le musée de l’Armée reçoit plus d’un million et demi de visiteurs, ce qui en fait le 5ème  musée le plus visité en France. L’exposition offre un excellent exemple de la politique du musée, mêlant ouverture au public, coopération patrimoniale et profondeur historique, comme le suggère d’ailleurs la double allusion à l’Antiquité présente dans le nom de l’exposition.

L’Egide étant un attribut guerrier essentiel de Zeus ou d’Athéna dans la mythologie grecque ; Mars étant le dieu de la guerre chez les Romains. Le titre de l’exposition joue aussi sur les  « Ides de mars », c’est-à-dire la date de l’assassinat de Jules César en 44 av J-C, le 15 mars : date de l’inauguration de l’exposition.

Source principale : le ministère des armées

 

Entre idées reçues et réalité :

Nous pensons généralement que l’armure était très lourde, que si le cavalier tombait il ne pouvait plus se relever etc..

Alors que nous sommes dans la haute technologie, les armures sont fabriquées sur mesure par les plus grands maîtres ouvriers du XVIe siècle pour les plus éminents princes et souverains de l’époque. Il ne faut également pas confondre les armures pour le combat avec les armures d’apparat. Ces armures d’apparat sont de véritables pièces d’orfèvrerie, dont les décors raffinés révèlent l’expression spécifique d’artistes français et flamands inspirés par l’esthétique maniériste qui s’est alors imposée dans tous les arts. Des projets dessinés, dus entre autres au peintre Jean Cousin le Père (1490-1560) ou au graveur et orfèvre Etienne Delaune (1519-1583), donnent un aperçu du travail de conception des modèles.

L’exposition invite ainsi  invite ainsi à pénétrer dans les ateliers des grands maîtres armuriers du XVIe siècle, pour y découvrir le processus d’élaboration de leurs chefs d’œuvre.

 


 Demi-armure dite de Henri III
Atelier français, Paris (?), vers 1570
Fer repoussé, ciselé, doré
H. 1,750 m ; L. 0,680 m ; Prof. 0,450 m
Provenance : Arsenal impérial de Vienne

 Armure à Mars et à la Victoire
Détail de l’armet
Atelier français, vers 1565-1575
Fer gravé, ciselé, doré, damasquiné
H : 1,350 m ; l : 0,650 m
Provenance : collection d’armes des ducs de Bouillon installée dans
la Salle des Antiques au château de Sedan, inventoriée en 1642,
 « une paire d’armes complètes, les cuissards et la cuirasse gravée
et dorée, la salade et brassards picquée et doré… »

Armure de Maximilien II, dite « armure d’Hercule »
Paris, vers 1555-1560
Fer repoussé, ciselé, damasquiné d’or et d’argent
H. 1,65 m ; L. 0,650 m ; Prof. 0,45 m
Provenance : Arsenal impérial de Vienne

 Bourguignotte du roi Henri II
Atelier milanais, vers 1550
Fer repoussé, bruni, doré et partiellement damasquiné d’or et d’argent, cuir et textile
H. 0,360 m, L.0,380 m
Provenance : Léguée le 21 juillet 1841 au musée d’Artillerie à Saint Thomas d’Aquin ; versée en mai 1852 au musée des Souverains ; ramenée au musée d’Artillerie des Invalides, en juin 1872.
Collections du musée de l’Armée, Paris.

Musée de l’Armée
129, rue de Grenelle
75007 Paris
France

 

 

 Grand merci à Dali pour ce superbe fond de billet

 

 

 


Pour la première fois hors de Grèce : présentation des trésors du Mont Athos, avec vidéo

 

   

 

 

 

Le mot d’Harmony

"Je dédie ce billet à Anastasia Matakis et Périclès Vounikopoulos,

ma Yaya et mon Papou,

petits noms qui désignent en grec la grand-mère et le grand-père. 

il me restait des dizaines d’images

mais je publie avant une courte absence, pour cause d’infiltration dans l’épaule droite.

 

 

Une vidéo tout a fait exceptionnelle   

                                        
 
 

 

Exposition au Petit Palais
 

183 oeuvres religieuses datant du IXe au XVIIIe siècle.

 
(mes billets sont "prêts" longtemps à l’avance, puisque l’exposition s’est tenue du 9 avril jusqu’au 5 juillet 2009).
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

 

Ces oeuvres sont depuis des siècles, interdites d’accès dans cette péninsule du nord de la Grèce

et proviennent de plusieurs monastères orthodoxes du Mont Athos.

