La critique est aisée mais l'Art est difficile

Visites : châteaux, musées etc….

La Manufacture de Sèvres

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

et chez Harmony 

"des problèmes physiques m’empêchent d’utiliser l’ordinateur

aussi longtemps qu’à mon habitude,

aussi je vais vous proposer des billets qui étaient en attente de publication

et qui ne sont pas forcément bien mis en forme (ex : ici il manque un fond).

Je vous demande de bien vouloir m’excuser

si je ne passe plus sur les blogs pour le moment).

 

La "porcellana" devient la porcelaine

 

 

Marco Polo

 En voyage en Chine entre 1275 et 1291,

découvrira une céramique fine et translucide inconnue en Occident.

 

 

 Il la baptisera "porcellana",

 du nom d’un coquillage nacré en forme de vulve de truie très prisé des romains.

La porcelaine fera une entrée en force dans les grandes cours.

Un commerce régulier s’établira entre l’Extrême-Orient

et l’Europe après l’ouverture de la route des Indes par Vasco de Gama.

 


 

 Les Portugais, puis les Hollandais, Anglais et Français,

se disputeront le monopole des importations des

"Porcelaines de la Compagnie des Indes".

Certains potiers et alchimistes européens de la Renaissance

tenteront de percer les secrets de fabrication.

 Ils seront encouragés par les Médicis à Florence

et des princes français du début du XVIIIème siècle.

 

 

 

Manufacture nationale de Sèvres

 

  

Gravure ancienne représentant la manufacture 

 

 

   

La Manufacture nationale de Sèvres est une des plus célèbres en Europe.

A l’origine, elle produisait une porcelaine tendre,

mais suite à la découverte en 1768 par deux de ses chercheurs,

du premier gisement de kaolin sur le sol français, près de Limoges,

 la porcelaine dure est commercialisée à Sèvres dès 1770.

La compagnie Charles Adam, fondée en 1738 au château de Vincennes,

 deviendra en 1740, une manufacture de porcelaine grâce au soutien

de Louis XV et de Madame de Pompadour.

 Puis par décret royal de 1745, la "Manufacture de Vincennes"

 et en 1753, la "Manufacture Royale de Sèvres".

 

 

 

Un important tournant pour la manufacture

 

En 1748, Vincennes innove avec un décor en camaïeux de pourpre

représentant des paysages, des natures mortes ou des personnages.

La pourpre contenant de l’or ces décors sont onéreux à réaliser.

La palette de couleurs de Vincennes va s’enrichir progressivement de 1745 à 1751,

 date à laquelle Jean Hellot, en charge des émaux de la manufacture,

met au point le fameux beau bleu ou bleu lapis

 

 

 

 dont la transparence nuagée apparaît après cuisson.  

Vincennes possède alors son propre style,

 

 

 chinoiseries

 ainsi que le monopole de la décoration à l’or.

 Toujours inégalé ce travail fera sa renommée.

 

 

La manufacture de Vincennes sera transférée à Sèvres

et rattachée à la Couronne en 1759. 

 

 dans un bâtiment construit à l’initiative de Madame de Pompadour,

 à proximité de son château de Bellevue 

   Il se situe sur la route menant la Cour de Paris à Versailles, dite Route royale,

Louis XV peut s’y arrêter à loisir.

Le souverain organise des ventes de produits nouveaux de la Manufacture,

tous les ans à Noël, dans ses appartements privés du château de Versailles.

 

 

Après le déménagement à Sèvres, des artistes enrichissent la technique du décor.

 De grand vases deviennent les supports de chef d’œuvres

 d’artistes peintres sur porcelaine.

 

    

Tasse à glace en porcelaine, vers 1763.

 

La vitrine expose dix pièces du service à dessert à "attributs et groseilles",
commandé par Louis XV, probablement pour Le Trianon,
comprenant trois tasses à glace, quatre assiettes, un compotier-coquille
et deux plateaux de tasses à glace.
 
 

   

  Le nom de Sèvres a fusionné avec la porcelaine et est entré dans le langage courant

pour désigner une porcelaine fabriquée à la Manufacture.   

Pour finir le support n’a plus d’importance;

on utilise donc des plaques pour y réaliser des chefs d’œuvres comme

 

"Le déjeuner de la sultane" peint par Pithou le jeune en 1783

 

 

Pot à sucre, en porcelaine tendre, 1786, artiste Jacques Fontaine. Période Louis XVI, Musée du Louvre

 

L’Empire et la Restauration

 

 

Pendant l’Empire le décor, toujours monumentale,

 est consacré à de grandes scènes historiques

ou aux portraits de grands personnages de l’époque. 

Se caractérisent par la fabrication de grands vases,

de plaques et de magnifiques services de table destinés aux résidences de l’Empereur

 puis du Roi ou utilisés comme cadeaux diplomatiques. 

 

Rafraîchissoir "Service Olympique"
 Porcelaine, Dorures, Peinture, entre 1804 et 1807

  

 

Après 1850

 Une création essentielle de Sèvres fut celle de la marqueterie de porcelaine

ou décor en pâte sur pâte.

Les pièces possédant déjà un fond coloré sont sculptées

par la pose de couches de porcelaine diluée supplémentaires blanches

 ou colorées avec des oxydes métalliques (barbotine)

En 1876, la Manufacture trop à l’étroit déménage dans un site désenclavé

du parc de Saint-Cloud, en bordure de Seine,

dans de nouveaux bâtiments qu’elle occupe aujourd’hui encore

avec le musée national de Céramique.

 

  

A partir de 1900

 

chocolatière, 1940 

 

 Les décors sont influencés par le moderne style et la technique du "pâte sur pâte"

qui correspond bien au goût de cette époque.

La première guerre mondiale est une parenthèse

pendant laquelle la manufacture travaille pour l’armée.

En 1925 c’est l’"art déco" qui influence la production.

De nombreux artistes influencent les décors de la manufacture:

R. Lalique, Pompon, Carzou, Lurçat, L. Fini

 

 

Sèvres contemporain

Le ministère Malraux relance la collaboration de nombreux artistes de grand renom

avec la manufacture : Agam, Alechinsky, Arp, Calder, Mathieu…

Ces artistes innovent aussi bien dans les motifs du décor que dans les formes.

Jack Lang crée un atelier expérimental de recherche et de création.

Antoine Albis met au point une nouvelle porcelaine, très blanche baptisée "AA".


Les anciens bâtiments de la Manufacture royale

 ont ensuite abrité l’Ecole normale supérieure de jeunes filles, de 1881 à 1940,

puis le Centre international d’études pédagogiques depuis 1945.

 

 

vase coupe avec verres rouges par Ettore Sottsass, 2006 

En 1994, il découvrit les techniques de production de la Manufacture,

  il y concevra, durant deux années,

 un ensemble de 15 formes.


 

 
    

 

La mémoire de Sèvres

  La Manufacture conserve la mémoire de plus de

 250 années de production de porcelaine :

90 000 moules, 20 000 décors peints et documents iconographiques,


3 000 dessins, 6 000 modèles en plâtre, etc…

Elle édite d’après les modèles d’origine des pièces classiques ;

et invite des artistes à concevoir de nouvelles formes

et de nouveaux décors et réalise chaque années, en tirages limités,

 des pièces exceptionnelles, inédites ou épuisées, de son répertoire historique.

 

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 

 


La dentelle du Puy en Velay : tout un Art (avec visite virtuelle)

   

 

             

 

 

 

 

 

  

et chez Harmony   

 

 
 
 
 
Louise Marguerite de Conti (1588-1631) 
 
époustouflant travail de dentelle

  

 

 

La dentelle du Puy en Velay 

 

 

Le carreau

 

Il s’agit du métier sur lequel se pratique l’ouvrage, sorte de coussin carré
 
 à l’intérieur duquel se trouve un cylindre garni de tissus
 
 qui est fixé sur un axe et des montants latéraux.
 
Une autre pièce de plan incliné, où s’étalent les fuseaux,
 
 relie les supports du cylindre.

 

 
 
 

Dans le passé, les dentellières "faisaient couvige"

 dans les villages de Haute-Loire.

Elles s’installaient à la belle saison près d’une grange, et l’hiver,

dans la maison de l’une d’elles.

 

 

Souvent, le carreau était fabriqué à la ferme et chaque dentellière

 le personnalisait avec des images comme celles de la Vierge, des Saints…

 

 

Le fuseau

 

 
 

   est un petit instrument en bois tourné de 8 à 10 cm de long, 

 de forme allongée. Il est constitué de 3 parties :

 
la tête ou gland :  partie qui retient la boucle d’arrêt du fil.
 
le fût ou bobine : partie centrale autour de laquelle on embobine le fil.
 
le manche : partie qui permet le maniement du fuseau.
 
 
 
 
 
 
 

 

 
Les épingles
  
 

Elles sont utilisées pour maintenir le fil en lui faisant suivre le dessin

piqué sur le carton ainsi que les croisements des fils.

 Autrefois, elles étaient en cuivre ou laiton car ces matières ne rouillant pas,

elles ne tâchaient pas la dentelle. 

De nos jours elles sont en acier inoxydable avec une tête à verre multicolore.

 

 

Le carton

 

 

 

C’est le patron.

Le modèle à exécuter est un dessin porté sur un carton de couleur brique,

 percé de petits trous destinés à recevoir l’épingle.

 

Pour réaliser un carton il faut faire appel à différents métiers :

Le dessinateur est un artiste qui conçoit un modèle selon son inspiration,
 
 la mode ou la demande d’un fabricant.
 
Ensuite vient le travail du metteur en carte qui est un technicien
 
 dont la tâche est de rendre en dentelle le travail du dessinateur.
 
Il transpose le dessin sur un calque où il détermine l’emplacement des épingles,
 
 le passage des fuseaux et leur nombre.
 
Il peut décomposer le dessin en 2 ou 3 planches.
 
Puis c’est au piqueur d’intervenir,
 
il place ce calque sur les cartons qui seront percés
 
aux emplacements des épingles.
 
Enfin, le carton arrive à la crayonneuse qui trace à l’encre les signes,
 
dessins et couleurs conventionnels suivant les instructions du metteur en carte.

  

  

 

La dentelle constituait un appoint  "pécuniaire" non négligeable,

c’était une occupation à domicile, les dentellières travaillaient à "façon",

 les fils et le modèle étaient fournis par le grossiste,

 le calque était rendu après usage.

