La critique est aisée mais l'Art est difficile

Histoire d’hier et d’aujourdhui, la petite et la grande

Un 14 juillet 1789 « débonnaire », enfin presque…

 

 

   

Le  mot d’Harmony

 
« Vous connaissez les faits par coeur alors pas d’apologie de cette sanglante révolution. 

Par contre je vais vous parler du calendrier républicain 

et vous montrer quelques photos humoristiques ».

 

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
« La marmite épuratoire des Jacobins » :
 
armé d’une écumoire, le cuisinier Robespierre,  coiffé d’un bonnet phrygien, examine à la loupe,
 Danton, Desmoulins et autres, qui sont dans la marmite.
  
 
 
 » Encrier d’époque républicaine »  :
 
 le bonnet phrygien écrasant le clergé.
 
 
 
 « Le père Duschene » 
 
 
 
est un personnage fictif,  le pseudonyme du directeur et rédacteur du journal : Hébert. 
  
 
 
 
 
 
 
 
C’est le journal le plus populaire sous la révolution
 
 
 
Hébert 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Le personnage du père Duchesne, est le représentant type de l’homme du peuple, grossier,
 qui dénonce les abus et les injustices.
 

« Coquin filou peureux nom de dieu

vous m’appeler canaille.

Dès que j’ouvre les yeux nom de dieu

jusqu’au soir je travaille sans dieux.

Et je me couche sur la paille nom de dieu. »

 

 

En réponse à la déchristianisation,

on propose de mettre en place des fêtes

 placées sous les auspices de l’Etre suprême.

Ce culte venait des philosophes déistes

 et risquait de mettre en place une religion d’Etat.

Le 7 mai 1794, 18 Floréal an II, Robespierre fait décréter que

 

« le peuple français reconnait l’existence de l’Etre suprême

et de l’immortalité de l’âme ».

 

Il institue une série de fêtes célébrant ce nouveau culte.

 David (le peintre), prépare la cérémonie qui eu lieu le 8 juin 1794,

 20 Prairial an II, et que Robespierre présida. 

Paris était décoré de guirlandes de fleurs et de feuillages.

Les différentes sections citoyennes, en robe blanche,

citoyens portant des branches de chênes

 et enfants portants des corbeilles de fleurs,

convergent vers les Tuileries, ou Robespierre

fait un sermon auquel succède un hymne au Père de l’Univers. 

Puis tout le monde se rend en procession au Champ-de-Mars,

ou avait été érigé une montagne symbolique,

 constituée de tombeaux, pyramides et temples grecs.         

 

 

Détail d’un éventail montrant Robespierre brûlant l’athéisme

et le fanatisme et dévoilant la vérité.

 

 

  

Mascarade religieuse 

 

  

 

Le calendrier républicain 

 

 

Messidor : la moissonneuse assoupie 

         

Une nouvelle ère avait commencé le 22 septembre 1792

 lors de la proclamation de la République.

Les années débutaient maintenant le 22 septembre

et étaient divisées en 12 mois de 30 jours 

eux même subdivisés en trois décades.

 

UN FEU D ARTIFICE RIEN  QUE POUR VOUS

 

                    

  

  

 

 

 par l’amie Illy

http://illyrialangelus.eklablog.com

 

 

 

  

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Villa Ephrussi de Rothschild : rêve de Renaissance

 

 

Villa Ephrussi de Rothschild

ou

"le caprice d’une baronne"

 

Construit sur le sommet du Cap Ferret, à Saint-Jean-Cap-Ferrat,

haut lieu de villégiature très à la mode des plus importantes fortunes d’Europe,

la "villa" est un des plus beaux palais de style Renaissance inspirées

des plus somptueux palais italien  de Florence et de Venise 

La baronne Béatrice Ephrussi de Rothschild (1864-1934) le fait édifier entre 1905 et 1912,

 c’est une vraie gageure ! Le cap n’est alors qu’une terre hostile peuplée de quelques moutons.

 Qu’importe, la baronne Ephrussi est une femme de caractère !  

 Elle est la fille du baron Alphonse de Rothschild,

(considéré comme le plus grand collectionneur de la famille,

elle héritera de lui son amour de l’Italie et des arts)

 le 5 juin 1833 elle épouse le banquier milliardaire, juif russe, Maurice Ephrussi.  

