La critique est aisée mais l'Art est difficile

Actualité

Sur les Arts II

LE FOUQUET S

 

http://harmonynicole.eklablog.com/le-fouquet-s-a161142988

 

auquel viennent s’ajouter les deux photos du jour :

panneaux d’acier et forces de l’ordre alors que les Champs Elysées

sont interdits de manifestation !!!!!

Acte 19

 

 

FRANCE-POLITICS-SOCIAL-DEMO

 

 

French gendarmes and riot police officers secure the Champs-Elysees avenue in front of the famed restaurant Fouquet's during the Act XIX (the 19th consecutive national protest on a Saturday) of the "yellow vests" movement in Paris


Bushra Almutawakel : femme photographe yéménite

 

 

 

 

Quelques unes de ses photos, notamment sa série sur le voile, circulaient sur Facebook et j’ai souhaité vous la faire découvrir.

Elle est née en 1969 à Sana’a au Yémen, où elle vit et travaille actuellement.

Alors qu’elle étudie le commerce international à Washington, elle commence à s’intéresser à la photographie.

En 1996 elle devient membre fondateur du collectif Al-Alhaqa,

puis est nommée en 1999 première femme Yémenite photographe par l’Université de Sana’a.

Son travail est publié dans des médias tel que The Guardian,

acquis entre autres par le British Museum de Londres et exposé internationalement.

« Il faut un indéniable courage, lorsque l’on est femme et yéménite,

pour affirmer avec force son opposition déterminée à la façon dont les fondamentalistes musulmans font disparaître,

jusqu’à l’invisibilité, toutes les femmes. »

Bushra exposa à Paris

La photographe explique avoir commencé cette réflexion sur le Hijab

en retournant dans un village où les femmes de la tribu portaient les vêtements traditionnels chamarrés

des premières photos et en les voyant couvertes de noir de la tête aux pieds dix ans plus tard.

« C’est une tradition qui vient d’Arabie Saoudite », dit-elle,

« ce n’est pas la nôtre ».

De même, le voile peut être un moyen d’expression

des femmes arabes ou, comme le dit l’écrivaine égyptienne

Nawal Elsadawi, un moyen de se dissimuler, comme le maquillage ailleurs et provoquer l’ironie,

voire l’humour, et donc un questionnement.

La photographie est un moyen de montrer, de dénoncer,

mais aussi de lutter contre les stéréotypes négatifs sur les arabes et les musulmans

pour cette artiste rayonnante qui a vécu aux Etats-Unis et s’y trouvait le 11 septembre.

« J’ai trouvé que nous, les Arabes et les musulmans, étions soit diabolisés, soit romancés.

Ce paradoxe s’observe particulièrement au sujet de la femme au moyen orient,

qui dans l’imaginaire populaire du nord est à la fois l’image de l’exotisme, de la beauté et du mystère,

mais aussi celle de l’impuissance, de l’oppression et de la laideur. »

 

Les autres photos de cette exposition temporaire montraient également des femmes dans des scènes de rue,

de la vie quotidienne ou, de façon plus militante, dans des poses soulignant leur statut inégal face aux hommes.

Au Yémen, le mariage précoce des petites filles est une coutume tribale

car les hommes trouvent normal qu’une nouvelle épouse vigoureuse vienne aider aux tâches ménagères

et aux travaux des champs celle qui a perdu ses forces.

Des artistes, des personnalités politiques arabes et européennes tentent de faire changer les mentalités.

La guerre ralentit ces efforts mais ne décourage nullement les femmes exceptionnelles

qui osent dénoncer ces traditions cruelles

Cette négation, mise en évidence par étapes, devient une fable cruelle, lancée comme un cri épuré,

une forme de dénonciation symbolique fondée sur la seule logique des images.

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Dans The Hijab Series, c’est en couleurs que

La mère, la fille et la poupée,

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vont peu à peu se fondre toutes trois dans le noir au fur

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et à mesure qu’elles doivent porter le voile sombre de plus en plus couvrant.

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Restent, sans que l’on puisse dire ce qu’ils essaient d’exprimer,


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trois paires d’yeux derrière la mince ouverture.

Et si… propose une inversion, sinon des rôles, du moins des apparences.

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L’homme est en blanc, la femme vêtue de noir, dont au début on ne voit même pas les mains.

Puis, en séquence, l’homme est attifé du costume noir et de plus en plus intégral de sa femme et,

à la fin de ce bref récit en noir et blanc,

il a perdu l’expression de ses mains, regarde au travers de la fente du voile

quand sa femme a laissé apparaître cheveux,visage et mains.

Cette pointe d’humour dédramatise la revendication, pourtant toujours aussi ferme.

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Hommage à un couturier hors du commun : Yves Saint Laurent

 

 

 
 

 

 

 

 

 

    

 

 

LA HAUTE COUTURE PLEURE

  

« Vous savez que je ne puis plus « fabriquer » un billet et que je ne publie que des articles préparés depuis un bon moment, cependant je me dois de rendre hommage à ce couturier, qui après Coco Chanel, fut le plus novateur et celui auquel je portai une grande admiration.

Avoir un tailleur signé par lui fut toujours un rêve et son rose fushia est toujours une couleur que je porte avec bonheur.Le seul que j’ai pu m’offrir à une certaine époque fut sa ligne de maquillage, son parfum :

 

Paris

et Jazz, pour mon ex mari.

Yves Saint Laurent était un homme d’une timidité presque maladive, cependant dans son Art, car la haute couture à ce niveau est un Art, il eut toutes les audaces.

 

Le couturier imposa le tailleur smoking,

 

 

les robes de mousseline transparente qui firent scandale.