 Chaque famille de la région possédait un, voire deux  "carreaux".

En 1776, du fait de ses exportations, la dentelle occupait 80000 personnes.

Le Puy en Velay comptait 173 marchands,

dont dix environ exportaient à l’extérieur de l’hexagone.

Actuellement cette industrie, qui s’est modernisée connaît un certain essor 

 notamment grâce aux commandes de pays étrangers.  

 

 
 
matériel ancien
 
 
Les autres objets utilisés par la dentellière
 
- une petite chaise basse à haut dossier :
 
elle est souvent l’oeuvre du mari de la dentellière
 
- un tabouret pour reposer ses pieds :
 
 petit banc en bois rustique remplacé l’hiver par une chaufferette.
 
- un guéridon à 3 pieds :
 
 sur lequel était posé la boule de verre remplie d’eau qui diffusait
 
et amplifiait la lumière de la lampe à huile sur le carreau.
 
- une boîte à fuseaux : en bois souvent sculptée au couteau
 
- une petite corbeille : ronde pour contenir fils et ciseaux
 
- une demi-aune : règle pour mesurer le travail en dentelle
 
- un plioir à dentelle en bois :  autour duquel on met la dentelle
 
pour qu’elle ne se froisse pas. 
 
 
 

 

La technique
 

 

La dentelle naît de l’entrelacement et des croisements des fuseaux.

Quatre fuseaux sont nécessaires pour effectuer l’élémentaire corde.

 Il faut une quarantaine de fuseaux et une cinquantaine d’épingles

pour effectuer les modèles les plus courants.

 Différents points ou motifs exécutés par une dentellière :

la corde ou torsion, la corde, le mat ou toilé, la grille, le point d’esprit.

 

tambour
 

 

Pour une visite virtuelle
 
 

  

 

 

 

 

 

 


La Vente du Siècle et visite de l’appartement d’Yves Saint Laurent

 
 
 
 
 
 
 
 
"Les obsèques d’ Yves Saint Laurent, ont eu lieu le jeudi 5 juin 2008 en l’église Saint Roch à Paris.
 Un millier d’anonymes et de nombreuses personnalités étaient venus rendre un dernier hommage au couturier…
le plus touchant fut celui rendu par Pierre Bergé, l’homme qui partagea la vie d’Yves Saint Laurent pendant 50 ans…
 Un hommage magnifique et émouvant, une déclaration d’amour d’un homme à un autre dans une église…"
que vous pourrez suivre dans son intégralité en cliquant sur ce lien :
 
 
 
 
 
 
 

 

 

 

Visite d’un appartement d’exception,

 celui d’Yves Saint Laurent

et de Pierre Bergé

 

 La vente du siècle chez Chrystie’s Paris

 

"Oui, à Paris, dit Pierre Bergé. C’est en France que nous avons fait notre carrière,

c’est en France que nous avons gagné notre argent. C’est donc à Paris qu’aura lieu la vente."  

 

 

Une collection unique, sublime, inoubliable, remarquable … les qualificatifs fusent

de la bouche des nombreux experts mobilisés, qui ne savent plus à quel superlatif se vouer !

Incontestablement, cette collection de 700 pièces,

 "modèle français de la qualité et du goût"

est exemplaire.

 D’abord, parce qu’elle a été constituée avec passion

et exigence par deux des plus grands esthètes du XXème siècle.

Ensuite, parce qu’il est rarissime qu’une collection privée contienne autant de chefs d’oeuvres,

couvrant aussi bien l’Art Moderne, l’Art Déco, que le mobilier et les objets d’Art Européen,

 les antiquités, les tableaux et les dessins anciens et du XIX ème siècle.

  

"Nous avons voulu, Pierre Bergé et moi, que notre choix soit le reflet de nos coups de cœur

 

et que notre collection évolue avec eux, la qualité est le seul critère qui nous a guidés".

 

Yves Saint Laurent

 

"Ces tableaux, ces objets, même quand ils seront partis ne me quitteront pas." 

Pierre Bergé

 

En 1972, Yves et Pierre quittent leur appartement de la place Vauban pour s’installer rue de Babylone.

C’est là que nous nous rendons pour une visite tout à fait exceptionnelle.

 

 Entrée

 

  

C’est par une discrète porte noire que l’on pénètre dans cette cathédrale consacrée à l’Art.

L’entrée, aux courbes gracieuses, laquée  d’un rouge opium et couronnée d’une voûte dorée à la feuille,

 sert d’écrin au grand torse romain de marbre blanc qui vous accueille par un subtil contraposto.

 Rome, Ier-IIème siècle ap J.C. 

 

 Grand salon 

 

Les panneaux de chêne sont tapissés de tableaux, les œuvres sont signées Théodore Géricault,

Jean-Auguste-Dominique Ingres, Fernand Léger, Paul Klee, Henri Matisse,

Paul Cézanne, Pablo Picasso, Juan Gris, Edward Munch…

Quant au mobilier, il  regorge de surprises, notamment Art Déco, 

 

 

  

avec notamment un "fauteuil aux dragrons", d’ Eileen Gray, vers 1920-1922.

  

 

  Salon de musique

 aux murs, un ensemble de 15 miroirs aux branchages, 1974-1975, de Claude Lalanne,

 réalisé spécialement pour le lieu. 

"Ce qui m’a séduite dès le premier abord chez Yves, c’est la grande tendresse que nous avons partagée.

Elle m’a accompagnée tout au long de ces années et m’a permis d’aboutir à la folle réalisation

de la chambre aux miroirs qui reste mon plus précieux souvenir." Claude Lalanne

 

 

C’est à la suite d’un voyage en Bavière et en Autriche que l’idée de ce décor est née dans l’esprit d’Yves.

Les salons de miroirs de ces châteaux baroques, où se reflètent à l’infini dans une féerie chatoyante,

 les objets et les personnes, sont à la source de l’inspiration de ce décor.

 

Détail 

 

 

Les artistes couvrirent les murs d’une quinzaine de miroirs en bronze à décor végétal

et branches de lumière. Lorsque le soir, les branches équipées de bougies

projetaient leur reflet dans les miroirs, le résultat était spectaculaire

et les miroirs sublimés par cette mise en scène féérique… 

 

 Cabinet des curiosités

 

L’escalier qui mène à l’étage inférieur, aboutit à un palier d’où surgit

comme le gardien du Temple un couvercle de sarcophage égyptien.

 C’est le passage obligé pour découvrir le cabinet de curiosités:

 petite pièce tapissée de vitrines à l’image des Schatzkammer des Princes Electeurs allemands.

 Elle a été conçue dans les années 80 par le décorateur Jacques Grange

pour mettre en valeur la collection de camées, d’émaux, de bijoux,

 de coupes et de croix en agate, calcédoine, jaspe, ivoire, nacre,

lapis lazuli et cristal de roche collectionnés avec passion.

 

 

 Egypte, Epoque Ptolémaïque, IVe siècle av. J.- C.

 Couvercle de sarcophage anthropomorphique. Bois et incrustations de verre (yeux), hauteur 205 cm  

 

 

C’est un apaisant bouddha en bois laqué or et rouge de la dynastie Ming en position de dhyanasana, 

qui préside avec sérénité et grâce les lieux. 

 

Bibliothèque

 

Une fois de plus, dans cette pièce lumineuse qui donne sur le jardin,

Yves Saint Laurent et Pierre Bergé ont apporté leur goût commun.

Une série de paravents de toutes tailles, en marqueterie de paille, bois ou parchemin,

 accompagnée de tables basses en placage d’ivoire.

   

 

 

Au premier plan, le bar YSL, 1965, de François-Xavier Lalanne.

On ne peut être qu’impressionné devant les trois huiles emblématiques de Piet Mondrian

 et pensé à la collection hommage que le couturier de génie, lui a rendu.

 

 

 

 Composition with Grid 2 (Composition no. 15), signé des initiales et daté ‘PM 1915’ (en bas à gauche).

 Huile sur toile, 97 x 62.3 cm. Peint en 1915 (En 1942 Mondrian a nettoyé et tourné le tableau 180°) 

 

 

   

 

 

 

Composition avec bleu, rouge, jaune et noir, signé du monogramme ‘PM’ (en bas à droite).

Huile sur toile, 79.6 x 49.8 cm.

   

Le regard se pose sur une gouache découpé de Matisse 

qui fait face à la tapisserie d’Edward Burne-Jones "L’Adoration des Mages", pièce unique..

 

 

   

 

 "Le Danseur", signé des initiales ‘HM.’ (en bas à droite).

 Papier collé et gouache sur papier marouflé sur toile, 74 x 62 cm. Exécuté en 1937-38.

 

Les lampes et les lampadaires de Giacomettin et de J.M Franck, les marbres antiques,

les bronzes du XVII et XVIIIème siècle, un petit paysage du Douanier Rousseau

 accroché aux côtés d’un portrait de Jean Cocteau par Modigliani,

 enveloppent de leure présence le visiteur ému.

 

 Salle à manger

  

 

possède une suite de 18 chaises italiennes datant du mlieu du 18ème siècle

et provenant du Palazzo Carrega-Cataldi à Gênes.

 

 Jardin

 

 

 
 
Placé au centre du jardin un minotaure, monstre fabuleux à corps d’homme et tête de taureau.
 
ROME, Ier – IIe siècle ap. J.- C.,  marbre, hauteur : 107 cm

 

 
 

A la fin des années 80, Pierre Bergé s’installe rue Bonaparte 

 Pour conclure ce billet, juste quelques photos de l’endroit ou repose

Monsieur Yves saint Laurent, l’homme du beau.  

 

 

Ceux qui le souhaitent peuvent se reporter aux billets déjà consacré  à Yves Saint Laurent

et à la villa Majorelle de Marrakech.

  

 

 

sources texte et photos très nombreuses car l’on a beaucoup publié sur cette vente du siècle  

Le Monde du 25 février 2009 

"Par millions, les euros ont continué à s’accumuler au deuxième jour de la vente aux enchères à Paris de la collection Yves Saint Laurent-Pierre Bergé, avec un nouveau record du monde établi mardi 24 février pour une vente d’art décoratif, à 59,1 millions d’euros.

