La critique est aisée mais l'Art est difficile

LES PEINTRES

Le body painting


L’artiste américain, Craig Tracy aime dissimuler les corps à l’aide de couches de peinture.

Grâce à un talent hors normes pour le body painting, il réalise de magnifique toiles

sur corps de femmes, les transformant en plantes, animaux ou dessins fantasmagoriques.

Je vous propose une sélection de ses oeuvres

TweeFwog

L’artiste


La Maternité vue par des artistes

 

Expositions-Musées

  

 

La raison principale de mon absence est toujours cette vilaine épaule droite opérée depuis plusieurs années mais que ne se remettra jamais. La douleur est ravivée par la conduite (passage de vitesse) et par tout ce qui est copié-collé, photofiltre etc…

 Une autre raison me tient un peu éloignée,

il s’agit de la création d’une association à but humanitaire dont je vous parlerai lorsqu’elle paraitra au journal officiel.

 Je reprends ce jour par un billet court afin de célébrer la maternité.

    

Pablo PICASSO  

a eu quatre enfants nés de 3 femmes différentes

  

Expositions-Musées  

lithographie  La grande maternité (1963).

 Il s’agit de la représentation d’une mère féminine et protectrice, 

 toute en rondeurs, entièrement  tournée vers son enfant  

et l’entourant de ses bras démesurés…  

Ma préférée,  je l’ai admirée pour la première fois à Paris

au musée Picasso : 

La maternité

Expositions-Musées

  

  

Pierre Auguste Renoir

1841-1909

  

  

Expositions-Musées

Maternité ou L’Enfant au sein de 1885

« Pierre, le premier fils de Renoir, naît le 21 mars 1885.

 Au cours des mois suivants le peintre exécute une série de dessins

 et de peintures à l’huile ayant pour sujet Aline, sa future épouse,

  allaitant le nouveau-né.

 Toutes les oeuvres montrent les figures dans la même pose

 avec le petit Pierre tenant son pied dans la main. »

 

Berthe MORISOT (1841-1895)

 qui épousera le frère de Manet

Expositions-Musées

1872 Le berceau

 

Mary CASSATT

  

 peintre américaine, très liée avec Degas qui lui fera connaître

 les peintres impressionnistes aux Etats-Unis.

La maternité était un de ses thémes de prédilection.     

 

Expositions-Musées  

  

 Expositions-Musées 

  

 

Anne Geddes

Expositions-Musées 

Que j’admire, est née et a grandi à Queensland en Australie. Elle débute sa carrière de photographe à 25 ans.

Mondialement connue pour ses mises en scène photographiques autour de l’enfance et de la maternité,

 Anne Geddes, qui travaille avec son mari Kel, vit en Nouvelle-Zélande avec ses 2 filles.

 

 

Petite mère il y a longtemps que je ne peux plus te dire

bonne fête maman,

 mais tu es toujours dans mon coeur.

  

 Expositions-Musées 

  Quant’à moi je regrette le temps ou mes enfants me disaient :

 Maman je t’aime fort à cou en me serrant très fort

et le plus beau des cadeaux serait un

JE T AIME MAMAN

  

Expositions-Musées  

 


Les trèsors perdus de TURNER

 

 

 

 
 

 
 
 
 
 
 

 

 

 

Merci vous tous qui prendrez un peu de temps pour y ajouter un petit message 

 Je n’attends pas que des compliments, bien qu’ils soient notre récompense,

 Les critiques justifiées sont toujours constructives.

 

 
"Au terme d’une enquête prodigieuse via internet, la Tate Britain est en passe d’éditer un catalogue virtuel presque exhaustif de J.M.W. Turner,
 dont certaines oeuvres ont réapparu."
 
 
TURNER
 
UN GRAND ROMANTIQUE 
 
 
 
 
Turner a 16 ans lorsqu’il peint cet auto-portrait 
 
 
 
"Fils d’un barbier de Covent Garden à Londres
et d’une femme fragile bientôt internée,
Joseph Mallord William Turner est né le 23 avril 1775.
 