Le couple est passionné d’architecture, de nature, d’art et collectionne les somptueuses demeures,

 et les objets les plus inestimables.

La baronne mène un train de vie de reine de France à la Marie-Antoinette.

Béatrice Ephrussi de Rothschild, grande voyageuse,

 effectue un tour du monde et fait appel aux plus illustres marchands d’art de l’époque

 

 

Dans la chambre de la baronne

 

   

 pour meubler sa villa et trouver les pièces multiculturelles les plus belles

et les plus éclectiques pour ses collections, sur le thème de sa couleur favorite, le rose.

   

 

 

La "villa palais" posséde 

 

 

L’entrée se fait par le majestueux patio aux colonnes de marbre rose et

aux galeries de voûtes hispano-mauresques, bordées de balcons.

C’est ici que le mobilier et les œuvres d’art de la fin du Moyen-Age et

 du début de la Renaissance sont exposés

 

 

 salons Louis XV, salon Louis XVI, salon des singeries, salon Fragonard,

tableaux de maître, peintures du XVIIIe siècle,

 

  

 plafonds peints,  

 boiseries,  tapisseries d’Aubusson, tapisseries de Beauvais,

 importantes collections de fines porcelaines.

 

 

 

 

La villa surplombe la Méditerranée comme un navire,

 

 

elle est entourée de neuf jardins à thèmes :

 

  

Jardin à la française  (du temps de la baronne)

 

 

 

  

jardins espagnol,  

 jardin florentin, jardin japonais, jardin de Sèvres,  

 jardin provençal, jardin exotique, jardin lapidaire

 

 

 

 

 

 

Roseraie (100 variétés de roses dont l’une porte aujourd’hui le nom de la Baronne).

 

 

-Zoo : perruches, singes, mangoustes, gazelles, antilopes, flamant roses

 

Vestiges archéologiques,

 

 patios, pergola,

 

 

  

cascades

 

 

 

 

 bassins,

 

 

 

  

 palmiersparterres fleuris,

 jacinthes d’eau, papyrus géants, bambous

 

 

 

La baronne

 

 

 La Baronne Ephrussi est plutôt fantasque,

aime à faire du rose la couleur dominante de la villa,

à convier ses amis à des réceptions rappelant les fastes de la cour de Marie-Antoinette,

 et à faire de sa maison un véritable zoo exotique avec ses compagnons favoris :

 perruches, singes, mangoustes, gazelles, antilopes, flamands roses… 

Avec l’art, le jeu est l’autre passion de la baronne.

Nous sommes à la Belle Epoque.

 Non loin du cap Ferrat, Monaco mène grand train ! La baronne s’y rend dès qu’elle le peut ! 

 Béatrice Ephrussi partage son temps entre le Casino et l’Hôtel de Paris.

Deux lieux luxueux entièrement destinés aux joueurs.

Les têtes couronnées du monde entier y font escale régulièrement pour « vibrer »

 avant de rejoindre pour certains leurs propriétés sur la Côte d’Azur. 

 

 

  

Collection porcelaine

Grâce aux marchands et experts dont elle a su se faire des amis,

 la Baronne Ephrussi de Rothschild prospecte à travers le monde entier.

Elle fait de sa villa une demeure de collectionneur épris d’éclectisme, où porcelaines,

 tableaux de maître et pièces de mobilier se côtoient dans un souci permanent d’harmonie.

 


Mobiliers, tableaux et porcelaines

 

 

Les salons et appartements privés de la villa présentent dans l’atmosphère d’une demeure habitée,

 les œuvres d’art que Béatrice Ephrussi de Rothschild a rassemblées tout au long de sa vie,

 témoignant de son goût pour l’art et les voyages.  

Les salons Louis XV et Louis XVI situés au rez-de-chaussée,

 recèlent de remarquables pièces de mobilier et des tableaux du XVIIIe siècle,

ainsi qu’une fabuleuse collection de porcelaines. 

 

 

Les collections du 1er étage 

Le premier étage de la villa présente les collections les plus délicates de la Baronne Ephrussi.

 mais aussi le salon des singeries ou celui

 

  

consacré à Fragonard en constituent les fleurons.

 

 

 

C’est un joyau de style Renaissance italienne blotti dans un écrin de verdure.