La deuxième journée de la "vente du siècle" se solde par un total de quelque 101 millions d’euros, après la vente de tableaux anciens (22,2 millions) et d’orfèvrerie (19,8 millions) qui s’ajoutent aux 206 millions d’euros de la veille, déjà un record mondial pour une collection privée. Ce total de 307 millions d’euros a d’ores et déjà dépassé les estimations pour l’ensemble de la collection, alors qu’il reste une journée d’enchères.

Autre record, le mardi 24 février, la vente du "fauteuil aux dragons" d’Eileen Gray pour 21,9 millions d’euros, le deuxième prix le plus haut jamais atteint pour un meuble. "C’est le prix du désir", a déclaré la galeriste parisienne Cheska Vallois, qui a acheté le fauteuil de Gray pour un collectionneur privé."

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Le lapin à Gill ou le lapin-agile

       

  

 

 

 

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le lapin Agile 
 

 

 
 
 
 
C’est une maison villageoise rose, couverte de lierre,
 
située au 4 de la rue des Saules, à Montmatre.
 

"Au coin de la rue Saint Vincent et de la rue des Saules,

situé sur la pente nord de la Butte Montmartre, apparaît le vieux Lapin Agile posé,

depuis près d’un siècle et demi, sur la terre, comme une lampe sourde.

 Une étrange petite maison de Noël

où chacun peut entendre la chanson de son attendrissement personnel."

Pierre Mac orlan

 
 
 

Cet établissement a souvent changé de nom :

C’est dans la partie haute de Montmartre

qu’est construit en 1795 le bâtiment qui abritera plus tard le Lapin Agile.

 

 Vers1860

 

 Il devient,une auberge baptisée

"Au Rendez-vous des voleurs".

A partir de 1869

 

il prend le nom de

"Cabaret des Assassins",

 parce que sont accrochées au mur des gravures représentant des assassins célèbres,

de Ravaillac à Troppmann.

**(un vrai coupe gorge cette gargotte, sans moi, merci,

c’est qu’elle n’est pas téméraire Harmony)**

 

Entre 1879 et 1880

 

 le propriétaire de l’époque confie

au caricaturisteAndré Gill, familier des lieux, la confection d’une enseigne ;

celui-ci peint un lapin vêtu d’une redingote verte et d’une écharpe rouge

 s’échappant de la marmite qui lui était destinée :

 le cabaret devient alors connu sous le nom de lapin à Gill,

 bientôt transformé en lapin Agile.

 Le lapin de l’enseigne serait en fait un autoportrait transposé du caricaturiste,

qui avait participé à la Commune (il faisait partie de la Commission des artistes),

 mais avait réussi à échapper à la répression qui avait suivi.

(Si l’on prend ceci pour la vérité, l’autre "histoire" de la spécialité d’Adèle, ne tient plus,

puisque l’enseigne aurait été créé avant qu’elle n’achète le lapin agile.

Harmony est parfois logique…….)

 

Racheté en 1886 par une ancienne danseuse de cancan,

 

Adèle Decerf (surnommée « la mère Adèle »),

 celle-ci, après s’être débarrassée de la partie la plus douteuse de sa clientèle,

en fait un café-restaurant-concert baptisé

 "A ma campagne",

 que fréquentent pendant la journée les habitués du Chat Noir.

 Le chansonnier Aristide Bruant en est également un habitué,

 et il y amène Toulouse-Lautrec et Courteline.

 Des concerts d’amateurs ont lieu le samedi soir et le dimanche matin

  sous la surveillance d’un agent, se souvient Pierre Mac Orlan.

Au début du XXe siècle

« la mère Adèle » revend le cabaret à Berthe Sébource,

 qui s’y installe en compagnie de sa fille,

Marguerite Luc (surnommée « Margot », et future épouse de Pierre Mac Orlan

.)

Elles sont rejointes en 1903 par Frédéric Gérard (1860-1938),

 dit

 « le père Frédé »,

grâce à qui le Lapin Agile va devenir un lieu incontournable

 de la bohème artistique montmartroise;

 La spécialité culinaire d’Adèle était le lapin sauté à la casserole. 

 

 

Le jeu de mots

 

   Le dessinateur caricaturiste André Gill imagina comme enseigne

un lapin bondissant hors de la casserole.

Par jeu de mots, le lapin à Gill devint le "lapin-agile".  

L’original de l’enseigne est conservé au musée de Montmatre.

En 1903

 Aristide Bruant racheta le cabaret et le nouveau gérant,

Frédéric Gérard, donna une nouvelle vie au cabaret.

Autour de sa guitare et de son violoncelle,

toute la bohème montmartroise se retrouve le soir dans la bonne humeur.

 

 

 

Réunion d’artistes parisiens, parmi lesquels Poulbot,

Dufy, Barrère, Neumont, Roubille,

 écoutant le père Frédé (à la guitare). Paris, vers 1905

 

Le père Frédé anime les soirées

 

 

il chante et fait chanter les uns, déclamer les autres.

Le lapin Agile devient le temple des chansonniers et des artistes.

On peut y voir Carco, Apollinaire, Courteline, Max Jacob, Marcel Proust;

les peintres Renoir, Utrillo, Braque, Modigliani et Picasso

qui aimait s’asseoir à la terrasse avec sa chienne Frika.

Il a peint des toiles où il se représente avec Frédé,

puis représentant Margot, la belle-fille de Frédé. 

 

**Harmony fût morte de rire lorsqu’elle appris ceci**

 

 

Un jour, le peintre "Boronali" exposa sa toile abstraite :

 

  

 " coucher de soleil sur l’Adriatique "

au Salon des Indépendants et la critique fut enthousiaste ! 

 ***Il s’agissait en réalité d’une oeuvre de Lolo, l’âne de Frédé,

 à qui on avait attaché un pinceau à la queue !*** 

 

Frédé et son âne Lolo

 

 Boronali est l’anagramme d’Aliboron, l’âne de la fable de La Fontaine…

Le cabaret en lui même ne paye pas de mine,

un café comme on pouvait en trouver autrefois

et qui acceuille toujours des chansonniers à l’occasion de veillées-spectacle.

 

Une pépinière de talents 

 

 

Aristide Bruant achète le Lapin Agile

pour éviter qu’il ne périsse sous la pioche des démolisseurs.   

 Il le revendit en 1922, dans des conditions les plus amicales au fils de Frédé, 

 Paulo, son unique élève.  

Sous la direction de Paulo et plus tard avec sa femme la chanteuse Yvonne Darle,

l’établissement prend un essor important, le spectacle s’organise,

 des chanteurs, des musiciens peuvent y faire leurs débuts.

    On y voit dans les années 30,

 s’y produire pour la première fois en public, Rina Ketty,

Pierre Brasseur, Jacques Pills…

 Puis dans les années 40, 50, 60

Jean-Roger Caussimon, Alexandre Lagoya, Annie Girardot,

 Claude Nougaro, alors tous inconnus.

 

Aujourd’hui encore,

 on y boit les traditionnelles cerises à l’eau de vie

 les gens s’y regroupent sous la lampe voilée,

et chantent devant l’âtre du Père Frédé.

 

 Le mot d’Harmony

"Chaque fois que le plaisir m’est donné

de retourner à Montmartre,  jamais blasée,

 je  m’arrête devant le lapin agile.

Lui, il ne change pas,

 je suis certaine que l’âme des anciens qui l’habitent

 le retrouvent comme par le passé, mais moi,

 je vois le quartier autour qui change hélas,

 la modernité à toujours son revers….."

 

Le lapin de nos jours 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 peinture contemporaine : Pavé de Paris
 
 
Le lapin agile a été peint de nombreuses fois
 
par des artistes de renom,
 
je vous invite à feuilleter l’album de photos lorsqu’il sera prêt.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

   

Création  
  
 
 
  
  

 


Victor Hugo : 2ème partie, dans l’intimité de ses maisons

 

 

 

VICTOR HUGO

et ses

MAISONS 

 

 "Les maisons d’écrivains ne sont pas seulement ancrées dans la réalité, une région, une époque,

 des meubles, des objets personnels, mais aussi dans notre imaginaire, notre culture et notre mémoire."

 

le mot d’Harmony

"Ne dit-on pas que les maisons sont le reflet de l’âme..".

 

   

 

 

La maison natale de Victor Hugo,

 au 140 Grande-Rue à Besançon

"Il neigeait à gros flocons ce soir. Mme Hugo s’apprête à mettre au monde son troisième enfant.

 Après Abel (3 ans) et Eugène (1 an et demi), les époux Hugo espèrent une petite Victorine

mais quand l’enfant paraît, le cercle de famille applaudit sans joie

à l’arrivée du troisième garçon baptisé Victor", raconte l’album "Les années Hugo" (Larousse).

Victor est de surcroît un enfant chétif, dont la mauvaise santé inquiète son entourage."


 

    

La Ville de Paris conserve les deux lieux où Victor Hugo vécut le plus longtemps.

L’appartement situé au deuxième étage de l’Hôtel de Rohan Guéménée,

 place des Vosges à Paris qu’il loua pendant seize ans (de 1832 à 1848),

 et Hauteville House, seule maison acquise.

 (voire billet sur ce que je considère comme la plus belle place de Paris, et le billet sur l’hôtel de Sully)

 

 

 

 

Victor Hugo à l’hôtel Rohan-Guéménée

 

 

 

 Il  vécut au deuxième étage de 1832 à 1848.

C’est là qu’il recevait Vigny, Lamartine, Sainte-Beuve, Dumas, Mérimée…

et écrivit quelques unes de ses oeuvres majeures comme : Marie Tudor, Ruy Blas, 

Les Chants du Crépuscule, Les Voix intérieures, Les Rayons et les Ombres,

une grande partie des Misérables et entreprit La Légende des siècles.

 

 

 

 

Le musée de la place des Vosges fut fondé en 1902, année du centenaire de la naissance de Victor Hugo,

 à l’initiative de Paul Meurice, ami de longue date, ardent défenseur de Hugo et de son oeuvre,

et grâce à l’importante donation qu’il fit alors à la Ville de Paris.

Premier musée monographique et littéraire,

la Maison de Victor Hugo recèle le fonds d’oeuvres graphiques

 et de manuscrits de Victor Hugo le plus important

avec celui de la Bibliothèque nationale de France:

 éditions originales de l’écrivain, peintures et sculptures lui rendant hommage, 

estampes, photographies, caricatures et pièces de mobilier.