"Il commence à peindre et dessiner dès son plus jeune âge
 et remplit des carnets de croquis.
 
A quinze ans, il fréquente l’école d’art de la Royal Academy
qui expose une de ses oeuvres dès l’été,  une distinction rare."
 
 Turner sera élu membre de l’Académie qui soutient sa liberté de création.
 
 Il devient le plus grand paysagiste romantique anglais,
 
 le "peintre de la lumière".
 
L’artiste voyage énormément, dans son pays comme dans le reste de l’Europe.
 
 
 
 
 
Venise "Le grand canal"
 
 
A Venise,
 
 il traduira à l’infini les variations du ciel et de la mer dans ses célèbres aquarelles. 
 
 
 
"Après avoir exposé une dernière fois en 1850,
il se retire, malade, dans sa maison de Chelsea
 et se fait parfois monter sur le toit pour apercevoir encore sa chère Tamise.
Riche et seul, il meurt le 19 décembre 1851 et est inhumé à la cathédrale St Paul."
 
 
 
"Incendie à la maison des Lords" 
 
 
 
 
"Parce que la vente de ses oeuvres l’attristait, Turner est mort,
 entouré du travail de sa vie.
En 1856, sa succession a été réglèe par une clause
qui stipulait que toutes les oeuvres trouvées dans son atelier
 et considérées comme de sa main
étaient léguées à la nation, constituant le "Turner Bequest".
Il s’agissait de 300 huiles, près de 30.000 esquisses et aquarelles,
 provenant essentiellement de 300 carnets à croquis et d’oeuvres attribuées
 depuis à d’autres artistes.
 Elles ont été conservées et montrées maintes fois à la National Gallery."
 
 
 
 
 
"Pluie vapeur et vitesse" 
 
 
 
 
  

"Paix enterrement en mer" 

 

GRACE A INTERNET 

le public pourra découvrir

 

   

"L’Eglise St John à Margate" 1784, une oeuvre de jeunesse. 

  Cette oeuvre avait été acquise par un collectionneur

 

 

 

"Chalfont House, vue du sud-ouest"  vers 1800.

L’une des nombreuses commandes que Turner reçut pour des maisons de campagne.

Cette oeuvre a été redécouverte en 2002.

 

 

 

" Intérieur de l’abbaye Fountains" entre 1815 et 1818

Turner produit de nombreuses vues de châteaux et d’abbayes en ruines. 

Cette aquarelle provient d’un collectionneur privé.

 

 

IL FAUT REMERCIER TOUS LES COLLECTIONNEURS

QUI SE SONT ASSOCIES AVEC ENTHOUSIASME

A L’ ENQUETE DE LA TATE BRITAIN 

 

 

 

 

 

 
 

Jean-Honoré Fragonard, peintres des plaisirs

 

 

   

 

 

 

 

 

 

 

Ce billet a déjà été publié mais comme la saint-Valentin approche j’ai choisi de remettre en ligne, après l’avoir "allongé"

Jean-Honoré Fragonard le peintre des plaisirs de l’AMOUR. 

 

Jean-Honoré Fragonard

(5 avril 1732, Grasse22 août 1806, Paris)

  Peintre français

 

 

   

 

 

Biographie :

 Il est fils de François Fragonard, garçon gantier, et de Françoise Petit. Après le décès, à dix mois, de son petit frère Joseph, Jean Honoré restera enfant unique.

Jean Honoré Fragonard quitte sa ville natale à l’âge de six ans, pour s’installer avec sa famille à Paris, où se déroulera la plus grande partie de sa carrière. 

Les dispositions artistiques de Fragonard sont précoces et, après avoir  travaillé quelque temps avec Jean Siméon Chardin, il entre, à l’âge de 14 ans dans l’atelier de Boucher.

En 1752, il est lauréat du grand prix de peinture et entre à l’école royale des élèves protégés, dirigée par Carle Van Loo, puis part pour l’Académie de France à Rome.