Elles donnent à voir la vie et la production artistique de ce haut lieu spirituel

dans ses différentes facettes et témoignent en particulier des rapports

 qu’a entretenus la péninsule avec l’Empire byzantin. 

Offertes par les empereurs de Constantinople ou créées par les moines,

ces oeuvres, faîtes de matières précieuses, soies brodées d’or,

 

bois subtilement travaillés, calices de jaspe et d’argent doré,

témoignent de la "surenchère byzantine" et de sa "préciosité".  

Une iconostase (cloison séparant l’assemblée du choeur) a été reconstituée,

avec des portes représentant la Vierge, surmontées d’une frise

 formée d’épisodes de la vie du Christ.

"Objets de culte avant d’être des objets d’art",

de nombreuses icônes médiévales sont exposées.

A cotê de documents signés de la main même des empereurs byzantins,

 

 l’exposition propose des manuscrits richement enluminés,

dont un évangéliaire de 1340,

offert par l’empereur Jean VI Cantacuzène au monastère de Vatopédi.

Les lettres sont en or d’un bout à l’autre du manuscrit.

Une riche enluminure sur fond doré représente un saint copiste,

 vêtu d’une robe d’un bleu profond au drapé travaillé,

 à côté de ses instruments de copiste, lame, encre et plume.

 

Le Mont Athos

  Hagion Oros la Montagne Sainte

 

mosaïque du Mont Athos

 

constitue le coeur de la vie ascetique orthodoxe depuis plus d’un millier d’années.

On peut dire qu’il sert aussi de gardien à tout ce qui

 se réfère a l’Art orthodoxe chrétien.

 

 

  C’est un endroit mystérieux

 sur une magnifique péninsule s’avançant dans la mer Egée,

il abrite depuis des moines orthodoxes épris de silence et d’isolement. 

On ne rentre pas au Mont Athos

 comme dans n’importe quel site touristique grec.

 Il s’agit avant tout d’un lieu de prière et de pélerinage

où sont accueillis en priorité les hommes orthodoxes

et les jeunes qui ont une connaissance suffisante de la religion.

Par exception, une dizaine d’étrangers sont tolérés chaque jour

 pour de courts séjours (4 jours maximum).

 Les non-orthodoxes (toujours hommes)

doivent en outre être âgés de 21 ans au minimum.

L’obtention du passeport valable pour 4 jours,

est extrêment difficile a obtenir, mais si vous l’obtenez,

vous pourrez embarquer sur le bac, chargé d’hommes, de pélerins,

de moines et de denrées diverses, qui en une heure environ

vous conduira jusqu’à Daphni, le seul port de la presqu’ile.

 

 

 

L’accueil dans les Monastères reste celui décrit par Jacques Lacarrière,

à part qu’on mange apparemment bien mieux qu’il y a 50 ans…

"Il y a deux repas par jour, après l’office du matin et en fin d’après midi.

 Pas de viande bien sûr, par contre du fromage à tous les repas,

et des légumes délicieux, goûteux et bien cuisinés,

cultivés par les moines eux-mêmes.

Un conseil : ne trainez pas pour manger, dès que l’Higoumène

a terminé son repas tout le monde doit se lever et quitter la salle.

 L’ambiance du Mont Athos est indescriptible, hors du temps,

avec quelques images qui restent gravées :

les chants qui s’élèvent dans l’église totalement obscure du petit matin,

  à peine éclairé des minuscules taches de lumière des lampes à huile,

le cliquetis des encensoirs, les plages désertes avec seulement

une ou deux barques de moines-pêcheurs aux allures bibliques,

 le rythme du simandre qui appelle à la prière,

 la lecture à voix haute des textes évangéliques

 dans la langue-même où ils furent écrits,

 

 les moines coiffés du skouphos,

recouvert lors des offices de la mantilia,

 qui passent tels des fantômes dans les cours des monastères silencieux."

Vingt monastères sont protégé par un statut autonome, 

ils renferment depuis le Xe siècle, 

des richesses (manuscrits enluminés, icônes, objets liturgiques, reliquaires,

fresques, tissus, mosaïques, chrysobulles)

héritées des Empereurs byzantins et de hauts personnages

 ou fruit du travail des moines au cours des temps.  

Le mont Athos vit encore au rythme du calendrier Julien,

en retard de 13 jours par rapport au notre.