 

 

  

En 1927, année du centenaire du romantisme,

les descendants de Victor Hugo firent don à la Ville de Paris

de sa maison d’exil à Guernesey : Hauteville House.

C’est dans cette maison  qu’il passa, de 1856 à 1870, la plus grande partie de son exil.

Elle fut pour lui l’occasion de déployer avec une rare inventivité ses talents de décorateur.

"Véritable autographe de trois étages",

comme l’écrivit son fils Charles, cette maison est, aujourd’hui encore,

 conservée dans son intégrité et est ouverte au public  d’avril à septembre.

     

 

Victor Hugo à Hauteville House

   

 

   

le palier bibliothèque

 

 Victor Hugo avait accumulé à Hauteville House, dans les vitirines du palier du deuxième étage

 et à l’étage supérieur sur les rayons de l’antichambre, plusieurs milliers de volumes et de brochures.

On connait les vers de Hugo :

"J’aime un livre, je hais une bibliothèque".

Il avait pour habitude de dire aussi :

"Je grappille…..je lis les livres qu’on ne lit pas".

Il avait fait venir de France les quelques livres

qui avaient échappé à la vente de son mobilier en juin 1852.

Il fit des acquisitions chez les marchands de bric à brac de Guernesey,

 également au cours de ses voyages sur le continent.

 Il reçut et conserva (il gardait tout) un nombre considérable d’envois de jeunes auteurs

et de démocrates de tous les pays ; la plupart de ces brochures

 ou livres portent sur leurs couvertures une grande lettre "r" d’une écriture appuyée :

 le poète note qu’il a répondu à l’expéditeur ; très souvent les pages ne sont pas coupées.

Les livres en anglais avaient fait partie de la bibliothèque de François Victor.

Parmi ces livres, une des premières éditions de

"l‘Encyclopédie de Diderot et D’Alembert",

que l’on voit dans une des bibliothèques de gauche.

Sur le mur de droite, une très belle horloge anglaise "au gai carillon" disait Charles,

indique l’heure, les jours, les mois et les phases de la lune.

Une inscription reprend celle des cadrans solaires latins pour en changer le sens :

 "Toutes laissent leur trace au corps comme à l’esprit.

 Toutes blessent, hélas! la dernière guérit".

Près de l’horloge, un escabeau peint en rouge :

Hugo a gravé des fleurs, un papillon, un moineau,

 toute la flore et la faune des "Chansons", ainsi que les lettres HH qu’il a ensuite dorées.

 Ses intitiales figurent sur la planchette entre les montants.

Devant, sur un socle fait de vieux panneaux, une presse complète le mobilier.

 

 

Victor Hugo (à droite) et ses deux fils, François (debout) et Charles,

posant à Jersey devant l’appareil photographique.

Date de cette prise de vue : probablement 1853.

Trois portes, à droite celles des chambres de Charles et François Victor (que l’on ne visite pas),

 l’une est recouverte de panneaux de couleur acajou aux personnages découpés ou dessinés,

 la seconde, vitrée, isolée par un encadrement doré.

A gauche, une porte à deux battants recouverts d’acajou dessinés où l’on peut lire le mot "Autumno",

permet d’accèder à la galerie de chêne et à la chambre dite de Garibaldi.


 

 

   

 

La Galerie de Chêne

Pièce étonnante, du plus pur moyen âge romantique, qui constitue l’antithèse des salons .

Au lieu des soieries et des laques, après les couleurs chatoyantes,

 le vieux bois, employé presque seul. D’où l’expression de Charles :

 "une véritable forêt de chêne",

 assez sombre malgré les cinq fenêtres.

 Aucune cloison, des stalles qui s’arrêtent à mi hauteur entre lesquelles s’ouvre un passage,

 si bien que cette galerie est la plus longue de toutes les pièces d’Hauteville House,

pourtant la sensation d’y être enfermé est omniprésente, d’autant que le plafond y est très bas.

Dans le projet initial, Hugo songeait à faire de la galerie son appartement personnel :

un cabinet de travail, une chambre à coucher.

Pourtant c’est à l’étage supérieur qu’il travaillera et couchera.

Il coucha que quelques temps, dans cet appartement, au cours d’une maladie assez grave.

Ce n’est qu’en 1867, que la chambre prit le nom de chambre de Garibaldi ;

Victor Hugo ayant invité celui-ci à venir partager son exil

 à Guernesey après la défaite de Mentana en 1866.

 Garibaldi remercia, mais ne vint jamais.

 

 

L’entrée de la galerie de chêne est encadrée par deux colonnes torses,

soutenant un linteau orné de naïades.

 La lourde porte est à deux battants, elle est recouverte du côté intérieur

de panneaux de bois sculptés et peints, provenant probablement d’une église.

Les sculptures représentent des saints, parmi lesquels ont reconnait Saint Pierre

 et ses clefs et Saint Paul et son glaive.

 Au bas des vantaux, une double inscription en lettres dorées :

 "Perge, Surge" (Marche, Lève toi).

 Sur une des colonnes est fixée une chaîne dorée, destinée à tenir la porte fermée.

De chaque côté de la porte, un vitrage à verre bosselé

 et un grand miroir convexe posé sur un panneau carré de soie vert et jaune.

 A gauche en entrant, une stalle en bois sculpté composée par Hugo ;

 au dossier, trois panneaux guernesiais ; sur les côtés du siège,

un panneau gothique à motif dit "parchemin roulé".

Plus loin, un cabinet espagnol en bois clair, qu’on appelait "armoire de Burgos",

décoré d’incrsutations de nacre et d’ivoire représentant des oiseaux,

des chiens, des vases et des fleurs.

Une statuette de jade et deux médaillons en agrémentent le fronton.

Sur un panneau de cuir de la même couleur que celle du bois,

entre l’armoire et le plafond, cette sentence inscrite avec des clous dorés :

 "Les Dieux sont aux vainqueur, Caton reste au vaincu".

 

Sur le mur suivant, la cheminée

qui, par son aspect sévère et son ampleur massive rappelle celle du salon des tapisseries.

Le mur tout entier disparaît, jusqu’au plafond, sous un revêtement de boiseries.

La cheminée occupe la partie centrale, et de chaque côté,

 des panneaux portugais forment des placards ;

dans celui de droite est inséré un superbe coffre en cuir de Cordoue.

La partie centrale de la cheminée est décorée de quatre cariatides :

 deux dryades et deux sylvains couronnés de fruits ;

en arrière, deux vases chinois polychromes et un large miroir.

Posée entre les cariatides sur un piédestal de plaques de Delft bleues

 et de carreaux blancs, une charmante statuette chinoise :

un homme à la peau brune, au pantalon d’un beau vert brillant ;

il est appuyé sur un bâton et tient une gourde à la main ;

 il ouvre la bouche comme pour appeler. Il s’agit vraissemblablement d’un pâtre.

Charles Hugo prétendait que c’était

"un buveur d’opium en céladon,

exquise figure digne de l’antiquaire le plus difficile".

 

 

Ce n’est point la cheminée seule qui forme un monument,

 la table et les trois fauteuils placés devant en sont indissociables.

Le fauteuil central, le plus grand, est couvert de cuir, les deux autres sont de chêne.

Sur le revers de chaque dossier,

Hugo a écrit en lettres capitales tracées par des clous dorés,

 les trois noms de sa Trinité :

 

 

"Filius" (fils), "Pater" (père) et non pas "Spiritus" (esprit) mais,

après s’être ravisé, "Mater" (mère).

 Sous le mot fils, dans un cartouche de soie,

 la phrase "Amatus amat" (aimé, il aime).

Le mot "Pater", il va de soi, à les lettres les plus hautes.

La tapisserie recouvrant le dossier du fauteuil de la mère, représente une fillette :

Hugo ne pouvait pas ne pas songer à Léopoldine.

Plus sobre, le mur des trois fenêtres.

Deux assemblages : une table à pieds tors qui sert de socle à un cabinet sculpté et,

un coffre sur lequel est posé un bahut. Au dessus de chacun d’eux, un miroir.

Les traverses supérieures des fenêtres sont cachées par ce que Hugo nommait

 des "frises à jour", en bois, avec les lettres V et H, puis VH entourées de deux J

 (initiale du prénom de Juliette Drouet, que Hugo appelait volontiers Juju ou dans ses carnets JJ),

enfin H. Les lettres V er H sont gravées et peintes sur les volets de la troisième fenêtre.

Au milieu de la pièce, se dresse un lampadaire imaginé par Hugo.

Sur deux socles, le second carré, plus petit, décoré de panneaux où figurent,

avec Saint Pierre, Saint Matthieu, Saint Paul et Saint André,

 un arbre aux nombreux rameaux terminés par des bougeoirs qui sont, en réalité,

 des bobines de fils. Son faîte frôle le plafond : une Vierge à la tête penchée, au cou très long,

statuette que Hugo a taillée de ses mains dans le style archaïque.

"Le grand chandelier de bois que j’appelle "l’arbre de feu"

 a été fini aujourd’hui 7 mai 1859".

Hugo avait eu l’intention d’y faire mettre le gaz, mais y a renoncé.

 

 

Sur le plafond sont tendues plusieurs tapisseries,

 la plus imposante représente le Jugement de Pâris avec ces vers :

 "Juppiter avrati pacasset iurgia pomi pomi /

 Qui litem sedet sed Paris eligitur tur",

 que Hugo traduisait ainsi :

"Jupiter de la pomme eût apaisé la guerre /

 Mais Pâris est choisi pour arranger l’affaire".

Les deux stalles qui divisent la galerie n’ont point la même provenance.

 Celle qui rejoint en angle droit le mur des fenêtres, d’un gothique flamboyant,

 aurait appartenu à la cathédrale de Chartres,

 elle représente en tout cas deux écussons aux armes de la Maison de France et des Médicis.

 L’autre, en pan coupé sur le mur de la porte, a été conçue par Hugo

 et réalisée à l’aide de vieux panneaux. Un écusson présente cette fois,

 les armes des Hugo de Lorraine.

A chaque extrémité des stalles, soutenant la solive ornée d’un miroir

où sont suspendus deux lustres auxquels Hugo fixa un aigle bicéphale,

 deux énormes colonnes allégoriques. Leurs sculptures,

 des sarments rouges et des grappes dorées sur fond noir :

 "Tristitia" (Tristesse);

 l’autre, des sarments et des raisins noirs sur fond rouge :

 "Laetitia" (Joie).