 

 

Il se distingua d’abord dans le genre sérieux, et donna en 1765 son tableau de "Corésus et Callirhoé", qui fut justement admiré et qui le fit recevoir à l’Académie; mais désespérant d’atteindre au premier rang dans ce genre érotique, dans lequel il obtint le plus grand succès, il devint bientôt le peintre à la mode, et amassa une grande fortune que la Révolution française lui fit perdre. Il fut nommé l’un des conservateurs du Musée du Louvre par l’Assemblée nationale.

 

tableau mythologique "Corésus et Callirhoé" 

 

 

En 1805, Fragonard est expulsé du Louvre par décret impérial.Il s’installe alors chez son ami Veri, au Palais Royal. L’année suivante, il décède apparamment terrassé par une congestion cérébrale.

Il est inhumé dans l’ancien cimetière de Montmartre où sa tombe n’est plus visible.

La famille Fragonard comprenait de nombreux artistes :

– sa belle-soeur et élève, Marguerite Gérard, remarquable peintre intimiste,

– Marie-Anne Gérard, son épouse, miniaturiste charmante,

– Alexandre-Evariste Fragonard, son fils, et son petit-fils,

Théophile Fragonard, fils d’Alexandre,

– Son cousin, Honoré Fragonard, est un anatomiste célèbre dont les "écorchés" sont conservés dans le musée Fragonard,

à l’école nationale vétérinaire de Maison Alford.

 

 

 

Son oeuvre :

A l’instar de François Boucher,

 Fragonard est considéré comme le peintre de la frivolité, du Rococo, bien qu’il ait peint dans de nombreux autres registres :

 grands paysages inspirés de peintres hollandais,

 peintures religieuses ou mythologiques, notamment.

 

 

D’un trait virtuose, Fragonard savait montrer le tourbillonnement du monde par des gestes expressifs et gracieux ou des drapés pleins de vigueur. Fragonard est le dernier peintre d’une époque sur le déclin, ses scènes de genres seront bientôt rendues obsolètes par la dureté néo-classique de David, par la cruauté de la Révolution et celle de l’Empire.

 

 

 

Les scènes de genre de Fragonard sont volontiers putassières comme par exemple Les hasards heureux de l’escarpolette, fantasme d’un commanditaire libidineux (M. De Saint-Julien, receveur général des biens du clergé) qui donna à l’artiste des conseils de mise en scène :

« Je désirerais que vous peignissiez Madame sur une escarpolette qu’un évêque mettrait en branle. Vous me placerez de façon, moi, que je sois à portée de voir les jambes de cette belle enfant et mieux même, si vous voulez égayer votre tableau. »

 

 

 

Mais même ces scènes effectivement frivoles peuvent être lues à un niveau différent, on peut y voir percer, souvent, une inquiétude, un sentiment de fin de fête parfois (et cela rappelle Watteau ou encore le roman Point de lendemain par Vivant-Denon), ou encore une menace diffuse : les couples dans l’intimité, les belles qui s’épouillent, les endormies, tout ce petit monde de grâce et de sympathie est observé par un peintre qui nous rappelle que la jeunesse ne dure pas et que les moments de tendresse lascive sont fugaces et rares.

 

 

  
 
 
 
"Le verrou" 
 

Malgré les multiples analyses effectuées sur ce tableau, il n’y a pas eu une explication concise mais plusieurs éventualités quant à sa signification.
Le grand questionnement étant :

s’agit-il d’un viol ou d’une scène d’amour ?

 

 

 

"Les hasards heureux de l’escarpolette" 

1767 (81 x 65 cm)

The Wallace Collection, Londres 

Une mule rose s’envole et la jupe retroussée dévoile une jarretière : tels sont les hasards heureux que réserve l’escarpolette à l’amant trop curieux. Les statues elles-mêmes n’ont d’yeux que pour la belle. Elle surgit des profondeurs du feuillage comme Vénus du sein de l’onde. Elle flotte sur le nuage de sa robe de satin. Mais plus que le thème libertin de cette apparition polissonne, c’est le style de l’oeuvre qui est étonnant. La part importante laissée dans le tableau à la végétation permet à l’artiste de révèler tout son génie. L’équilibre des masses ondoyantes, la subtile recherche des coloris où se déploient toutes les nuances du bleu et du vert, sont les marques d’un métier qui saisit la moindre occasions de s’affirmer. Fragonard a beaucoup appris en Italie sur la couleur et le dessin. Il fut un excellent dessinateur.