 

 

Chœur de saints athonites. XVIIIème et XIXème siècle. Protaton (détail) :
  

  

Saint Georges, vers 1300, attrivué à Manuel Pansélinos ou à son atelier : Monastète de Vatopédi.


détail de Saint Onuphre et Pierre l’Athonite 

 

source principale : le site du Petit Palais

 

 

 

 

    

 

et de signer ce livre d’or si vous le souhaitez 

 

 

 

 

 


Exposition Kodiak, Alaska, des masques surprenants

 

  

 

 
 
 
 
 

 

 

 
Le Musée National des Arts d’Afrique et d’Océanie
 
 a présenté :
 
 
Kodiak, Alaska
 
 les masques de la collection Alphonse Pinart     
 
 
 
 
 
 
Le mot d’Harmony
 
"Dès l’ouverture de ce musée, réservé à l’Art premier (primitif),
 alors dénommé le musée du quai Branly,  je me suis rendue à Paris pour le visiter.
Hélas, je ne me déplace plus guère et visite par internet.
 J’avais pris connaissance de cette expo
par l’émission de télévison que je regarde dès 6 heures 30 :
 
 Télé matin.
 
 
Avant de vous montrer des masques,
je vais vous présenter un peu la région d’ou ils proviennent.
Il s’agit de Kodiak, un  archipel d’ environ 285 km de long pour 108 km de large,
au sud de l’Alaska. La superficie de terres émergées de 13.890 km²
est principalement couvertes de forêts.
 On y trouve une quarantaine de petits glaciers,
de nombreux cours d’eau
et des centaines d’espèces animales terrestres ou marines."
 
 
Qui était Alphonse Pinart
 
 
 
 
 
 

Alphonse Pinart est présenté à la reine de l’Île de Pâques en 1877, 
 

gravure d’Émile Bayard réalisée d’après une photographie.

 

Difficile de savoir comment  était physiquement A. Pinart,
 
 entre caricature, gravure, et vieille photo…..
 
 
 
Photo prise en Alaska
 
 
 
 
 
La Faculté de médecine de Paris en caricature par Barrère
 

 

Alphonse Louis Pinart

 

 1852, Pas-de-Calais13 février 1911, Boulogne-sur-Mer

 

  savant français, linguiste, ethnologue et collectionneur,

 spécialiste du continent américain.

 Il étudia les civilisations du Nouveau monde à la façon des pionniers de l’époque,

mêlant l’observation d’éléments anthropologiques, ethnologiques et linguistiques.

Fils d’un riche maître de forges, jeune homme érudit ayant appris l’anglais,

 le russe et un peu d’ asiatique,

 Il se passionna dès l’âge de 15 ans pour la question de l’origine

des Amérindiens et des Inuits et dépensa la fortune de sa famille

et de ses deux épouses dans l’exploration de l’Amérique

 et l’achat d’objets et de livres en rapport avec ses intérêts,

 dont il fit profiter de nombreux musées et collections.

 A 19 ans, il réalise son projet de voyage à ses frais,

 il séjourne du printemps 1871 au printemps 1872 en Alaska et

  ramène en France une soixantaine de masques provenant de l’archipel Kodiak

 
 
 
 
 
 
Kodiack
 
 
 
 

A NE PAS MANQUER
 
 cette sublime vidéo officielle, je vous assure UN GRAND PLAISIR

 
 
 
 
 

Originellement l’île était peuplé d’amérindiens alutiiques.

 Les premiers européens à s’installer sur l’île furent des chasseurs

et des négociants en fourrure russes qui créeent la ville.

De 1792 à 1799, Kodiak était la capitale de l’Amérique russe

 

 

 L’ours Kodiak est considéré comme l’un des plus grands carnivores terrestres.

 

 

"sa patte, gentil nounours….pas pour le calin du soir!!!"

 

Le style de vie de nombreux habitants

intègre encore des modes traditionels de subsistance

avec la pêche en particulier au saumon et au flétan,

 la chasse au daim noir de Sitka, au cerf élaphe et aux chèvres sauvages.

La cueillette de baies et différentes canneberges est habituelle en été et à l’automne.

 

le soleil se couche sur Kodiak 

 

Située au nord-est de l’île,  la ville a une superficie totale de 12,6 km² dont 28,66% d’eaux.

Avec un climat maritime, Kodiak est connu pour ses pluies,

celle-ci crée cette couleur verte dominante de l’île durant les mois d’été. 

 

 

Le port l’été et en hiver

 

 

Kodiak est le second port de pêche de l’Alaska

 et le quatrième économiquement et par le volume des Etats-Unis.  