 

 

La Chambre de Garibaldi


Pour pénétrer dans la chambre, il faut passer par le portique de la Tristesse et de la Joie.

 Le lit est "gigantesque" notait Charles,

"on ne trouverait le pareil que dans les chambres à coucher féodales".

Quatre colonnes torses. Le chevet, les bas flancs,

le ciel et le pied du lit sont presque uniquement bâtis àpartir de panneaux de vieux coffres, certains décorés.

Au pied, entre deux statuettes et sous quatre têtes de personnages aux yeux bridés,

 un panneau, le sacrifice d’Abraham.

Au chevet, après des tritons et des naïades, une composition symbolique :

en premier l’inscription "Nox – Mors – Lux" (La Nuit – La Mort – La Lumière) ;

 au-dessous, la tête d’un homme qui rit ; au-dessus, une tête encore,

 double, d’une part celle d’un homme aux yeux clos, barbu, de l’autre, un crâne.

Il s’agit du pommeau de la canne que le sculpteur James Pradier

(Père de Claire, fille de Juliette Drouet) avait offerte à Hugo en 1843.

Toute l’existence de l’homme telle que l’entendait la Bible et Hugo est ainsi figurée par ce lit,

qui de surcroît, peut pivoter et servir de cachette.

De chaque côté de ce grand lit, deux alcôves :

 à gauche, le cabinet de toilette, avec une petite fenêtre, un miroir et l’inscription

 "Error Terror" (Erreur Terreur),

 

 

 

 à droite une penderie que cache un rideau ;

Hugo y a fait percer une petite porte qui met en communication directe la chambre

 et le petit escalier qui monte au troisième étage

(rejoignant l’escalier, elle n’est pas visible du palier bibliothèque).

 La famille s’amusait à appeler ce passage étroit "l’escalier dérobé" comme dans Hernani.

Adossées au mur de droite, deux armoires encadrent un coffre de mariage en cuir

 et clous de métal doré transformé en siège.

 Hugo a rajouté les deux bras qui servent de "porte cartons".

 Au dessus des armoires, deux panneaux en cuir où l’on peut lire :

"L’esprit souffle où il veut, l’honneur va où il doit" et,

"Gloria victis, Vae nemini"

(Gloire aux vaincus, malheur à personne).

Au plafond, autour du ciel de lit,

 trois verdures dont les tons fondus se marient admirablement avec le chêne foncé.

Près de l’entrée aux colonnes torses, le plafond est décoré de deux petites tapisseries carrées,

probablement faites par Adèle Hugo (Adèle II ou Adèle fille).

 On peut notament y lire :

"La sagesse est mon guide et l’univers mon livre,

 j’apprends à refléchir pour commencer à vivre".

 
 
 
Le billet qui suit est la 1ère partie :
Victor Hugo, sa vie, son oeuvre
 
 
 
 

 

 

 

  

 

 

 


L’Art au pays de soleil levant

 

  

 

 

 

 

 

Le parc d’Ueno

 

Ueno abrita en 1868 les derniers partisans des shoguns Tokugawa.

Les 2000 derniers défenseurs de la colline finirent par se rendre

 devant les troupes impériales.

Le gouvernement transforma ce lieu en jardin public.

C’est un vaste parc où se situent de nombreux musées,

 des temples, des terrains de base-ball et le zoo de Tokyo.  

 

Le Musée national

de Tokyo

 

 

Bâtiment principal

 

Il est situé en bordure Est du Parc Ueno. C’est le plus grand musée du Japon,

 il rassemble la plus belle collection d’art japonais, peintures, sculptures,

rouleaux peints ou autres, de toutes les époques,

et contient plus de 80 000 œuvres.

On y trouve également de nombreux et superbes

spécimens des arts chinois et coréen. Il fut fondé en 1872.

 

 


Bâtiment principal

 

Les collections sont bien trop importantes

pour être présentées dans leur ensemble,

c’est dans l’annexe qu’est conservée la majeure partie des œuvres d’art :

c’est pourquoi le musée national de Tokyo propose à ses visiteurs

une exposition thématique qui se renouvelle à chaque changement de saison.

Le bâtiment central, le plus grand, abrite l’art japonais

et propose une grande diversité d’objets.

Le bâtiment le plus à l’ouest, légèrement plus petit,

est destiné à la conservation des objets archéologiques,

avec quelques objets pré- et protohistoriques,

des spécimens uniques de céramiques de l’époque Jomon

extrêmement bien conservés, mais également de nombreux haniwa

(figurines sculptées qu’on plaçait près des tombes à l’époque des kofun).

Le bâtiment le plus à l’est (Toyokan), plus récent,

abrite plusieurs collections d’art asiatique, notamment chinois et coréen.

Certaines pièces y sont très précieuses, avec notamment des encres,

 des calligraphies, des objets de jade et des bronzes anciens.

Il existe un quatrième bâtiment, ouvert en 1999.

La Galerie des trésors d’ Horyuji ,
achevée en 1999 par l’architecte Yoshio Taniguchi.

 

Il rassemble 319 objets du Japon de la période d’Asuka (593-710)

en provenance du Horyuji, l’un des plus beaux temples bouddhistes du Japon. 

Le bâtiment central (Honkan)

Dans ce bâtiment sont exposées 40 siècles d’histoire japonaise

depuis l’époque Jomon . Il propose une grande diversité d’écrans peints,

de kakemono (rouleaux peints suspendus),

d’emaki (œuvres littéraires peintes en rouleaux), de céramiques,

de sculptures, de calligraphies, de gravures de style ukiyo-e et de peintures.

Les objets sont présentés en nombre restreint et bien mis en valeur.

 

Archéologie du Japon

 
 

 
Statue Jomon Dogû XVe siècle av JC
 
 
Statue Jomon Kofun VIe siècle av JC
 

 

Dotaku Ie siècle Ap JC. période Yayoi .

 

Haniwa (figure funéraire) VI siècle Femme portant une tenue formelle

 

 

Poupée préhistorique

Dogû: poupée d’argile en forme de hibou XVe siècle av JC

 

 

Art japonais

 
 

 

Sabre et cuirasse de Samouraï Époque Muromachi XVIe siècle

 

  

 

 Paravent (moitié droite)

"Le dieu du vent et de la tempête"  par Ogata Korin (1658-1716)

 

 

Tanomura Chikuden 1777-1835

 

 

 Plat d’époque Edo XVIIIe siècle

 

 

Tsuba (gardes de sabre de samouraï, XIXe siècle

 

 

Accessoires du théâtre , XVIIe siècle

 

 

Costume XVIIIe siècle

 

 

Furisode XIXe  siècle  

   

 


 

 

Paravent "Bois de pins" Hasagawa Tôhaku 16e siècle

 
 
 

Le temple Horyu-ji

 

Vue d’ensemble Yumedono 

Horyu-ji est un temple situé dans la ville d’Ikaruga-no-Sato,

à 10 km au sud de Nara.

Les monuments bouddhiques du Horyu-ji, sont au nombre de 48.

Les parties les plus anciennes (le Kondo,

la pagode à 5 étages et la porte centrale) datant de la période Asuka,

sont considérés comme étant les plus vieilles constructions en bois du monde.

Inscrit en 1993 sur la liste du Patrimoine mondial de l’Unesco,

ils sont aussi désignés comme trésor culturel du Japon.

Chefs-d’oeuvre de l’architecture en bois,

ils ont marqué une période importante de l’histoire de l’art,

 illustrant en effet l’adaptation de l’architecture

et des plans bouddhiques chinois à la culture japonaise.

Ils ont également marqué l’histoire des religions

car leur construction  coïncide avec l’introduction du bouddhisme au Japon,

arrivant de Chine par la péninsule de Corée.

D’après les textes anciens, l’empereur Yomei, en proie à la  maladie,

fit le vœu de bâtir un temple et d’y installer une statue de Bouddha

 afin d’obtenir la guérison. Il mourut peu après, sans avoir pu réaliser son vœu,

mais l’impératrice et le prince héritier firent construire en 607

 un temple nommé temple Ikagura

(d’après le nom du lieu) ou Ho-ryu-ji littéralement

"Temple de la Loi Florissante"

 conformément aux volontés de l’empereur. 

   

 

La porte principale

 

 

La galerie des trésors du Horyu-ji

C’est l’un des quatre bâtiments principaux de ce vaste Musée situé dans le Parc.

Cette galerie abrite 319 pièces du trésor du temple d’Horyuji,

pour la plupart du 8e ou du 9e siècle,

données à la famille impériale japonaise en 1878.

La famille impériale a ouvert ce trésor au public à la fin du 19e siècle.

 Ce bâtiment remplace un ancien.

 

 

L’intérieur, accueil et bibliothèque.

 

 

Bannière Kanjo 7e siècle

 

 
Masque Gigaku

 

Notre voyage au pays du soleil levant se termine, alors : 

 

 

    

 


 

 
 

 

 

 

 

 

 

Harmony vous invite à Paris, pour la FEERIE de NOEL

 

 

 

FEERIE DE NOEL A PARIS

 

 

"Souvent je vous présente différents aspects de "mon" Paris,

le voici sous son plus bel habit, celui de Noël.

Je ne manquais jamais pendant cette période de fêtes d’aller me promener dans les quartiers ou se trouvent des vitrines de rêves, puis, plus tard d’y emmener mes enfants et de faire une queue de parfois plus d’une heure pour prendre une photo avec le papa Noël, de l’un de ces magasins. La dernière fois que j’ai pu me permettre de retourner à Paris pour les fêtes, j’ai fait des kilomètres à pieds et j’en ai pris plein les yeux. Les grands magasins bien entendu, mais également les quartiers des grands couturiers, bijoutiers etc… et comme une enfant je fus éblouie, cette année cela ne m’est pas permis alors j’ai fait la visite par le net et vous en  profitez.

 J’espère que vous aussi vous avez gardé un peu de vos yeux et de votre âme d’enfant…"

Votre amie Harmony

 

  

A l’approche des fêtes de fin d’année, Paris revêt ses habits de lumière. rues illuminées, forêts de sapins enneigés, Pères Noël escaladant les balcons… Pendant la période de Noël, les grands magasins rivalisent d’idées pour offrir au public un spectacle de vitrines décorées qui sont elles aussi à la fête et s’animent chaque soir, pour le bonheur des petits et des grands. Une tradition devenue un rendez-vous annuel incontournable.