 

   

 

"La poursuite"

1771 (31,8 x 21,5 cm)

The Frick Collection, New York

 fait partie de l’ensemble commandé par  la comtesse du Barry en 1771, mais ce tableau n’eut pas l’heur de lui plaire, pourtant au-delà de ces guirlandes de fleurs et de ces personnages semblables à des porcelaines de Saxe, il y a dans cette oeuvre une réelle majesté. Les arbres qui se tordent à l’arrière-plan, et qui occupent l’essentiel de la toile, ont quelque chose de grandiose. Ils ramènent à leur juste échelle les amants mignards qui font des grâces sur le devant de la scène. La splendeur de la nature s’élève fort au-dessus des égarements passagers du coeur et de l’esprit.

 

 

Les Progrès de l’amour dans le cœur d’une jeune fille

Ce projet fut commencé en 1771 à la suite d’une commande de Madame du Barry,

 la dernière maîtresse de

 Louis XV.

 Il consistait en quatre tableaux intitulés

La Poursuite,

La Surprise (ou La Rencontre),

 L’Amant couronné

et

La Lettre d’amour

 destinés à être installés au pavillon de Louvecienne dans le salon en cul-de-four. Mais quelques temps après l’installation, les tableaux furent rejetés car ils ne s’accordaient pas avec le style d’architecture néoclassique du Pavillon.  

Ainsi, Fragonard conserva tous les tableaux dans son atelier et les apporta avec lui quand il retourna à Grasse, sa ville natale. Il décida alors de les installer dans l’un des salons de la villa de son cousin, mais les murs restant encore vides après cette installation, Fragonard décida de peindre dix tableaux supplémentaires afin de meubler l’espace.

Cela fait au total quatorze tableaux que l’on peut diviser en trois groupes.

Six scènes d’amour :

La Poursuite

La Surprise ou La Rencontre

L’Amant couronné

La Lettre d’amour

L’Abandonnée

L’Amour triomphant  

Quatre allégories des amours :

L’Amour en sentinelle

L’Amour folie

L’Amour poursuivant une colombe

L’Amour assassin 

Quatre peintures décoratives.

 

  

Fragonard dans son siècle : 

 

 

auto-portrait ou

 le chantre de l’amour galant 

se représente avec un grand réalisme, sourire narquois, visage aux traits marqués.

 

 

 

Le XVIIIème siècle,

"siècle des Lumières",

 mais aussi siècle marqué par

 Louis XV, "le bien aimé"

et par sa favorite,

la Marquise de Pompadour, protectrice des Arts et des Lettres

siècle quelque peu libertin, siècle que j’adore, avec son style "rocaille" à ne pas assimiler au style rococco, beaucoup plus chargé,

 siècle ou les Arts décoratifs (voir album Arts décoratif )

ont "explosés",

 meubles en marqueterie, faënce, porcelaine, chinoiserie…. 

 

 

Toute l’Europe avait alors

 "le goût français"

tant notre raffinement était grand.

Les oeuvres de Fragonard

 reflètent parfaitement son époque

et le milieu dans lequel il évoluait.

 

 

"Travailler sur ce billet" a été un "régal", j’y revenais lorsque j’étais lasse de me battre, de cotoyer la maladie, la misère…

Passer quelques semaines avec les oeuvres de ce peintre cela a été comme boire du thé dans une tasse délicate en porcelaine de Chine.

Frivolité, légéreté, douceur de vivre, plaisir de tous les sens, délicieux mélange de culture et de plaisir, tel fut ce XVIIIème siècle que j’affectionne particuliérement.

 

 

   

UN ALBUM DE PHOTOS COMPLETE CE BILLET.