En 1934 la baronne s’éteind à l’âge de 75 ans et lègue par testament villa,

propriété et riches collections à l’Académie des Beaux Arts de l’Institut de France

pour l’ouvrir au public et en faire un musée aux allures de salon.

Pari réussi ! A l’intérieur de la maison, des milliers d’objets de valeur.. 

Avec une nette prédilection pour le XVIIIe siècle, tous les genres sont représentés :

tapis royaux de la Savonnerie, tapisseries de Beauvais, porcelaines de Sèvres, de Saxe et de Meissen,

 lavis de Fragonard, œuvres de François Boucher, plafonds de Coypel,

meubles estampillés des plus grands ébénistes des XVIIe et XVIIIe siècles.

Si l’on ajoute à cela un salon d’art d’Extrême-Orient,

avec des portes du XVIIIe siècle provenant du Palais impérial de Pékin,

on saisira toute la richesse et l’exubérance d’un lieu totalement soumis

 à l’inspiration du collectionneur et qui, par là même, suscite étonnement, admiration et curiosité.

  http://www.academie-des-beaux-arts.fr/fondations/

 

 

La Baronne n’est pas la seule à avoir investi le littoral !

 Son principal rival est le Roi des Belges, Léopold II, un autre amoureux du cap Ferrat !  

Autre « folie », de la côte d’azur :

 la villa Kérylos,

propriété de l’Institut de France.

 C’est Théodore Reinach, cousin par alliance de la baronne Ephrussi, qui l’a fait construire,

sur le modèle d’une des deux maisons grecques du 5ème siècle avant Jésus Christ

 retrouvées lors de fouilles sur l’Ile de Délos.

 Théodore était un amoureux de la Grèce.

 Chez lui, tout est grec ! Mobilier, mosaïques, statues, vous la visiterez dans un prochain billet.

 

 

  
 

 

 

     

 

Sources : Hervé ARDUIN, Wikipédia, Cultures Espaces/ Mugnier-Pollet…

 

 

 

 

 

 

 

 

 

   

 

 


Présentation d’un cycle à l’occasion du 60 éme festival de Cannes

 

  

 

 

" Besoin d’évasion, de détente entre la rédaction de quelques billets douloureux,

 j’ai profité du 60ème festuval de Cannes,

 pour me promener dans l’histoire, le 7 ème Art, les Arts, l’Antiquité…..

et  à la rencontre de People

 (les deux billets étaient prêts depuis un certain temps,

 pour une publication sur Main dans la main,

mais le festival de Cannes attirant les stars, j’ai décidé de les publier sur LES ARTS.) 

Vous êtes tous invités à l’hôtel MARTINEZ, merci de ne pas vider le mini bar!" 

 

LES ARTS 

et

Harmony

  vous proposent un petit cycle, comprenant :

 

 

– Histoire de la ville de Cannes

– Le 60 ème festival de Cannes

– Le cow boy mythique : John Wayne aurait 100 ans

– L’ hôtel Martinez

– Les" écolos stars"

– 10 people engagés

– La villa Kérylos : maison d’un expert et d’un amoureux de la Grèce antique

– La villa Ephrussi de Rotchschild : "folie" Renaissance d’une baronne richissime

– Les palaces de la moitié du XIXe siècle, début XXe siécle

– Les îles de Lérins et l’abbaye saint Honorat

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  

 


Histoire de l’évolution de la ville de Cannes

 

 

Histoire de Cannes

 

 

Cannes au début du XIXème siècle: seul le Mont Chevalier et ses environs sont habités.

Le nom de Cannes vient probablément de la racine indo-européenne Kan qui veut dire sommet.

 Le nom Suquet signifie également sommet en Provencal.

 

Aux environs de 150 avant JC

le site de Cannes est habité par la tribu Celto-Ligure des Oxybiens.

 Ceux-ci essaient de chasser les colons Grecs et Phocéens qui se sont établis à Nice (Nikaia)

 et Antibes (Antipolis).

 Ces deux cités appellent alors les Romains à leur secours.

Les Romains vainquent les Oxybiens et transforment la cité établie sur le site de Cannes

 en comptoir de Rome sous la tutelle des Phocéens de Marseille.

 

 

 


A la fin de l’
Empire Romain

Cannes subit les invasions Barbares.