Il fut a 21 ans,le plus jeune des créateurs, il restera également, celui qui, le premier fit défiler des mannequins de couleur.

 

   

Katoucha Niane, ex-égérie de Yves-Saint-Laurent, dite « la Princesse Peule »,

 

 

YVES SAINT LAURENT 

 

 

 

Yves Saint Laurent en 2002 parlant avec Catherine Deneuve. (AFP)

 

1er août 1936 à Oran (Algérie),1er juin 2008 Yves-Mathieu Saint-Laurent arrive à Paris à l’âge de 17 ans, ses croquis sous le bras. Un an plus tard, il devient l’assistant de Christian Dior, le couturier le plus célèbre du moment, et simplifie son nom en Yves Saint Laurent. Le décès brutal du maître en octobre 1957 le propulse directeur artistique.  

  Dès son premier défilé, le 30 janvier 1958, les clientes et la presse s’enflamment pour le jeune couturier, myope et timide qui se cache derrière de grandes lunettes, et pour ses créations. Sa ligne «Trapèze», en rupture avec les tailles de guêpe de l’époque, fait un triomphe.  

  En 1960, Yves Saint Laurent est appelé sous les drapeaux mais réformé pour raisons de santé. Il fait une dépression nerveuse. Entre-temps, la maison de l’avenue Montaigne l’a remplacé par un autre créateur, Marc Bohan.  

  Saint Laurent ouvre sa propre maison en 1961, au 30bis rue Spontini à l’orée du Bois de Boulogne puis au 5 avenue Marceau,   avec l’aide de Pierre Bergé, qui va jouer un rôle essentiel dans sa vie, privée et professionnelle: au premier la création, au second la gestion.  

  La griffe sera rachetée une première fois en 1993 par Elf-Sanofi, puis en 1999 par le groupe Gucci (filiale de PPR). Seule la haute couture dessinée par M. Saint Laurent restait au 5 avenue Marceau avant l’arrêt de l’activité en 2002.  

 

Champion du dépouillement des lignes,   le couturier pour qui le noir est «refuge», deviendra aussi un maître du jeu des couleurs. Féru de peinture et grand collectionneur, il a souvent parlé de sa passion en transposant des tableaux en modèles de robes ou de vestes: Mondrian (1965), Picasso (1979), Matisse (1981) ou Van Gogh (1988). Les voyages seront une autre de ses inspirations (Afrique en 1967, Russie en 1976, etc.)  

 

En 1971, c’est le «scandale» avec sa collection «40», en référence aux années noires de la guerre qui ne passe pas auprès d’une des plus grandes chroniqueuses américaines. La même année, Saint Laurent pose nu sur les publicités pour le lancement de son parfum «Homme».   Six ans plus tard, il lance «Opium», autre scandale, autre triomphe. Parallèlement, ce passionné d’opéra et de théâtre, dessine des décors et des costumes pour des pièces ou des spectacles signés Edmond Rostand, Marguerite Duras, Jean Cocteau ou Roland Petit.  

  «Yves a magistralement écrit une des plus belles pages du génie français. Cela devrait le rendre heureux. Mais le croire serait ignorer que la création célèbre toujours les noces du talent et de la souffrance», écrivait Pierre Bergé en 1996.  

 

 

Lors de ses adieux en 2002, Yves Saint Laurent avait avoué avoir connu dans sa vie «la peur et la terrible solitude. Les faux amis que sont les tranquillisants et les stupéfiants. La prison de la dépression et celle des maisons de santé».  

  Devenue une Fondation en 2004, la maison organise depuis des expositions et abrite 5.000 des créations du maître ainsi que plus de 15.000 dessins, croquis et objets divers.

 

 

Nicolas Sarkozy a remis les insignes de Grand officier de la Légion d’honneur au couturier Yves Saint Laurent, 71 ans, à son domicile parisien. La cérémonie s’est déroulée dans la plus stricte intimité, en présence de quelques rares invités dont l’homme d’affaires Pierre Bergé et de l’actrice Catherine Deneuve. « Vous avez fait la mode quarante ans durant, mais vous avez surtout construit une oeuvre, une oeuvre artistique autant que sociale. C’est ce qui force notre respect », lui a déclaré le chef de l’Etat. « Si la haute couture devient un art, parmi les plus nobles, c’est bien grâce à vous et à votre constant dialogue avec les autres arts (…) votre oeuvre est l’histoire d’un accomplissement, d’une élévation, au prix d’un travail, d’une rigueur et d’un professionnalisme sans faille, une recherche constante de la perfection et de l’originalité de style, loin des provocations faciles, souvent dans la plus grande discrétion », a-t-il ajouté.  

 

Yves Saint Laurent, qui a créé sa maison de haute couture au tout début des années 60, a rajeuni les codes de la couture et créé son style, basé sur la nécessité d’adapter le vestiaire des femmes à leur époque: tailleur-pantalon, caban, saharienne ou smoking, une de ses pièces fétiches. Chanel «a libéré les femmes. Ce qui m’a permis des années plus tard de leur donner le pouvoir», aimait à dire le «prince de la mode» qui a voulu également «les accompagner dans ce grand mouvement de libération que connut le siècle dernier».  

 

 

 

LES MUSES D’YVES SAINT LAURENT   Le style Yves Saint Laurent a conquis les plus grands tops et actrices. (un album est en préparation)    

 

Y S L trois lettres qui marqueront à jamais l’histoire de la haute couture dans la monde entier.

 

Ce billet est issu pour les textes) d’articles de Libération.fr de l’AFP, de la Dépêche et de Elle

Harmony qui souhaiterait en dire plus mais qui fatigue trop. Vous pouvez découvrir un autre Yves Saint Laurent dans mon billet de voyage au Maroc : les jardins Majorelle