 C’est incontestablement au niveau du boulevard Haussmann que l’on peut admirer les plus belles vitrines animées de Noël. Comme chaque année depuis plus de 50 ans maintenant, ce boulevard devient pendant tout le mois de décembre un lieu de balades à faire en famille pour flâner et rêver devant des vitrines.

 

Commençons notre promenade de rêve par le grand magasin que je fréquentais le plus 

 

  

 

Façade Haute couture Italienne des Galeries Lafayette

 

Les vitrines d’un "Noël de rêve" aux Galeries ont nécessité 8 mois de travail et 15 jours de montage. Les 180 personnages des vitrines s’animeront pendant 2 mois. 

 

 
 
 
 
Le conte moderne de Blondie
 

 

 
Blondie, la petite princesse moderne inventée par Jean-Charles de Castelbajac pour les Galeries Lafayette, s’amuse à un bal masqué devant les yeux émerveillés des enfants qui suivent ses aventures dans les vitrines du magasin.

 

 

 

 

Un Noël royal aux Galeries Lafayette

 

 
C’est à l’humour et à l’imagination du célèbre couturier Jean-Charles de Castelbajac que l’on doit la décoration des 11 vitrines qui donnent sur le boulevard. Ce dernier a choisi de mettre en scène l’univers d’une princesse aussi aristocratique que moderne : la poupée Blondie. Il aura fallu un an de travail et 30 corps de métiers pour parfaire l’animation des 160 personnages qui habitent les vitrines. Sans compter la décoration intérieure du magasin qui vaut le détour avec son gigantesque sapin de 20 mètres de haut qui occpue la cour intérieure, ses 5 200 ampoules et 675 mètres de guirlandes lumineuses. Décidément, les Galeries font des folies !
 
 
 
 
 
Les aventures de Blondie
 

 

 

 
Le rideau s’ouvre sur les aventures de la poupée Blondie aux Galeries Lafayette. Elle se rend ici justement dans un magasin où elle se fait pouponner par de petits caniches roses très dévoués.
 
 
 
 
 
 
Blondie fait du shopping

 

 

 
Dans cette vitrine, la petite Blondie, infatiguable et toute excitée à l’idée d’offrir ses cadeaux, sort surchargée de ses emplettes dans les magasins.
 
 
 
 Princesse moderne
 
 
 Imaginée par Chloé Fabre et Tulip Santene, directrices artistiques du "Noël de Rêve" des Galeries Lafayette.
 
 
 

Vitrine du festin orgiaque de petites poupées

 

 

 
Poupées sorties tout droit de l’imagination du fameux créateur Jean-Charles de Castelbajac régale les enfants venus s’attrouper devant la scène.
 
 
 
 

Galeries Lafayette Montparnasse

 

 
Les garçons aussi ont leurs vitrines

 

 
 

Atmosphère féerique et ambiance contes des Mille et Une Nuits au Printemps, un Noël venu d’ailleurs…

 

 

La façade du Printemps

 

 
Cette année la façade du Printemps est décorée de boules multicolores et de guirlandes à dominante rose, une couleur "flashy" qui annonce l’extravagance "à l’anglaise" mise en avant dans les vitrines.
 
 
 
 
Un Noël very british au Printemps

Le magasin Le Printemps a choisi pour ce Noël d’évoquer une traversée de la Manche et de décliner différents moments de la vie quotidienne britannique avec un ton joyeusement décalé. On retrouve par exemple dans les vitrines l’illustration d’un traditionnel tea-time ou la transmission d’un match de foot vue par un groupe d’artiste à l’esprit visiblement facétieux et loufoque. Anne-Valérie Dupont, Gwénaël Malcorpi et Anomalies ont créé en effet de drôles de créatures qui se retrouvent dans des situations typiquement absurdes et oniriques. Faites de tissus de récupération, elles sont toutes en vente en exemplaire unique au 2ème étage du magasin. Les vitrines, déclinées en couleurs monochromes, diffusent également une musique qui accompagne ces petites bêtes très agitées qui sortent vraiment de l’ordinaire.
 

Pause thé au Printemps

 

 
Les vitrines du Printemps Haussmann se sont mises à l’heure anglaise. Cinq d’entre elles sont remplies de créatures en tissu illustrant avec humour le way of life d’outre-Manche.
 
 
 
 

Le Printemps chic

 

 
Mise en scène dans un dïner de fête,
ce mannequin arbore une coiffure originale signée Paolo Ferreira.
 
 
 
 

Des grenouilles en folie

 

 
Les grenouilles de Gwénaël Malcorpi sèment la zizanie dans la salle de bain très cosy de cette vitrine du Printemps. Cette scène hilarante est mise en musique par Kouz production.
 
 
 

Danse des marmites au Printemps

 
Dans un décor magique, les marmites se livrent à une danse de Noël
 sur une table emplie de mets orientaux.
 
 
 

Vitrine du BHV, rue de Rivoli

 

 
Le magasin présente des vitrines segmentées en petites cases,
 comme autant de pettes idées cadeaux.
 
 
 
 
 
 

Texte L’Internaute Magazine, photos de Cécile Debise

 

Les Champs Elysées

 

 
 

 

 


La manufacture de Sèvres : d’hier à aujourd’hui

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Manufacture nationale de Sèvres

 

  

Gravure ancienne représentant la manufacture 

 

 

   

La Manufacture nationale de Sèvres est une des plus célèbres manufactures de porcelaine en Europe, et dont le siège est à Sèvres, France.

A l’origine, la manufacture produisait une porcelaine tendre, mais suite à la découverte en 1768 par deux chercheurs de la manufacture du premier gisement de kaolin sur le sol français, près de Limoges, la porcelaine dure est commercialisée à Sèvres dès 1770.

La compagnie Charles Adam, fondée en 1738 au château de Vincennes, deviendra en 1740, une manufacture de porcelaine grâce au soutien de Louis XV et de Madame de Pompadour.Vincennes ne fait à cette époque qu’imiter Meissen, avec plus ou moins de bonheur. 

 Puis par décret royal de 1745, la "Manufacture de Vincennes" et en 1753, la "Manufacture Royale de Sèvres".

 

 

 

Un important tournant pour la manufacture

 

En 1748, Vincennes innove avec un décor en camaïeux de pourpre représentant des paysages, des natures mortes ou des personnages. La pourpre contenant de l’or ces décors sont onéreux à réaliser. La palette de couleurs de Vincennes va s’enrichir progressivement de 1745 à 1751, c’est en juillet 1751 que Jean Hellot, en charge des émaux de la manufacture, met au point

 

 

le fameux beau bleu ou bleu lapis

 dont la transparence nuagée apparaît après cuisson.  

Vincennes possède alors son propre style:

 

 

 chinoiseries

 oiseaux et fleur. Vincennes possède aussi le monopole de la décoration à l’or. Toujours inégalé ce travail de l’or fera la renommée de Vincennes.

 

 

La manufacture de Vincennes sera transférée à Sèvres

 dans un bâtiment construit à l’initiative de Madame de Pompadour, à proximité de son château de Bellevue. Long de 130 mètres et haut de quatre étages, il est édifié entre 1753 et 1756 par l’architecte Lindet à l’emplacement de la ferme dite « de la Guyarde ».

   Sur la route menant la Cour de Paris à Versailles, dite Route royale, Louis XV peut s’y arrêter à loisir.Son intérêt ne se dément pas et il organise les ventes de produits nouveaux de la Manufacture, tous les ans à Noël, dans ses appartements privés du château de Versailles.

De part et d’autre du pavillon central, surmonté, à l’étage des combles, d’un fronton sans sculpture portant l’horloge de l’ancienne Verrerie royale, le bâtiment se développe sur deux longues ailes terminées, aux deux extrémités, par des pavillons d’angle. Le pavillon central est précédé d’une cour dite du public, fermée par une grille en fer forgé. Face à la manufacture est aménagée une demi-lune pour permettre le stationnement des carrosses des visiteurs.

Au rez-de-chaussée, le bâtiment renfermait les réserves de terres, le bûcher et les dépôts de matières premières.

 Le premier étage abritait les ateliers de moulage, de plâtrerie, de sculpture et de gravure ainsi que les fours.

 Au deuxième étage se trouvaient les sculpteurs, tourneurs, réparateurs et garnisseurs.

 Enfin, l’étage sous comble abritait les peintres, doreurs, animaliers et figuristes. 

 

 

Après le déménagement à Sèvres en 1756, des artistes tels Armand, Capelle, Cornaille, Dodin, Levé, Parpette, les frères Pithou, Vieillard enrichissent la technique du décor. De grand vases deviennent les supports de chef d’œuvres d’artistes peintres sur porcelaine.

 

    

Tasse à glace en porcelaine, vers 1763, commanditaire : Louis XV;  l’antichambre du Trianon; inscription au Patrimoine Mondial par l’Unesco (Définitif) : 1979
Acquisition : Don de Monsieur et Madame Jean Lupu (1990)

 

La vitrine expose dix pièces du service à dessert à "attributs et groseilles", commandé par Louis XV à partir de 1763 par la Manufacture de Sèvres, probablement pour Le Trianon, comprenant trois tasses à glace, quatre assiettes, un compotier-coquille et deux plateaux de tasses à glace.
 
 

 

La manufacture est rattachée à la Couronne en 1759.

A l’origine, la manufacture produisait une porcelaine tendre, mais suite à la découverte en 1768 par deux chercheurs de la manufacture du premier gisement de kaolin sur le sol français, près de Limoges, la porcelaine dure est commercialisée à Sèvres dès 1770.

 La porcelaine marqua le destin de la ville qui allait dès lors bénéficier d’une renommée mondiale. Le nom de Sèvres a fusionné avec la porcelaine et est entré dans le langage courant pour désigner une porcelaine fabriquée à la Manufacture.   

Pour finir le support n’a plus d’importance; on utilise donc des plaques pour y réaliser des chefs d’œuvres comme

 

"Le déjeuner de la sultane" peint par Pithou le jeune en 1783

 

 

Pot à sucre, en porcelaine tendre, 1786, artiste Jacques Fontaine. Période Louis XVI, Musée du Louvre, legs de Madame Adolphe Thiers – 1880 

 

L’Empire et la Restauration

 

 

Pendant l’Empire le décor, toujours monumentale, est consacré à de grandes scènes historiques ou aux portraits de grands personnages de l’époque. 