Le 27 mars 1964, la ville fut très gravement touchée par le tremblement de terre du vendredi saint,

 le second plus puissant tremblement de terre jamais enregistré en Amérique.

 

 Les masques de la collection Alphonse Pinart 

   

 Dans cet archipel, s’est développée une tradition du masque

à la fois prolixe et originale.

Très peu d’exemplaires, témoins de cette culture aujourd’hui disparue, existent encore.

 Les anciens Alutiiq avaient en effet coutume de brûler leurs masques au terme des rituels.

 

 

Masque représentant le soleil, Bois peint, fourrure, ficelles, tendon, photo Philippe Chancel

 

 

 "En mettant aujourd’hui ces masques magnifiques et insolites en pleine lumière,

nous souhaitons suggérer la puissance de ces figures

dans leur contexte social et rituel initial"

explique Emmanuel Dèsveaux, commissaire de l’exposition.

C’est grâce à la collection d’Alphonse Pinart,

 qu’il est possible de découvrir quelques spécimens appartenant à sa collection,

constituée sur le terrain lors de son premier voyage en Alaska.

 

 

La collection d’A. Pinart est habituellement visible à Boulogne-sur-Mer au Château-Musée

qui possède  les deux tiers des pièces kodiak existant au monde, soit plus de 300.

 

 

 

 Les masques  parlent d’eux-mêmes,

 grâce à l’audace de leurs formes et à la tonalité grave de leur esthétique.

Leurs yeux sont presque invisibles mais pourtant perçants

 

 

ou alors tout ronds, rieurs, interrogateurs,

ou encore de simples fentes.

Des sourires s’esquissent

 

 

ou des langues se tirent.

 Des moues s’ébauchent, certains fronts sont proéminents.

Des moustaches en copeaux de végétaux ou algues sont attachées sous le nez.

 

 

Des visages sont tatoués, peints, décorés,

 d’autres sont ornés de plumes.

 

 

Des narines sont ouvertes,

 

 

des bouches également. Des paupières sont tombantes.

 

Certains masques sont tout ronds,

 

 

d’autres tout allongés.

 Des pommettes sont saillantes, des nez un peu épatés, sorte de queue de baleine…

Ici point de frayeur mais bien plutôt de la sérénité :

les Esprits doivent être heureux et divertis.

Les formes de ces masques dédiés à la chasse, aux danses et aux chants,

 tantôt abstraites tantôt expressives laissent poindre une extraordinaire liberté créatrice.

 
"Certains masques chamaniques, note Pinart,

étaient regardés avec terreur
 

par les Kaniagmoutes, car dotés d’un grand pouvoir."

Fait de bois plein et peint, on voit sur une tempe,

 le dessin d’une main rouge percée au bout d’un bras.

 Sur l’autre tempe le dessin d’un requin rouge percé d’un trou ovale.

 Sur les joues des tatouages.

 La fermeture des orifices de la vie, les yeux, les narines,

la bouche, est-elle l’indice des terrifiantes forces de la mort ?

Quel était donc le sens de ces masques imposants,

 taillés à l’herminette dans du sapin massif et si lourd qu’ils ne pouvaient être portés ?

Etaient-ce même à proprement parler, des masques ?

 Bouches étirées en gueule de grenouille ou projetée en entonnoir,

nez immense en pain de sucre, front proéminent en visière,

yeux en imperceptibles fentes dialoguant avec les forces des mondes inférieurs et marins.

L’anthropologie contemporaine n’a encore qu’une connaissance partielle

 de la signification de ces masques.

 

 

 
 
 
Selon la légende, ces masques furent créés par un chasseur qui les avait vus en rêve.
Grâce à eux, la chasse devint fructueuse. 
 
 

Ce masque illustre l’esprit de l’Homme Lune :

 

 

l’astre flamboyant, ordonnateur de la longue nuit polaire,
 se donne à l’apogée de sa course cosmique, superbement couronné de lumière.
 
 
 

 

Masque Agit’lik (petit),bois peint

   

Le déclin de la langue a réellement commencé

  lorsque l’Alaska fut vendue aux Etats-Unis en 1867.

Le gouvernement américain ordonna l’application d’une politique très stricte

visant à éradiquer la culture alutiiq.

Ainsi les enfants qui parlaient alutiiq à l’école étaient physiquement punis et humiliés.

Cette politique fut appliquée jusque dans les années 1960.

Plusieurs programmes ont été lancés durant les dernières décennies

 afin de sauver la langue alutiiq.

 

 

source photographique : Boulogne-sur-Mer, Château-Musée,

 Ministère de la culture et la base Joconde.