 

 

d’ Harmony

en ce 9 février va à mon amie

 Ghis

http://161258.spaces.live.com

 

 

 

 qui aime les anges et moi j’aime Ghis,

 pour son grand coeur et sa fidélité. 

 

 

 

 

 

 

 

     

 

 

 

 

 

 

 


AIX EN PROVENCE REND HOMMAGE A PAUL CEZANNE

 
 

 
 
 
 
 
 SUR LE SITE QUI LUI EST CONSACRE :
 
 
 

 

 

 

 

2006 : l’année Paul Cézanne

Aix-en-Provence, ville à laquelle Paul Cézanne était très attaché, dévoile au travers d’une ballade piétonne l’ensemble des lieux qui furent chers au coeur de l’artiste : le Jas de Bouffan, l’école municipale de peinture, le café "les 2 garçons", l’atelier des lauves etc.

C’est certainement l’une des plus intéressante façon de découvrir Aix-en-Provence.

Après 2h30 de promenade, c’est en voiture que nous découvrirons les paysages qui ont nourri l’inspiration de Cézanne; la Sainte-Victoire, la campagne aixoise, les bords de l’Arc … Aux travers de quelques sites peints par l’artiste.

CEZANNE et AIX-EN-PROVENCE

 

Sur les traces de sa vie

Paul Cézanne est sans doute l’un de ceux qui a le plus influencé sur l’Art du XX ème siècle. Matisse admire ses couleurs et Picasso développe les structure de compositions planes dans un style cubiste.

Cézanne admire, quant à lui, Eugène Delacroix, Gustave Courbet, Edouard Manet pour leurs tableaux considérés comme choquants par leurs contemporains. On lui doit près de 850 toiles dont 170 natures mortes et 333 paysages, une vingtaine de bouquets et autant de portraits.

Paul Cézanne

Il naît à Aix en Provence le 19 janvier 1839.

Ses parents s’unirent en 1844 à l’église Madeleine, date à laquelle Paul et sa soeur Marie (née en 1841) furent reconnus par leur père.

Maison natale
Eglise la Madeleine

Son père, Louis Auguste, s’est s’établi professionnellement à Aix en reprenant une chapellerie sur le Cours Mirabeau.

De 1844 à 1850, les Cezanne habitent dans la rue de la glacière.

La chapellerie
Rue de la glacière

En 1847, la banque Bargès, la seule d’Aix, fait faillite. Louis Auguste, le père de Paul Cézanne, s’associe avec le caissier Cabassol pour ouvrir l’année suivante leur propre banque.

En 1856, la Banque sera transférée de la rue des Cordeliers à la rue Boulegon.

Banque, rue des Cordeliers
Banque transférée rue Boulegon

De 1850 à 1870, les Cézanne ont élu domicile dans la rue Matheron. C’est ici que naît Rose Cezanne le 1 juin 1854.

A partir de 1870, les Cézanne s’installent dans le Domaine du Jas de Bouffan qui devint la demeure familiale. Elle est hélas inaccessible à la visite.

Domicile de la rue Matheron
Domaine du Jas de Bouffan
Domaine du Jas de Bouffan

Paul Cézanne entre à l’école de la rue des Epinaux à l’âge de 5 ans.

A 10 ans, il est demi-pensionnaire à l’école Saint Joseph. C’est ici, que Paul aurait appris les premiers rudiments du dessin d’un moine espagnol.

Il fréquente ensuite le collège Bourbon, aujourd’hui, lycée Mignet où il obtient en 1858 son baccalauréat avec mention assez bien. Il était un élève studieux, surtout en Sciences et littératures. Cette dernière matière lui inspira de nombreuses toiles. C’est dans ce collège qu’il forgea sa solide amitié avec Emile Zola, avec lequel il eu une correspondance durant toute sa vie.

 

 

 

Ecole Saint Joseph
Collège Bourbon

Le père de Cézanne, qui lui offrit ses premières boites de couleurs, désapprouvait la passion de son fils pour la peinture. Malgré tout, il lui donna avec réticence, l’autorisation de s’inscrire à l’école municipale de dessin et fit la sourde oreille à ses demandes d’étudier la peinture à Paris.