Se caractérisent par la fabrication de grands vases, de plaques et de magnifiques services de table destinés aux résidences de l’Empereur puis du Roi ou utilisés comme cadeaux diplomatiques. 

 

Rafraîchissoir
Service Olympique
Matériaux : Porcelaine, Dorures, Peinture sur couverte
Date : entre 1804 et 1807

Lieu : Dôme et église Saint-Louis des Invalides
Acquisition : Musées du Kremlin – Moscou

 

Le décor sur plaque consacré à des reproductions de grands maîtres (Raphaël) et consacré à tous les genres: religieux, romantique, natures mortes revient à la Restauration. Mais ces plaques, dont les dimensions dépassent quelques fois le mètre, se font utiles; elles décorent le mobilier ou montées sur bronze elles constituent le corps de pendules.

 

 

Après 1850

 Une création essentielle de Sèvres fut celle de la marqueterie de porcelaine ou décor en pâte sur pâte. Les pièces possédant déjà un fond coloré sont sculptées par la pose de couches de porcelaine diluée supplémentaires blanches ou colorées avec des oxydes métalliques (barbotine)

En 1876, la Manufacture trop à l’étroit déménage dans un site désenclavé du parc de Saint-Cloud, en bordure de Seine, dans de nouveaux bâtiments qu’elle occupe aujourd’hui encore avec le musée national de Céramique.

 

  

A partir de 1900

 

chocolatière, 1940 

 

 Les décors sont influencés par le moderne style et la technique du "pâte sur pâte" qui correspond bien au goût de cette époque. La première guerre mondiale est une parenthèse pendant laquelle la manufacture travail pour l’armée. En 1925 c’est l’"art déco" qui influence la production. De nombreux artistes influencent les décors de la manufacture: R. Lalique, Pompon, Carzou, Lurçat, L. Fini

 

 

Sèvres contemporain

Le ministère Malraux relance la collaboration de nombreux artistes de grand renom avec la manufacture:Agam, Alechinsky, Arp, Calder, Mathieu, Poliakoff, Hadju. Ces artistes innovent aussi bien dans les motifs du décor que dans les formes.

Jack Lang crée un atelier expérimental de recherche et de création (ARC).

Antoine Albis met au point une nouvelle porcelaine, très blanche baptisée "AA".


Les anciens bâtiments de la Manufacture royale ont ensuite abrité l’Ecole normale supérieure de jeunes filles, de 1881 à 1940, puis le Centre international d’études pédagogiques depuis 1945.

Rababah (cantanti del Nilo), Ettore Sottsass, 2006,

 vase coupe avec verres rouges

En 1994, Ettore Sottsass venait pour la première fois découvrir les techniques de production de la Manufacture nationale de Sèvres. Il y concevra, durant deux années, un ensemble de 15 formes (vases et surtout). Autant d’architectures tournées qui détiennent chacune la préciosité des savoir-faire hérités du XVIIIe siècle et la richesse des palettes de couleurs de grand et de petit feu.
 

 
  

 

La "porcellana" devient la porcelaine,

 très prisée dans les grandes cours

 

Marco Polo

 

 

 En voyage en Chine entre 1275 et 1291, découvrira une céramique fine et translucide inconnue en Occident.

 

 

 Il la baptisera "porcellana",

 du nom d’un coquillage nacré en forme de vulve de truie (porca : truie en latin) très prisé des romains. La porcelaine fera une entrée en force dans les grandes cours. Un commerce régulier s’établira entre l’Extrême-Orient et l’Europe après l’ouverture de la route des Indes par Vasco de Gama, en 1498.

 



Les Portugais

 Au XVIème siècle, puis les Hollandais, Anglais et Français, aux XVIIème et XVIIIème siècles, se disputeront le monopole des importations des "Porcelaines de la Compagnie des Indes". Certains potiers et alchimistes européens de la Renaissance tenteront de percer les secrets de fabrication. Ils seront encouragés par les Médicis à Florence et des princes français du début du XVIIIème siècle.

 

 

 Saint-Cloud, Chantilly et Vincennes

 donneront naissance à la

 "porcelaine tendre"

 

 Ayant l’aspect de la porcelaine chinoise, sans en avoir la dureté ni la sonorité. Cette porcelaine était dépourvue de kaolin, inconnu à cette époque en Europe.

L’arcaniste Böttger découvrira la formule de la porcelaine dure en 1709 en Saxe. Il identifiera par hasard un gisement de kaolin et fondera la première manufacture de porcelaine dure hors de Chine, à Meissen. Le secret de fabrication sera jalousement gardé.

La femme du chirurgien Jean-Baptiste Darnet de Saint-Yrieix-la-Perche (Haute-Vienne) utilisait une terre blanche et onctueuse comme savon pour laver son linge. Ce dernier demandera à un pharmacien de Bordeaux de mettre la formule au point vers 1765. L’apothicaire Villaris identifiera la matière et vendra sa découverte à la Manufacture de Sèvres. C’est ainsi que la première porcelaine dure française à base de kaolin du Limousin sortira des fours de la Manufacture de Sèvres en 1767. Le kaolin, extrait des carrières de Saint-Yrieix-la-Perche, alimentera dès lors les manufactures parisiennes. La première manufacture de porcelaine verra le jour en Limousin sous l’impulsion de l’intendant Turgot, en 1771. 

 

 
 

De nos jours, la manufacture propose :

  


 

La mémoire de Sèvres

  La Manufacture conserve la mémoire de plus de 250 années de production de porcelaine :

90 000 moules, 20 000 décors peints et documents iconographiques,
3 000 dessins, 6 000 modèles en plâtre, etc…

Elle édite d’après les modèles d’origine des pièces classiques ; elle invite des artistes à concevoir de nouvelles formes et de nouveaux décors et réalise chaque années, en tirages limités, des pièces exceptionnelles, inédites ou épuisées, de son répertoire historique.

 


 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   


VISITE A L’HOTEL DE SULLY

SUITE ET FIN DE MON ESCAPADE PARISIENNE
 
 
 

Le contrôleur des finances Mesme Gallet fit construire entre 1625 et 1630,

 un hôtel particulier avec jardin et orangerie donnant accès à la place Royale – aujourd’hui place des Vosges

et situé en plein Marais, à Paris, quartier alors à la mode.

 Malheureusement Mesne, ruiné au jeu, dut vendre et l’achévement des travaux se fit entre1628-1634,

 par le nouveau propriétaire, Roland de Neufbourg.

L’hôtel de Sully, n’est pas en brique et pierre comme les hôtels un peu plus anciens de la place des Vosges,

 mais totalement en pierre de taille.

 Cette pierre en grand appareil était une dépense habituellement réservée aux églises et aux constructions royales. 

 

 

 

 Maximilien de Béthune, premier duc de Sully, ancien ministre des finances et surintendant des bâtiments du roi Henri IV,

le racheta le 23 février 1634. Le vieil homme en acheva le décor et y vécut ses dernières années.

L’architecture de l’hôtel :

 

 

Le shéma symétrique de la façade sur rue est formé d’un portail encadré par deux murs bas et deux pavillons,

qui sont composés de deux étages et divisés en trois travées,

ils sont surmontés d’un important toit d’ardoise pyramidal percé de lucarnes.

Un bel appareil à refends entoure les fenêtres,

 surmontées de frontons curvilignes au rez-de-chaussée et triangulaires à l’étage.

 

 

Le portail est encadré par deux colonnes supportant un entablement et un balcon.

Au-dessus du portail, s’étend entre les deux pavillons une terrasse bordée d’une balustrade de pierre. (voir album photo)

 

Les façades de la cour :

 

La façade du corps de logis principal s’étend sur cinq travées, la travée médiane, entrée de l’hôtel, étant plus décorée.

Mais l’ensemble des bâtiments présente un riche décor.

Le niveau du rez-de-chaussée est surélevé par rapport au sol de la cour

et l’accès à la porte s’effectue par un perron surveillé par deux sphinges.

 

 

L’intérieur :

 

L’appartement de Sully, contrairement à la coutume qui laissait généralement à l’épouse l’étage supérieur,

se situait au premier étage ou étage noble du logis principal. Au-dessus de l’appartement de la duchesse,

 la chambre du duc  était décorée de six pièces de tapisserie racontant l’histoire de Roboam,

 et meublée "d’un grand lit carré de velours cramoisi chamarré de bandes et broderies d’or et d’argent",

 de fauteuils et de tapis de Turquie et de Chine jetés par terre et sur les tables.

Au plafond de l’alcôve de la chambre, Antoine Paillet a peint une figure de l’Harmonie qui "préside aux réveils heureux".

 

 

 

Allégorie de l’Eau

 

 

  Son petit-fils Maximilien, second duc de Sully,

 fit construire une aile supplémentaire à l’édifice en 1660, à l’ouest du logis côté jardin.

 

Antichambre de l’appartement de la duchesse.

 

Une coupole à l’italienne couronne la chambre de la duchesse.

 

 

L’hôtel de Sully porte encore aujourd’hui le nom de cette famille qui l’a possédé jusqu’au XVIIIe siècle.

 

 

  A la mort de son mari en 1611, Charlotte Séguier continuera à vivre dans l’hôtel, même après son remariage.

 Elle survécut à son fils Maximilien et à sa belle-fille. A partir de 1729, l’hôtel fut transmis à une branche cadette.

Il changea de nom lors de son acquisition par Benoît-Antoine Turgot de Saint-Clair.

A la mort de son père, Charlotte Turgot hérita de l’hôtel qui prit le nom de son mari, René-Gabriel de Boisgelin.

Vingt-cinq ans plus tard, quand elle fut veuve, elle vendit l’hôtel en 1796 à un négociant.

La destinée aristocratique de l’hôtel disparut et comme de nombreuses demeures du Marais,

il devint un immeuble de rapport et passa entre les mains de différents propriétaires.

Au XVIIIème siècle, les claveaux surmontant l’arcade centrale de l’orangerie

 ont été retaillés pour l’installation d’un cadran solaire.

 

 

 Devenu immeuble de rapport au XIXe siècle,

 il reçut de multiples adjonctions et transformations pour abriter commerces, artisans et autres locataires.