 

 Monastère de Lérins
 

 

 

Fondé au 5e siècle par Saint Honorat, qui se retire sur l’île vers 410.
  

 
Avant l’an mil

 le territoire de Cannes appartenait aux Comtes d’Antibes.

En 990 le second fils de Rodoard Comte d’Antibes se fait moine

à l’Abbaye de Lérins et le Comte fait don à l’Abbaye des territoires de La Napoule,

Valbonne, Mougins, Biot ainsi que du village de Cannes.

 

 

Abbaye de l’ile saint-honorat, l’un des rares vestiges de l’architecture militaires et religieuse

du XIème siècle 
 

 

 

A partir de là et jusqu’à la Révolution Francaise

 l’Abbaye de Lérins a été le Suzerain de la ville de Cannes.

 Ceci se traduisait par de nombreuses redevances et charges que les habitants

 avaient à verser à l’Abbaye.

Une redevance était trés mal acceptée, celle des droits sur la peche que réclamaient les moines.

 Les Cannois réclamaient la liberté de la mer.

 

 
La ville subit des invasions régulières

 de Sarrazins qui opèrent des razzias à partir de leur base

 de La Garde-Freinet (Fraixinet).

 

Plus tard la région est régulièrement traversée par des troupes de soldats

qui vont guerroyer en Italie, en France ou en Espagne.

 
Jusqu’à la fin du XVème siècle

 Cannes fait partie du Comté de Provence.

 

 En 1480

 

 

 à la mort du Roi

René d’Anjou (dit Le Bon) la Provence revient à son neveu Charles du Maine.

 Le Duc de Lorraine conteste cette succession et le Roi de France Louis XI règle la situation

en dédommageant le Duc de Lorraine et en obtenant la succession de Charles du Maine.

 

A la mort de celui-ci la

La Provence et donc Cannes sont définitivement rattachées à la France.

 

 

 

Au milieu du XVIème siècle

prés de 4000 habitants vivent sur le site de Cannes

 

  

mais en 1580 la Grande Peste de Provence emporte prés de la moitié de la population.

 

Ce n’est que vers 1720

que Cannes atteint les 5000 habitants.

La région est alors victime de la Guerre de Succession d’Autriche et est envahie

et dévastée en 1746,

 de nombreuses familles émigrent vers d’autres régions et pays.

 

 

 

A la fin du XVIIIème siècle

 des hivers rigoureux et le prix élevé du pain

entraînent la colère des villageois qui deviennent menaçants.

Le commerce maritime favorise la vie économique du village, mais la mer,

qui déborde de son lit, menace les demeures des habitants.


Le mécontentement des Cannois se prolonge,

 ils réclament des réductions fiscales et l’égalité devant la justice.
 

Au moment de la Révolution Francaise

 Cannes n’a plus que 3000 habitants.

 

 

 

En 1838

les travaux d’aménagement d’une jetée débutent à Cannes.

C’est une grande fête et une grande joie pour toute la communauté;

 des commerces et de nouvelles maisons apparaissent.

 

 Au moment où les touristes étrangers arrivent la ville atteint tout juste

une population de 5000 ames.


Avant l’arrivée des Anglais la campagne autour de Cannes n’est pas riche,

en effet l’irrigation est quasi inexistante pour un climat trés sec.

La base de l’alimentation des habitants se compose de poissons, de fromages de chèvre,

d’oignons, d’olives et de pois chiches ainsi que de quelques fruits.

 
L’installation de

Lord Brougham et de ses amis Anglais

 

Lord Brougham  

 va alors révolutionner la vie des Cannois

 qui de pécheurs et artisans deviennent des prestataires de services pour les touristes fortunés

qui s’établissent de plus en plus nombreux sur le site.

 Bientot, en 1838, un port est construit, il accueille rapidement yachts et bateaux de loisirs.

En 1850 la ville atteint à nouveau les 5000 habitants, puis 10000 en 1870.

 Elle n’a cessé de croitre depuis lors.

 

 

 

Le début du XXème

 accueille de nouveaux palaces de rêve comme le Miramar, le Martinez…

de superbes villas…

 

La Malmaison

 

 

Ce bâtiment est le seul qui subsiste aujourd’hui de l’ensemble de l’ancien Grand Hôtel,
 construit à partir de 1863 sur les plans des architectes Vianey et Blondel.
 Le pavillon faisait office de salon de jeu et de salon de thé de l’établissement.
 Habité jusqu’à la fin des années 1950, le Grand Hôtel fut démoli et reconstruit en 1963.
La Malmaison entre en janvier 1993 dans le patrimoine de la Ville de Cannes,
 qui consacre son rez-de-chaussée à des expositions temporaires d’art contemporain.
 