 


 

 
 
 

Vidéo sur les masques de retour en France après une exposition à Kodiak

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 Cette civilisation est vieille de 5000 ans  

 

 

 

 
 

 

 

 


Les habits de Cour s’exposent à Versailles

 

 

 

 

 

 

              

   

Les fastes du costume de cour

exposés à Versailles

 

 

C’est Karl Lagerfeld qui a inauguré l’exposition

 

    

L’habit ruisselle de diamants, la robe "à panier", de broderies d’or et d’argent :

à partir de Louis XIV et sous son impulsion, l’habit de cour

et le luxe inouï des vêtements d’apparat vont s’étendre dans toutes les cours d’Europe,

comme le raconte la nouvelle exposition du château de Versaillles.   

 

Après le "Mobilier d’argent" qui évoquait les objets d’art et le mobilier,

 le château de Versailles poursuit son exploration des fastes de l’Ancien Régime

 pour évoquer l’histoire du costume de cour de la mi-XVIIe à la fin XVIIIe,

 avec l’exposition "Fastes de cour et cérémonies royales".

Il ne reste rien des tenues de Louis XIV et des autres souverains français.

Outre les destructions de la Révolution, il était de tradition que le roi et la reine en France

 donnent chaque année leurs vêtements.

Versailles a donc fait appel aux musées des cours d’Europe,

pour qui au contraire l’habit royal était "sacré", afin d’évoquer cette mode inspirée par Versailles,

 souvent fabriquée à Paris, "référence absolue" alors du luxe vestimentaire en Europe.

Parmi les 200 pièces exposées – habits et robes, couronnes ou bijoux,

 dessins – un grand nombre d’entre elles sortent pour la première fois de leur pays respectif,

 

 

Habit de couronnement du roi d’Angleterre George III

 

 

 

  

 des chasubles brodées de la cathédrale de Cologne

ou des vêtements de souverains suédois ou russes.

Louis XIV veut "s’imposer comme le souverain le plus puissant d’Europe

 et va systématiquement utiliser le vêtement pour éblouir",

 indique le directeur général du château. Il

 "a compris que le costume est une image, un discours politique",

ajoute l’autre commissaire de l’exposition, Pascale Gorguet-Ballesteros.

Dans le sillage du Roi Soleil et de la cour de Versailles, couronnements,

 mariages princiers, présentations à la cour,

 

 

 Habit de couronnement de Gustave III de Suède et robe de cour portée

pour le couronnement de Sophie Madeleine


 

 seront autant d’occasions pour les souverains d’Angleterre, de Suède,

 du Danemark ou les tsars de Russie, 

de marquer leurs distances par le luxe du costume et des bijoux.

L’exposition évoque par grands thèmes : les cérémonies d’Etat, le sacre,

 les fastes religieux, les ordres royaux, la journée d’un roi, etc.  

 

Habit de mariage du prince héritier futur Gustave III de Suède

et Habits d’apparat militaire de Frédéric Auguste Ier


 

Pour son mariage, le futur Gustave III de Suède porte un habit "à la française"

long gilet boutonné, veste ouverte, culotte au genou, de drap d’argent avec paillettes et fil d’or,

 broderies de feuilles, doublure de moire argentée. Le costume a été fabriqué à Paris

"en 37 jours,  par 40 ouvriers", dit un mémoire.

Sur un sobre habit de satin noir, reconstitué, un prince Thurn et Taxis

 portait une éblouissante parure faite d’une trentaine de barrettes de diamants

qui ornaient la veste, une vingtaine de boutons de diamants fermant le gilet.

Le "grand habit" féminin qui nécessitait 25 mètres de tissu

avec sa jupe à panier et sa longue traîne, était porté lors de la présentation à la cour.

 Celui de la duchesse de Polignac avait coûté 3.000 livres,

soit huit ans de budget pour une famille (quatre personnes) de tisserand.

 Sur les corsages, des bouquets composés de pierreries brillent en bougeant.

 

  

Grand habit de l’ordre du Saint-Esprit du Comte d’Artois, futur Charles X

 

d’après AFP Fabienne FAUR

 

 

 

  Le bal des siècles à Versailles  

 

           

Sous les rois Louis XV et la Marquise de Pompadour,

Louis XVI avec la reine Marie-Antoinette,

le faste des habits de cour se poursuivi.

 

              

 

 

Détail d’une robe de Madame Adélaïde, l’une des filles du roi Louis XV

              

 

 

La marquise de Pompadour, peinte par Boucher