 Classé monument historique dès 1862,

 l’hôtel allait lentement renaître grâce à de nouveaux propriétaires plus soucieux de sa conservation.

 

                                       L’hôtel au tout début du XXème siècle

 

Il devint propriété de l’État en 1944. Une longue campagne de restauration fut alors entreprise,

et s’acheva par la restauration de l’orangerie en 1973.

Il abrite depuis 1967 le siège de la Caisse nationale des monuments historiques et des sites, devenue en 2000,

Centre des monuments nationaux.

Cet établissement public sous tutelle du ministère de la Culture et de la Communication

 gère plus de cent monuments nationaux, parmi les plus prestigieux, et édite des ouvrages consacrés au patrimoine.

La grande salle du rez-de-chaussée du corps du logis principal acceuille depuis 1993,

la librairie du patrimoine, qui conservé de magnifiques solives peintes

 

 

et ou Nabelle et moi n’avons pu nous empêcher de faire des achats.

C’est ainsi que je peux vous montrer de belles photos de l’intérieur,

 car hélas l’hôtel n’est ouvet au public et encore avec parcimonie, que pour les journées du patrimoine…

 

 


UN MUSEE !!! SURPRENANT…

 

INCROYABLE MAIS VRAI,

 

j’ai « déniché » pour vous, un musée hors du commun. « Un musée qui a du chien."

 

 

 

 

 

 

 

En Normandie, dans son château , Elyane de Vendeuvre expose, une collection de niches pour chiens…

 

 

 

 

L’un des cinq salons du château, décoré de boiseries en chêne a été reconverti en musée,

il abrite un très bel exemple du mobilier du XVIIIe siècle, signé par de grand noms, tel Riesner.

Au fond de la pièce vous remarquerez une série de meubles miniatures et dans l’angle,

un petit lit de repos à la polonaise.

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour nos amis les chiens « de luxe »: niches de voyage, de plage,

en forme de tabouret, de canapé, qui deviennent des chefs-d’œuvre d’ébénisterie.

 

 

 

 

Le premier coffre pour chien est apparu en 1328, sous Clémence de Hongrie, reine de France.

Trois siècles plus tard, l’inventaire des Meubles de la Couronne fait état de niches en noyer pour les chiens du roi à Marly.

 

 

 

 

 

XVIIIe , niche en cuir gravé.

 

 

Madame de Pompadour dote le château de Saint-Hubert d’une niche tabouret.

Sur les deux exemplaires réalisés, l’un se métamorphose en lit à quenouilles, clos l’été par de délicats rideaux de poupée.

 

 

 

 

 

XVIIIe une niche alcôve, tendue de soie et pourvue d’une poignée en cuivre.

 

 

 

 

MARIE-ANTOINETTE eut également les siennes, dont l’une est estampillée.

 

 

 

 

 

   

 

 

  

 

 

 

 

Cannée ou en bois sculpté, elles suivent les tendances décoratives de leur époque : XVIIIe et XIXe siècles.

 

 

 

 

 

   

Celle-çi a une allure de petit théâtre, en forme de tabouret orné de passementerie.

 

 

 

 

 

 

 

XIXe siècle une niche en forme de canapé doré pour « toutou fait salon ».

 

 

 

 

 

   

Très bucolique, cette niche a la forme d’une tente prétorienne, elle est agrémentée d’un baldaquin.

 

 

 

 

  

 

Trop mimi sur sa niche tabouret en forme d’arc de triomphe en velours et bois du XIXe.

 

 

  

 

 

 

Du XIXe, en rotin cette petite maison ouvragée.

 

 

 

 

 

 

 

Aux côtés festonnés et en forme de repose pied.

 

 

 

 

  

 

niche du chateau, en pierre.

  

 

  

 

 

 

 

 

 

  

XIXe une niche en velours, une niche tabouret en velours et bois.

 

 

 

 

 

Oui tu peux y entrer dans cette niche Louis XVI en bois sculpté.

 

 

 

 

 

 

 

XVIIIe, une niche bergère, comme pour Madame, la marquise.

  

 

 

 

 

 


Le style Rocaille

 

        

 

 

 

1700, François de Rohan, prince de Soubise achéte cet hôtel qu’il fait transformé,

 et aménage dans le plus pur style "Rocaille".

C’est pourquoi nous allons visiter, "L’Hôtel de Soubise", qui se trouve à Paris,

 dans le quartier du Marais et abrite désormais les Archives Nationales.

(vous trouverez une meilleure photo, au bas du billet,

 je vous invite également à consulter l’album photo qui se rapporte au style "rocaille".)

 

 

 

 

 

                               Son grand salon ovale.                  

 

 

 

 

Le terme rocaille n’a pas été employé pendant la partie du règne de Louis XV ,

 où ce style s’imposa c’est-à-dire entre 1735-1765,

 ce n’est qu’au siècle suivant, vers 1860, que l’on inventa cette terminologie.

Les contemporains du style rocaille,

parlaient de « goût pittoresque » ou de « style moderne ».

De nos jours on emploie plus facilement le terme rococo,

 ce qui est quelque peu péjoratif,

 et s’applique plutôt au rocaille surchargé de l’Europe continentale,

ou de l’aristocratie britannique.

 

 

 

 

« La rocaille doit son origine à un répertoire ornementale fait de roches, d’éceuils,

 de grottes et de coquilles, de roseaux, d’écume et de vagues.

L’eau avec ses reflets nacrés et ses ondulations sans fin,

semble inspirer l’ensemble de ce style et lui suggérer les lignes agitées,

 courbes et brisées, toujours en mouvement.

 Le style rocaille a d’ailleurs triomphé dans l’édification des fontaines. »

 

 

 

 

C’est également un répertoire décoratif ou l’exotisme et plus particulièrement la chinoiserie,

 tient une place de choix, tout comme le naturalisme avec la rose, la fleurette, les oiseaux…

Autour d’arabesques en C ou en S se développent à l’infini des variations dissymétriques et déchiquetées.

Tout ce séduisant appareil stylistique est passé à la postérité sous le nom de la rocaille.

Le goût rocaille se retrouve surtout dans les arts décoratifs.

 

 

 

 

 Qu’entendre par arts décoratifs? Citation d’un historien :

« tout ce que l’homme peut inventer pour exprimer la richesse, bijoux, meubles,

 tout ce qu’i a choisit pour capter le vue et la flatter, or, argent, soie, gemmes,

 marbres, bois précieux, voilà son domaine. »

C’est l’art qui décore la demeure, un élément essentiel du cadre de vie,

qui utilise des techniques comme : marquetterie, céramique, orfèvrerie, bois etc…

 et qui est à la fois beau et utile, le beau dans l’utile. 

 

 

 

 

Très bel exemple de beau dans l’utile:

 une piéce en porcelaine et argent doré, de l’ensemble,

 offert par le roi Louis XV à la reine Marie  Leczinska,

à l’occasion de la naissance du dauphin, en 1729. (voir aussi album photo)

 

 

 

 

 

Chambre d’apparat de la princesse de Soubise.

 

 

 

La cheminée est un objet d’architecture,

elle a été réalisée par le plus grand maître du style "rocaille" :

Germain Boffrand, pour l’hôtel de Soubise qu’il aménagea entièrement.

 

 

 

Dans la France du XVIII éme on a toujours le goût du faste

mais petit à petit se dessine un besoin d’intimité,

on va humaniser les intérieurs.

 A cette époque on construit beaucoup d’hôtels particuliers. 

 

 

 

 

Le roi Louis XV a un goût résolument "moderne",

 tout comme sa favorite Madame de Pompadour.

Après une grippe et une forte angine,

et ayant souffert du froid dans la chambre de son aïeul,

il entendit coucher désormais dans un lieu plus confortable

et fit remanier les cabinets en appartements privés, avec des plafonds plus bas,

des pièces aux dimensions plus réduites, avec bains etc…

 

 

 

 

A cadre neuf, mobilier neuf, le sens du confort va prendre le pas sur l’apparat,

mais l’harmonie sera le maître mot. Nous en avons un parfait exemple,

 avec le mobilier du château d’Abondant,

 d’une conservation exceptionnelle et qui a été remonté au musée du Louvre.

 

 

 

 

 

 

 

Plusieurs artisans vont beaucoup innover pendant cette période

menuisiers (pour la fabrication du bois des sièges), sculpteurs, peintres,

tapissiers (qui interviennent également dans la fabrication des sièges et lits),

 ébénistes (commodes, bureaux), bronziers, marbriers, vernisseurs etc…

 Les lambris (boiseries) étaient extrêmement raffinés, comme tout le reste. 

 

 

 

   

Les moindres détails étaient étudiés et les bronziers créaient aussi bien des espagnolettes de porte,

 qu’une poignée de bureau que toute la décoration en bronze d’un meuble.

Cartel d’applique en bronze sculpté,

doré de 1750 pour la reine Marie Leczinska, épouse de Louis XV.

 

 

 

 

 

 

Tous les domaines opérent dans ce style: orfèvres, fabricants de porcelaine..

Cette table, avec plateau en porcelaine de Sèvres,

 date de 1774 et est conservée au musée du Louvre

ainsi que la commode qui se trouvait dans la même pièce.

           

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La marqueterie prend son essor  au début du XVIIIème,

avec l’importation des bois des îles qui offrent une large palette de couleurs,

qui va permettre aux ébénistes de composer de véritables "peintures de bois".

 

 

 

 

 

 

 

 

Pour acquérir ces nouveautés, on se rend chez le marchand-mercier

et non pas chez les différents artisans.

C’est lui qui propose à sa clientèle tout ce qui peut la séduire.

Madame de Pompadour y laissa une fortune,

elle fut une fervente admiratrice du style, jusqu’à ce que son frère, en 1754,

rentrant de Rome, ne publie un manifeste contre la "rocaille".             

 

 

 

 

1720- détail d’un tableau de Watteau "L’enseigne de Gersaint",

qui justement était un marchand-mercier

 

 

 

Louis XV eut un règne pacifique,

ce qui permit un prodigieux développement des arts et des sciences.

Un nouvel art de vivre était né, ce fut l’âge d’or du meuble français,

 "Par l’élégance de ses courbes, son harmonieux équilibre, l’éclat de ses marqueteries,

le style Louis XV est, aux yeux du monde…le plus représentatif du goût français".

 

 

 

 


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