 
 
 

Villa Rothschild et ses jardins, anciennement villa Marie-Thérèse.

 

 

La villa et son parc sont classés à l’inventaire des monuments historiques.

Edifiée en 1881 pour la baronne James de Rothschild,

c’est la plus importante réalisation privée de Charles Baron et

l’un des plus beaux exemples de la villégiature à Cannes au 19e siècle :

 composition pyramidale et symétrique, rotonde à colonnes de marbre rose,

jardin d’hiver en verre et métal, vaste parc planté d’essences exotiques.

Son architecture éclectique mêle des élèments classiques, palladiens, renaissants et baroques. 

 Après son occupation durant la Seconde Guerre mondiale,

 la villa est acquise par la Ville en 1947.

 

 

 

 La ville se modernise avec la construction du Palais des Sports, l’installation de tramways,

 l’ouverture de bureaux de poste, l’apparition d’établissements scolaires, etc…

Tous ces beaux projets ne sont possible qu’après la terrible guerre de 14-18

qui transforme Cannes en un gigantesque hôpital.

 

 

 

 En 1921

les Francais Américains et Anglais se réunissent pour discuter de

 

  

 la Conférence de Paix à l’

Hotel Carlton.

 
Puis la vie de fete et de luxe reprend pendant la période de l’entre-deux guerres,

 Cannes est fréquenté par les Rois et les célébrités mondaines

 

 comme l’Aga Khan et son épouse la Bégum,

 le Duc de Windsor (ex Edouard VII d’Angleterre), le Shah de Perse, d’anciens Princes Russes,

les Rothschild, André Citroen et bien d’autres encore.

Pour autant, signe de l’évolution du Monde,

la clientèle Britannique et Allemande diminue

 au profit des Américains qui sont de plus en plus nombreux.

 En même temps le tourisme estival devient plus important

alors que le tourisme hivernal perd de son importance.

 

 

 


C’est à la fin de la Seconde Guerre Mondiale

 

qu’est créé le Festival de Cannes

 qui contribue encore plus à la renommée de la ville.

 

CANNES AU XXIème siècle 

 

 
Blason de la ville 
 

Région Provence-Alpes-Côte d’Azur
Département Alpes-Maritimes
Arrondissement Grasse
Cantons chef-lieu de 2 cantons
(1 commune, 50 474 habitants)
Nom des habitants Cannois
Population totale (1999) 68 214 habitants
sans doubles comptes (1999) 67 304 habitants
Unité urbaine (1999) Nice
Aire urbaine (1999) Nice
Intercommunalité (2004) aucune
Superficie 1 962 ha

Cannes (en provençal Cano/Canas)

 

La principale ressource de Cannes est le tourisme, hôtels et magasins de luxe y sont nombreux.

Le bord de mer, avec son célèbre boulevard de la Croisette, 

est un de ses importants atouts touristiques, ainsi que les îles de Lérins avec son abbaye.

au large de la côte, qui font partie de la commune.

 

 

 

CANNES : la légende  

La ville de Cannes s’étale autour d’une baie paradisiaque.

 D’après la légende, lors de la genèse du monde,

 Dieu y aurait fait une halte d’une journée entière,

s’attachant à en réaliser les moindres détails pour qu’elle soit parfaite.

 La promenade de la Croisette est donc semblable à un ruban magique le long de la baie,

 sur trois kilomètres…

 à une superbe ellipse de palmiers verdoyants et de plages de sable doré

longeant une mer bleu azur…

 elle ferait rougir de honte les plus belles oasis sahariennes.

Le bord de mer est parsemé de centaines de chaises bleues

qui pourraient paraître innocemment abandonnées.

 Elles sont en fait judicieusement disposées face à l’océan, comme une invitation au rêve.

 Tournant le dos au large et à la présence mystérieuse des îles de Lérins,

 regardant vers la ville, chaque soir, le promeneur peut deviner le Massif de l’Esterel,

 telle une ombre séculaire planant au-dessus de Cannes,

enflammée par les rayons d’un soleil rouge…

 un court instant, l’impression fugitive d’une seconde d’éternité.