De 1858 à 1860, il s’inscrit à la faculté de Droit , pour faire plaisir à son père qu’il respectait et craignait. Ce père qui aurait aimé qu’il fasse une carrière dans la magistrature, ce qui aurait permis à la famille de rentrer dans la bourgeoisie aixoise.

Quoiqu’il en soit, la crainte éprouvée devant son père, il n’eut pas à attendre d’achever les 3 ans de droit. En 1861, il s’installa à Paris avec l’accord de ses parents. Découragé par son échec au concours d’entrée de l’Ecole des Beaux Arts, il retourne, en septembre de la même année, à Aix en Provence où son père le fera travailler à la banque.

Ecole municipale de dessin d’Aix
Faculté de Droit

C’est durant cette période qu’il peignit le premier tableau de son père, lisant le journal "l’évènement" (1866). Journal dans lequel, son ami Zola y écrivit un plaidoyer contre le refus du "Jury du Salon annuel de la peinture" de primer des toiles réalisées par les peintres réalistes et impressionnistes dont Cézanne.

Ce tableau est en quelque sorte, une manière pour le peintre, de se justifier aux yeux de son père après son échec au concours d’entrée des Beaux Arts et qu’il essaiera sans cesse de vaincre l’hostilité du Jury du Salon de peinture.

Portrait du père

Paul Cézanne fréquenta Hortense Fiquet. Durant la guerre de 1870, il séjourne avec elle entre le village de l’Estaque et la rue de Rome à Marseille (hors visite), à l’insu de son père.

Sa relation avec Hortense demeura secrète jusqu’en 1878, bien qu’il eut avec elle un fils en 1872. Durant cette période sa mère qui adore son petit fils, le soutien.

Son père découvre les preuves de sa relation avec Hortense et sa paternité en décachetant le courrier de Paul. Devant ses dénégations Louis Auguste commence par lui réduire sa pension plongeant Paul Cézanne dans une situation financière difficile.

Portrait d’Hortense
Portrait du fils

Cette situation ridicule se dénoue finalement le 28 avril 1886, lorsque Paul épouse Hortense à l’église Saint-Jean-Baptiste du Faubourg d’Aix en Provence. Mais quand il épousa Hortense, Cézanne ne l’aimait plus.

Eglise Saint Jean Baptiste

Son père meurt la même année, en octobre, lui laissant une petite fortune. Paul lui sera reconnaissant de lui léguer les moyens de se consacrer à la peinture sans se préoccuper des soucis matériels.

En 1891, il s’installe au Jas de Bouffan avec sa mère, alors qu’il loge sa femme à Aix dans la rue de la monnaie.

En 1895, la mère de Cézanne s’installe dans un appartement sur le Cours Mirabeau. De juin à septembre 1897, Paul rend visite à sa mère tous les soirs et c’est ici qu’elle décède le 25 octobre 1897. Celle qui lui apporta toute sa vie son soutien indéfectible disparaît. Il en fut très affecté et c’est sa soeur Marie qui s’occupa de lui et de son intendance. Les obsèques auront lieu à l’église Saint Jean de Malte, le 27 octobre 1897.

Appartement d’Hortense
Appartement de la mère de Cézanne
Eglise Saint Jean de Malte
Portrait de la soeur et de la mère
En 1899, Paul vend le Domaine du Jas de Bouffan et il emménage dans le centre d’Aix, rue dans laquelle son père avait crée la banque. Il y fit son atelier au dernier étage.
Atelier rue Boulegon

Réinstallé dans le centre d’Aix, Cézanne prendra plaisir à aller passer un moment à bavarder en bonne compagnie au Café Clément ou au café "Les 2 garçons". Le sculpteur Philippe Solari, le chroniqueur aixois Numa Coste, le poète Léo Larquier , le pharmacien Capdeville, le bâtonnier Fernand Bouteille…

Café Clément
Les 2 garçons

En 1901, il achète un terrain dans la campagne aixoise, bordé par le canal du Verdon. Cezanne disait de ce lieu : "C’est mon atelier hors mur". De ce terrain il avait une vue dégagée sur Aix et ses environs, jusqu’à la colline Sainte Victoire son sujet favori.