 Autour de soi, plus rien n’existe, sommes-nous à Cannes ou au Paradis ? 

                                                                            

                                                                                                                   Sources diverses

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 


Madame Récamier

 

 

 

 

 

 

Dans l’aile Richelieu du Musée du Louvre:
 
 La chambre de Madame Récamier

  

 

 

 

Le mobilier a été conçu par l’architecte Louis Berthault en 1798.

 Le lit en bois d’acajou,

 

 

 

rehaussé de décors en bronze doré était une nouveauté pour l’époque.

 

"un somptueux voyage dans les drapés antiques de la soie aux couleurs chaudes garnissant les murs parés de tableaux et de miroirs, les meubles de l’ébéniste Jacob annoncent les prémices du style Empire."

 

 

 

 

 

Le lit Récamier devint aussi célèbre que la "belle dormeuse" qui y reposait. 

 

 

 

 Madame Récamier

 

 


 
 
 
Madame Récamier, peinte par David, sur le lit qui porte son nom
 
 
Juliette ou Julie Récamier
 
 de son nom complet : Jeanne Françoise Julie Adélaïde Bernard,
 
dite
 
 Madame Récamier
 
 4 décembre 1777 à Lyon – 11 mai 1849 à Paris
 
femme d’esprit et Merveilleuse du Directoire.

Elle était fille d’un employé supérieur des postes,

 qui fut destitué sous le Consulat comme suspect de connivence avec les royalistes.

Mariée à un riche banquier de Paris, M. Récamier,

elle ouvrit un salon qui devint bientôt le rendez-vous

 d’une société choisie, mais qui ne tarda pas à exciter les ombrages du pouvoir.

La beauté et le charme de Madame Récamier, épouse d’un riche banquier,

 lui suscitèrent une foule d’admirateurs.

 Elle fut l’une des premières à se meubler en style « étrusque »

 et à s’habiller « à la grecque », sous le Directoire,

 et joua de ce fait un rôle non négligeable dans la diffusion du goût pour

 l’Antique qui allait prévaloir sous l’Empire.

Amie de Madame de Staël et de Chateaubriand,

elle fut une figure clé de l’opposition au régime de Napoléon,

 et son salon avait un rôle non négligeable dans la vie politique et intellectuelle

 de l’époque.

Elle finit par être éloignée de Paris par la police impériale,

 et elle séjourna quelque temps à Lyon,

 où elle se lia avec Camille Jordan et Ballanche, puis visita l’Italie,

et ne put revoir la France qu’après la chute de l’Empire.

Éprouvée par de grands revers de fortune,

 elle alla s’ensevelir en 1819 à l’Abbaye-aux-Bois à Paris.

Elle n’en fut pas moins recherchée du monde qu’elle fuyait,

 et vit sa retraite fréquentée par toutes les célébrités,

Chateaubriand, l’un des plus assidus, resta jusqu’à la mort son ami le plus intime.

D’une beauté incomparable, qu’elle eut le privilège de conserver fort tard,

 et à laquelle se joignaient tous les dons de l’esprit et du cœur,

Mme Récamier fut entourée d’adorateurs;

 mais, se contentant de plaire, elle sut se préserver de toute faiblesse.

Elle avait rédigé d’intéressants mémoires, mais en mourant elle ordonna de les détruire.

 Elle a laissé un grand nombre de lettres, dont une partie a été publié en 1859

 par Mme Ch. Lenormant, sa nièce,

 sous le titre de

 Souvenirs et Correspondance de Mme Récamier.

 

 

 

 

Madame Récamier peinte par Gérard

 

 

MADAME RECAMIER ET CHATEAUBRIAND 

 

 

Les années passant, elle se lie de plus en plus avec Chateaubriand, celui qu’elle aime et admire, celui à qui elle apporte tendresse et fidélité, celui qui devient le Centre et le Dieu de l’Abbaye aux Bois, celui qui l’aime mais la fait souffrir au point qu’elle se sauve à Rome d’où elle finit pourtant par revenir, celui qui lui propose en 1846 de l’épouser mais auquel elle refuse délicatement.

 

 

 

 

Madame Récamier peinte par Ingres