L’atelier des lauves
L’atelier des lauves

Paul Cézanne décède le 22 octobre 1906 à la suite d’une pleurésie, dans sa maison du 23 rue Boulegon.

Ses obsèques auront lieu le 24 octobre 1906 au sein de la Cathédrale Saint Sauveur.

Il repose au cimetière d’Aix en Provence. De sa tombe on peut apercevoir entre les pierres tombales, se profiler la colline de la Sainte Victoire.

Saint Sauveur
Cimetière

                         

Sur les traces de ses peintures

"Faire un tableau, c’est composer" disait-il.

La nature morte était son domaine par excellence. Pour lui, elle se prête à la mise en ordre réfléchie, alors que le visage d’un modèle change d’expression et qu’un paysage se modifie alors que le soleil tourne. Les objet gardent la place et l’attitude qu’on leur attribue dans la lumière de l’atelier. Les fruits sont périssables, c’est ce qui explique sa préférence pour les pommes (100 toiles) et les poires (75 toiles). Par contre dans ses tableaux à personnages, il raconte des histoires; les ivrognes, la lutte d’amour, l’éternel féminin.

Balader autour d’Aix en Provence et visiter quelques sites peints par l’artiste, est certainement le meilleur moyen de s’imprégner du contexte qui permis à Cézanne d’exprimer son talent. La montagne Sainte Victoire, les bords de l’Arc et la campagne environnante sont autant d’endroits familiers qui ont nourri l’inspiration du peintre.

Les lauves

En installant son chevalet à 2 kms de son atelier des lauves, Cézanne choisit le point de vue le plus élevé par rapport à la Sainte Victoire. Il y réalisera entre 1901 et 1906, onze huiles sur toile et dix-sept aquarelles, aujourd’hui conservées dans les plus prestigieux musées du monde.

La Sainte Victoire vue des Lauves
La Sainte Victoire vue des Lauves

Les bords de l’Arc

Le 14 août 1906, Cézanne écrit à son fils : " j’attends quatre heures, la voiture viendra me chercher et me conduira à la rivière au pont des Trois Sautets. Là, il y a plus de fraîcheur; hier j’y ai été très bien, j’ai commencé une aquarelle dans le genre de celles que je faisais à Fontainebleau, elle me parait plus lumineuse, le tout est de mettre le plus de rapport possible ".

Le pont des trois Sautets
Le pont des trois Sautets

Le château noir

A partir de 1887, Cézanne va peindre au Tholonet et loue à Château Noir, vaste maison moderne qui n’a de noir que le nom. Il retrouve là les paysages de sa jeunesse insouciante, quand avec ses amis il prenait le petit sentier qui passe derrière Château Noir, traversant sur le plateau le domaine du Paradou (dont Zola a repris le nom dans La faute de l’abbé Mouret), pour redescendre ensuite vers la vallée de l’Infernet.

Le château noir
Le château noir

La carrière de Bibémus

Dès novembre 1895, Cézanne loue un cabanon, travaillant à des paysages et sur le motif de la carrière de Bibémus. La toile est un somptueux camaïeu d’oranges, d’ocres, de rouges, de vermillon, à l’exception du ciel étroit et de quelques pins malingres. La profondeur est obtenue presque entièrement par la couleur, démonstration de la validité de son projet de rendre la perspective uniquement par la couleur.

Les carrières de Bibémus
Les carrières de Bibémus

Bellevue

En décembre 1886, la soeur de Cézanne, Rose, achète cette propriété. En 1889, Renoir rejoint Cézanne à Aix et loue Bellevue à son beau frère. Le peintre y réalisera 11 huiles et 2 aquarelles.

La Sainte Victoire au grand pin
La Sainte Victoire au grand pin

 

création de Sab, merci